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C’est quoi réussir dans la vie ?

Je pense que tu seras d’accord avec moi si je te dit qu’on considère souvent que réussir dans la vie c’est souvent lié à gagner beaucoup d’argent ou avoir réussi à se faire un nom quelque part .

Tu t’es déjà dit ça ?

Aujourd’hui j’avais envie d’en parler un peu parce que j’ai récemment été interrogée sur le sujet lors d’un petit colloque et les réactions des gens m’ont beaucoup étonnée.

Alors, comment considérer qu’on a réussi sa vie (et pas seulement sa vie professionnelle) ? Voilà en quelques points ce qui me semble important pour arrêter de se sentir comme un(e) raté(e) alors que notre réussite personnelle est à portée de main.

C'est quoi réussir dans la vie ? Quelques pistes pour provoquer la réussite et se sentir capable de réussir ! 💁✨Click to Tweet

La petite histoire

Il y a quelques mois, j’ai fait une petite escapade de 4 jours à Amsterdam chez une amie qui s’est installée là bas.

C’est une série de petits événements rigolos qui m’ont conduit à ce mini séjour, j’adore quand la vie prend des tournants inattendus à la suite d’une contrariété.

Vois tu, je traquais depuis des mois mon nouveau groupe préféré sur les réseaux sociaux pour ne pas rater leur prochain concert à Paris. Ca n’a pourtant pas manqué et quand j’ai constaté que leur seule date était complète j’ai d’abord boudé dans mon coin. Puis j’ai constaté que leur concert à Amsterdam était carrément accessible et je me suis dit “fuck it c’est noël ce sera mon cadeau”, j’ai acheté des places, réservé le Thalys pour dans 4 mois. Et puis c’était une super occasion pour aller voir mon amie Géraldine alors j’ai foncé. Hop hop la petite contrariété qui se transforme en super séjour !

Mais je m’égare tu es là pour connaître la recette magique pour réussir dans la vie et moi je te raconte ma vie haha !

Non, j’ai commencé par ça pour dire que parfois on se sent bloqué, frustré, agacé et qu’il faut juste essayer de voir les choses autrement (quand on le peut bien entendu, le budget Thalys en plus c’était ça qui pouvait bloquer). Je commence à essayer de faire une habitude après une grosse déconvenue ou contrariété de trouver une solution pour transformer le citron en limonade ou la citrouille en carrosse. Pour faire d’un raté une petite réussite.

Mais revenons en à cette histoire de réussite qui commence un petit matin sous le soleil d’Amsterdam.

Moi qui ne suis ni très matinale, ni très sportive, me voilà perchée sur un vélo derrière celui de Géraldine (qui maîtrise comme un chef) en direction d’un joli bureau lumineux où un petit groupe de blogueuses basées à Amsterdam se sont rassemblées pour discuter de leur business en ligne, leur blog, leurs réseaux sociaux et tout le tintouin. On est un peu perdues, en retard, et je commence à flipper de mon anglais avec mes neurones pas encore bien alignés alors que je suis là pour répondre à leurs questions. Comment je vais éclairer leurs lanternes avec mes allumettes mouillées ?

Et puis sans que j’ai le temps de réfléchir, ça commence et j’ai encore une moitié de croissant dans la bouche que la première question est posée : “Comment avoir du succès”.

Ça fuse de partout, “il vous faut absolument un facebook pixel” “vous devez contacter des grands magazines” “demandez des shoutout sur instagram”. Je suis un peu médusée…

Et là…

On se tourne vers moi et on me demande ce que j’en pense.

Ce à quoi je réponds : “Mais avant de parler de tout ça c’est quoi pour vous avoir du succès ? C’est quoi pour vous réussir dans la vie ? C’est quoi votre but dans la vie avec votre travail ? Est-ce que c’est pas plutôt en ayant atteint ce but que vous pourrez vous dire que vous avez réussi ? Le succès c’est pas plutôt votre propre succès ?”.

Un ange est passé brièvement, j’ai eu l’impression d’avoir pété l’ambiance… Mais rapidement j’ai vu quelques lumières s’allumer dans le regard de mes interlocutrices et on a commencé à parler de ça. Je leur ai alors raconté ce que c’était pour moi de réussir ma vie et comment ça n’était absolument pas une question de “succès apparent”.

A quoi je sais que je réussis dans la vie ?

Quand j’ai travaillé chez l’Oréal, j’ai assez vite compris ce que je ne voulais pas dans la vie : sacrifier mon temps libre et mes relations avec mes proches. Je voulais du temps pour vivre, aller au cinéma, avoir des hobbies, quitte à gagner moins d’argent. Et je suis partie.

Puis quand mon blog a commencé à bien marcher j’ai ajouté une petite ligne : je ne veux pas me forcer à faire la bonne femme sandwich et parler de produits et services en permanence. Je veux garder une liberté de ton. Quitte à gagner moins d’argent (et ça paie bien croyez moi). J’ai arrêté de travailler avec ma régie pub.

Pour moi réussir dans ma vie ce n’est pas être connue dans une microsphère, ni gagner beaucoup d’argent : c’est gagner suffisamment ma vie pour vivre à Paris en faisant une travail que j’aime, et avoir du temps libre pour mes projets persos et ma vie sociale. Si j’avais pu le faire de façon parfaitement anonyme je l’aurais fait.

Regarde :

Je vois par exemple pas mal de gens très connus (ou juste un peu connus ça suffit) qui ont une vie qui ne me fait pas envie du tout (et je sais bien ce qui se cache derrière les comptes instagram de façade).

Et j’en vois d’autres pas très connus, qui font leur petite vie et qui (je trouve) se débrouillent beaucoup mieux que moi pour éliminer les contraintes dans leur travail et pour s’aménager une vie personnelle très riche (je déifie celles qui s’en sortent hyper bien avec leurs enfants).

Comment réussir dans la vie

Pour réussir il n’y a pas de recette miracle. Et puis je serais bien mal placée pour dicter à qui que ce soit comment mener sa vie.

Par contre je suis convaincue qu’il faut déjà savoir quel est le but à atteindre pour se dire qu’on a réussi : je veux réussir à travailler de chez moi, je veux réussir à consacrer plus de temps à mon couple, à mes enfants, je veux réussir à vivre de ma passion même si ça demande plusieurs étapes longues et difficiles, etc…

Voilà le truc :

Ça paraît con comme ça, mais déjà avoir un but, l’écrire en gros et le pinner sur le mur c’est toujours plus facile à atteindre que quand on ne sait pas ce qu’on cherche à obtenir dans la vie et qu’on erre en étant éternellement insatisfait.

La première question essentielle à se poser pour réussir dans la vie 😊Click to Tweet

Les méthodes pour atteindre son objectif c’est une autre paire de manche je te l’accorde, mais déjà savoir ce qu’on a envie d’atteindre c’est un bon point de départ. On peut parfaitement s’organiser pour atteindre ce but mais encore faut-il se connaître.

Les questions à se poser à l’écrit et à pinner au mur :

- À quoi je veux passer concrètement mes journées ? 
- Qu'est-ce que je ne veux jamais sacrifier pour mon travail ?
- Qu'est-ce qui m'empêche aujourd'hui de vivre comme j'aimerais ?

Avoir un but dans la vie : son propre but

Il y a une sorte de convention sociale qui voudrait que ceux qui sont connus ou gagnent très bien leur vie sont ceux qui réussissent. C’est donc assez courant de se dire qu’on n’a pas réussi parce qu’on a atteint ni l’un ni l’autre.

Il y a aussi les autres qui nous renvoient parfois une image de “non succès” alors que personnellement on se sent très bien avec ce qu’on a obtenu, on a réussi de ce point de vue là. Ne laissez pas vos parents ou les autres vous gâcher la vie parce que vous n’avez pas réussi votre vie “de leur point de vue”.

Tu te demande sûrement :

Comment faire pour envoyer balader tous ces jugements que j’ai moi même ou que les autres me renvoient qui me disent que je ne réussis pas dans la vie ?

Ça demande un peu de force de caractère c’est vrai. C’est avant tout un gros travail sur soi pour se faire confiance et ça n’a rien de facile. Mais c’est possible si on commence quelque part, alors si tu doutes souvent prends un papier et un crayon et note ce que ce serait pour toi réussir ta vie concrètement, peu importe ce qu’en penseraient les autres, écris le sans censure.

Réussir sa vie et réussir dans la vie ça devrait être la même chose !

Je terminerai avec deux petites choses que j’aime beaucoup sur le sujte.

D’abord cette citation de quelqu’un qui a accompli beaucoup de belles choses dans sa vie :

Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-la à un but, et non pas à des personnes ou des choses - Albert EinsteinClick to Tweet

Et pour finir cette super Talk de Robert Waldinger (sous-titres en français disponibles) – A regarder d’urgence 😉

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53 comments on “C’est quoi réussir dans la vie ?

  1. Il faut toujours en tous cas essayer de se poser les bonnes questions 🙂

  2. Quel article inspirant ! C’est vrai qu’on a tendance à oublier de se poser cette question toute simple de savoir ce que ça veut dire pour nous de réussir sa vie, et pas en fonction des modèles imposés par la société. Et ça entraîne pour moi tout un tas de questions sur ce qu’on peut faire pour être plus heureux, mieux dans sa tête et dans son quotidien.
    Merci beaucoup pour cette jolie réflexion, en tout cas.

  3. Bonjour,
    Je n’aime pas du tout cette phrase :
    C’est quoi réussir dans la vie ? ou c’est quoi réussir sa vie ?
    Par contre avoir un but, des objectifs et les réaliser me parle beaucoup plus.
    Pour la question que tu poses, il faut un certain âge, pour faire le bilan de sa vie et voir si on a réussit ou pas selon les buts qu’on s’était fixé. Quand j’étais plus jeune, j’ai rencontré une femme “colonel dans l’armée” qui montrait tous les signes extérieurs de réussite : l’aisance financière, la belle maison, le travail avec des responsabilités qui m’a avoué – les larmes aux yeux – qu’en fait, ce n’était pas cela qu’elle aurait voulu faire dans la vie… Sa blessure était profonde. Cela m’a beaucoup marquée à l’époque et j’ai décidé de vivre ma vie de telle sorte qu’à 60 ans, je ne me retrouve pas remplie de regrets… L’image c’est celle de poser son échelle sur le mauvais mur, la chanson “j’aurais voulu être un artiste” décrit très bien ce phénomène.
    Moi, mon truc, c’était voyager… et comme je n’avais pas les moyens de le faire, je me suis dit, que j’allais donc travailler à l’étranger… et dans différents pays riches et pauvres, différentes régions de France, ville, campagne… parce qu’on a qu’une seule vie, il faut OSER. Et comme dit Raphaël, qui se souviendra encore de nous dans 100 ans ??? Alors, le regard des autres…
    Alors oui, quand on arrive dans un nouvel appartement/maison dans une ville inconnue, pendant à peu près un an, on est un peu ou beaucoup déstabilisée… On doit chercher ses repères, se refaire des ami(e)s, s’intégrer dans une équipe de travail… J’avoue que j’ai fait cela presque une dizaine de fois, toujours avec beaucoup d’enthousiasme et de volonté… Ce n’est pas toujours facile mais on apprend tellement… et je n’ai aucun regret ! J’ajouterais aussi que, comme j’ai souvent fait selon mon désir, je n’éprouve aussi aucune jalousie ou envie par rapport à d’autres vies. Et pourtant quand j’arrivais dans mon nouvel appartement, une fois que les déménageurs étaient partis, j’ai toujours éclaté en sanglots… Mais dès le lendemain, il fallait se retrousser les manches et aller de l’avant. Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie, cela fait 10 ans bientôt que je vis au même endroit et j’avoue que cela me fait bizarre… Je ne suis pas habituée…
    Cathie

  4. Bonjour Eléonore,

    Merci pour cette nouvelle direction éditoriale et ces articles positifs pour profiter au mieux de sa vie.
    J’avais une question concernant un sujet un peu plus futile, l’adresse d’un bon coiffeur pour une coupe sur Paris… j’avais suivi tes conseils et me faisais coiffer par Aurélien au salon Cute jusqu’en juillet dernier mais il a arrêté et se consacre aujourd’hui uniquement à la gestion de ces salons… vraiment déçue et perdue, aurais-tu une nouvelle adresse à me conseiller ? Merci d’avance.

    • Non désolée je vais toujours au même endroit 😉

      • Merci pour ta réponse. Et quel est le coiffeur alors de chez Cute que tu me recommanderais ou quel est celui qui te coiffes désormais chez eux ?

        Bon, il se peut aussi qu’Aurélien ait gardé des clientes privilégiées mais si du coup tu pouvais me donner un nom de chez eux please car je suis une phobique de la coupe capillaire ratée (c’est du vécu…) et j’étais ravie moi aussi d’Aurélien.

        Merci d’avance

  5. “Quand je suis allé à l’école,
    ils m’ont demandé ce que je voulais être quand je serai grand.
    J’ai répondu : ” Heureux ”
    Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question,
    j’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie.”
    John Lennon

  6. Merci pour cet article et pour tout les commentaires. Je me permets de proposer une autre piste à toutes celle qui ne sont pas pleinement satisfaites mais qui ne se voit pas changer radicalement parce que moi j ai besoin de ma sécurité, je ne me vois pas avoir la créativité qu’il faut ou même la passion. Il y a un an et demi je suis rentrée au boulot après mon congés mat, les années précédentes mon travail m’avait beaucoup frustrée, c’était pas la joie, je suis retournée au travail avec une gniac que je n’avais jamais eu, je voulais m’éclater pour ne pas regretter toute la journée d’être séparée de mon bébé alors je me suis investie et surtout plutôt que de changer de boulot, j’ai fait tout ce que je pouvais pour faire rentrer du bonheur dans mon job, ça passe par de toutes petites choses comme travailler sur de jolis cahiers plutôt que ceux fourni par mon taf, travailler le management positif, réfléchir à tout ce que je pouvais apporter et me battre pour tout ce que je voulais à profondément changer mon rapport au travail mais aussi à mon bonheur général.

  7. Sympa ton poste! Je rencontrerais bien d’autres bloggeuses d’amsterdam, c’est toujours sympa de faire de nouvellles connaissances dans sa ville!
    C’est quoi le blog de Géraldine?

    Merci !

  8. Merci pour cette vidéo, je suis veuve depuis 7 ans, c’est difficile à vivre parce que mes enfants sont loin, mais j’ai une vie sociale riche, heureusement pour moi.
    Chaque jour, je fais du bénévolat avec des gens intèressants et tous différents. Je leur donne de mon temps et tous m’apportent leur vécu, leur expérience et leur gentillesse.
    C’est un échange journalier qui fait du bien à tous.
    Continuez à écrire, c’est important.
    Amicalement

  9. Ca fait an que je ne travaille (presque) plus. Je gagne moins évidemment et je gère aussi différemment.
    Pour la plupart des gens je ne réussis pas, alors que je ne me résume pas à une fonction sociale.
    Ma vie personnelle, de couple, familiale et sociale n’a jamais été aussi belle et riche.
    J’attends mon 3e enfant et cela n’aurait pas été envisageable sans ce break ressourçant.
    Petit à petit j’accepte que je ne réussis pas selon les critères business, mais selon les valeurs qui me sont chères et qui me rendent heureuse.

  10. C’est une jolie leçon. Moi-même j’ai envoyé bouler un job que je détestais pour me mettre à mon compte (activité basée sur ma passion).

    Je pense que ça va être dur, mais je me sens tellement plus sereine que je sais que j’ai pris la bonne décision.

  11. Merci.

  12. “Je terminerai avec deux petites choses que j’aime beaucoup sur le sujte.”

    sujet -> les lettres sont pas dans le bon ordre 😉
    D’ailleurs il est captivant ce sujet de ton article 😉
    tcho

  13. Je suis assez d’accord avec ce que tu dis mais en même temps….non. par exemple dans mon cas, je suis infographiste, je travaille dans une boite ou je gagne à peine le smic et ou je m ennuie (mais de base j adore mon travail !). J’ai beau essayer de trouver mieux, le travail me fuis pour le moment. Ben moi perso, avoir plus d’argent m aiderais beaucoup ! Je suis obliger de faire plein de petit boulot les soir et week end en plus de mon 35h, pour réussir a manger et faire une ou deux micro sortie dans le mois. Mais du coup, les hobbies, les sorties, la famille, amies ect… et ben je n’en fait presque pas, car je manque d argent et du coup de temps car obligé de bosser deux fois plus pour en obtenir un peu plus ! Donc certe l’argent fait pas le bonheur, mais perso, ci les riches pouvait me donner le leurs ! AHAHAHAHA donc je peux clairement dire que je ne pense pas réussir ma vie la, je me tu au travail, pour rien , comme beaucoup de français malheureusement. Je suis une personne très optimiste et très bosseuse donc je perd pas espoir mais bon… je ne pense pas que tout le monde peut tenir ce discours de “je voulais gagner moins ma vie mais plus en profiter”, car y’a très peu de personne qui arrive à ce le permettre ^^ voilaaaaa hihi 😀 (ps: continue tes articles en tout cas car je les adores et ils motivent toujours !!!)

    • Tout ça c’est sûr que c’est un équilibre pas facile à trouver. Par ex pour vivre à paris quand je gagnais pas hyper bien ma vie je vivais dans 14m2 et du coup ça allait. Y a toujours un truc qui va être moins bien que le reste, là par ex j’avais du temps et juste assez d’argent, mais peu de place pour vivre. mais ça m’allait 😉
      Faut juste trouver le bon truc à changer parfois je pense.

    • Je rejoins Eleonore. C’est parfois des compromis à trouver… Finalement n’est ce pas mieux par exemple de faire un travail alimentaire qui te prendrait moins d’énergie et qui te permettrait peut être de développer de la freelance à côté ou de changer de secteur, ou faire une formation pour évoluer vers quelque chose que tu aime… J’ai fait plein de changements dans ma vie pro selon si je voulais bosser plus dans ce que j’aimais ou pour un salaire respectable, et ce que j’ai appris, c’est qu’il y a toujours une solution, même si on a l’impression que c’est bouché ! Il y a aussi plein d’organismes qui peuvent t’aider et te conseiller, comme l’APEC par exemple, et c’est gratuit !

  14. Faut dire qu’on se fout pas mal de pression :
    trouve un boulot, un boulot que tu aimeras
    rencontre l’âme soeur,
    sois belle
    sois toi-même, mais mieux que ça
    achète un appart spacieux et lumineux
    ne mange pas de viande,
    mange 5 fruits et légumes (bio) par jour,
    arrête le sucre,
    boit 1,5 litre d’eau par jour
    trie tes déchets,
    fais du sport,
    voyage,
    dort suffisamment,
    etc.

    Personnellement je commence seulement à prendre un peu de distance, mais j’ai longtemps eu le sentiment d’avoir “raté” ma vie jusqu’à présent, parce que je n’avais rien accompli qui m’ait apporté reconnaissance et assez d’argent pour vivre confortablement.
    J’ai longtemps été accro et influencée par les blogs et Instagram parfaits. Certes c’est une vitrine et on ne sait pas ce qu’il y a vraiment derrière. Mais, malgré tout, la vie semble si facile et agréable pour eux : ils voyagent, bouffent dans tous les restau healthy de la capitale quand il ne préparent pas eux même des plats hyper stylés dans leur micro cuisine parisienne, portent des vêtements à 300 balles, on un réseau qui leur permettent de monter leur entreprise et de faire parer d’eux, ont le temps de faire du yoga, d’être créatifs, de passer leur week end à la campagne, d’avoir un appart repeint par F&B, d’assister aux défilés de la fashion week et de monter les marches de festival de Cannes…
    En comparaison, quand tu passes ton temps à galérer entre CDD, chômage, que tu boucles à peine tes fins de mois, que tu vis dans un F2 en banlieue, que tu manges des plats préparés et que tu n’as pas de budget pour t’habiller ailleurs que chez H&M, c’est normal de se sentir un peu “nulle”.

    Mais ce n’est pas grave, il faut juste apprendre à voir au delà.
    Cet article est très bien pour ça, je le mets dans mes fav’.

    PS : j’ai écris ce commentaire en vrac, peut-être que j’y reviendrai par la suite…

    • Après relecture, en dehors des fautes d’orthographe, je me rends compte que mon commentaire pourrait être pris à charge contre les blogueurs à succès, mais ce n’était pas du tout mon intention.

      Ce que je voulais dire, c’est qu’on se met peut-être trop la pression. Particulièrement à cause de ce que relaient les médias et les réseaux sociaux. Si tel est le cas, le tout est d’avoir, comme l’a souligné Eléonore, assez de force de caractère pour s’en rendre compte et prendre du recul.

    • J’ai rencontré plus d’anonymes heureux dans leurs vies que de blogueuses épanouies, on vit une époque très bizarre où on fantasme beaucoup la vie des autres, c’est vraiment étrange ^^

      • Je suis tout à fait d’accord. Drôle d’époque 🙂

      • @Ingrid : n’oublie pas que Blogueur est un métier, un vrai.

        Quand toi tu te lèves le matin pour enquiller tes 8h de boulot, le blogueur va passer 3h à réaliser la photo parfaite (avec toute la préparation que ça requiert les retouches etc.). Le but du jeu c’est de donner l’impression que c’est facile mais la vérité c’est que ça ne l’est pas (et arriver à se faire rémunérer demande de longues années d’investissements à perte). Le côté glamour c’est la partie émergée de l’iceberg.

        Moi je suis pas une grande blogueuse (même plutôt petite encore) mais je me dis souvent que j’adorerais être la fille de mon blog : celle qui fait des trucs funs, qui mange mais ne grossit pas… Parce que faut pas être dupe, on filtre vachement ce qu’on poste : oui je vais poster la salade hyper photogénique que j’ai faite un midi, non je vais pas poster le reste dégueu du plat d’hier devant la télé parce que j’ai pas le moral…

        Et c’est normal de se présenter sous son meilleur jour. Mais forcément quand tu filtres tous les trucs de ta vie qui sont bof, tu donnes une impression de perfection qui est loin d’être la réalité. Faut juste pas oublier que c’est un job (comme dit Disneyland Paris : “faire rêver, c’est un métier”

      • Hello Ingrid,

        Ton commentaire me fait réagir car je fais partie de ces blogueurs que tu décris, et j’imagine que si tu fais un tour sur mon compte instagram tu auras à peu près cette impression de “vie parfaite”. Et pourtant, ce n’est pas l’impression que j’en ai moi, loin de là ! Comme le dit Camille, les blogueuses qui arrivent à ce niveau “successful” sont avant tout des bosseuses acharnée – toutes les filles que je connais, sans exception, travaillent une moyenne de 80 heures par semaine, week-end inclus, et la plupart ne décrochent jamais complètement.
        Effectivement, faire rêver, c’est un travail à plein temps, et c’est un travail merveilleux mais qui peut aussi te dévorer. Je confirme ce que dit Eléonore : je connais assez peu de blogueuses réellement aussi épanouies que leurs vies pourraient le faire croire (oh il y en a, mais elles sont rares !).
        Pourquoi ? Parce que ce milieu impose une pression constante pour être toujours plus suivie, plus likée, plus jeune/mince, parce que mettre constamment sa vie en scène avec une barrière très mince entre le “soi” qu’on montre et son vrai “soi” est épuisant, parce que c’est un métier qui repose sur la désirabilité et dépendre du désir des autres, c’est très déstabilisant et il faut avoir un mental sacrément solide pour ne pas se laisser atteindre dans son estime de soi. Personnellement, j’ai d’ailleurs décidé après 4 ans à temps plein sur mon blog de prendre du recul parce que ce fonctionnement est en train de tuer ma créativité.
        Donc oui, les blogueuses sont là pour inspirer, faire rêver, c’est aussi pour ça qu’on les aime, mais attention à ne pas confondre cela avec la vraie vie et le bonheur authentique 😉

        Bon courage à toi !

        (super cet article Elodie ! J’ai adoré le TED !)

    • Ca me laisse assez perplexe ce genre de commentaires… Si tu penses qu’en étant bloggueuse tu serais plus heureuse, pourquoi tu n’essayes pas ?
      Et je pense qu’on a souvent tendance à se complaire dans une situation, et pour en avoir changé souvent, rien est impossible, encore faut il s’en donner les moyens. Je suis bien placée pour savoir que les gens vont te faire croire que c’est impossible… Mais il ne tient qu’à toi d’essayer !

      • @Ally
        Non mais faut pas le prendre mal. En gros je faisais part de mon avis sur la pression qu’on pouvait ressentir, notamment à cause des blogs et instagram qui vendent du rêve.

        Bien-sûr que j’ai essayé de me lancer aussi. Pas à travers un blog par contre, car ce support ne m’intéressait pas. J’y ai investi presque deux années pour, au final, me rendre compte que l’entrepreneuriat n’était pas fait pour moi : l’instabilité financière m’angoisse trop. Je ne regrette pas d’avoir tenté le coup, ni d’avoir laissé tomber 🙂 Je suis parfaitement cool avec ça et je suis très satisfaite de la vie que je mène désormais.

  15. Sans enfant, j’avais l’étiquette “passe à côté du sens de la vie”, qui est devenue “a quand même mis du temps à faire un enfant”, mais aussi “tristesse, une fille unique”.
    Désormais toujours par choix, sans revenu, j’ai celle de “n’est pas indépendante” couplée à “n’aura rien à la retraite”.
    A croire que ça tracasse bien des gens de ne pas avoir la même grille de lecture des ambitions personnelles.

  16. Pas trop de problèmes avec mes parents … vu que je bosse avec eux haha. Peut être que pour certains j’ai choisi la facilité, mais je travaille en famille (à distance quand même) donc sans le stress d’avoir mon patron qui me crie dessus, je travaille de chez moi donc je vis où je veux, c’est à dire à Londres. Je ne gagne pas des fortunes car on est une petite boîte, mais je fais un boulot que j’aime, je n’ai pas galéré au chômage, j’ai assez de sous pour voyager, aller au restau, financer ma couture et autres hobbies… et surtout j’ai assez de temps pour faire tout ça.

    Et là encore une fois je regarde ma vie par le prisme du travail, parce que c’est ce que tout le monde fait. Mais réussir sa vie c’est aussi avoir des relations épanouissantes, découvrir de nouvelles choses, avoir des activités enrichissantes.. mais c’est clair que pour ça il faut avoir du TEMPS.

    (je dis pas que des fois je ne suis pas un peu envieuse de certaines personnes qui ont une baraque de rêve, un compte en banque bien fourni, des vacances de rêve etc mais comme tu dis parfois on ne voit que la façade ^^’)

    • Clairement de nos jours j’ai l’impression que les deux ressources incompatibles (sauf si t’es rentier) c’est le temps et l’argent. Faut forcément choisir l’un ou l’autre.

  17. Coucou Eleonore, toujours des questions pertinentes 🙂
    Sans trop avoir réfléchi, à froid, je dirais qu’on a un peu réussi sa vie quand on voit son/ses enfant(s) épanouis.
    Çà c’est sur le plan familial, après sur le plan perso c’est à dire soi-même (privé + pro), c’est d’être arrivé à avoir moins de frustration.
    J’ai 50 ans mais j’ai un enfant jeune. J’ai été frustrée pendant des années et j’ai éliminé 1 par 1 mes frustrations avec des moyens plus ou moins drastiques mais résultat, j’ai le sentiment d’avoir réussi car je me sens beaucoup mieux 🙂

  18. Ah, réussir sa vie… c’est tellement variable d’une personne à une autre et d’un âge à un autre.
    J’ai quitté il y a 3 ans ma vie parisienne et mon job palpitant intellectuellement mais assez prenant pour suivre mon conjoint qui avait l’opportunité de décrocher le poste qu’il attendait depuis longtemps, dans notre région natale.
    On a gagné en qualité de vie, on a une belle maison, un jardin, nos proches près de chez nous, nos amis etc… professionnellement j’ai trouvé rapidement un job beaucoup moins palpitant et moins payé mais qui m’offre beaucoup plus de temps pour moi.
    Pour être parfaitement honnête, mon ressenti est mitigé. Un job passionnant mais prenant? Ou le temps de vivre, de partir en vacances etc?
    Peut on concilier les 2? J’imagine que oui mais trouver la perle rare est pas forcément évident .
    J’ai le bonheur d’attendre mon première enfant et suis depuis peu en congé maternité. Encore une fois ce job pas passionnant m’offre beaucoup d’avantages ( merci les super conventions collectives) et ton article tombe dans une réflexion que j’ai déjà entamée. Je vais essayer de mettre à profit le temps qui me sera accordé pour rebondir et entamer une nouvelle expérience professionnelle mais définitivement une fois que tu as goûté au temps de vivre, difficile de revenir en arrière .

  19. Super ton article, il m’a bien inspiré ! En effet nul besoin de courir après l’argent pour réussir.
    “C’est quoi réussir dans sa vie”, c’est exactement la question que doit se poser toute personne qui a tendance à reporter au lendemain. Et tu as raison cette question aboutit à une autre question “Quel est mon but dans ma vie”. Et quand l’on sait répondre à cette question, il devient plus facile de garder à l’esprit les projets et les rêves qui nous tiennent à cœur et surtout d’agir au quotidien pour les réaliser. Allez tiens, je parlerai de ton article dans mon prochain message de la Quotidienne le-retardataire.fr

  20. Je suis précisément en train de lire la semaine de 4h que tu avais conseillé il y a un moment .. je m’y mets enfin !
    Et c’est exactement cela : doit-on être millionnaire pour être heureux ? Non ! Ce qui rend les autres heureux ne me convient peut être pas.
    Merci Élodie pour tes bons mots. C’est toujours un réel plaisir de te lire.

  21. Mais du coup quel est ce groupe ? 😉

  22. Cet article entre parfaitement en résonnance avec les questions que je me pose au quotidien depuis plusieurs mois. En décembre dernier, j’ai terminé mes études et un job “de rêve” m’a été apporté sur un plateau d’argent. Traductrice, pour un ministère, avec la sécurité de l’emploi, d’excellentes conditions de travail, une bonne ambiance de travail, dans une ville ou je voulais retourner. Seulement voilà, je m’ennuie et je me surprends à parfois rêver de quitter ce pays si tranquille et facile dans lequel je me suis installée voilà 7 ans…

    Partir ? Pas peur du tout (j’ai quitté la France à 17 et je vis à l’étranger depuis 10 ans) mais quand on s’est investie dans une vie, pour se re-créer un cercle proche, faire ses études, trimer pour tout financer…. Partir c’est plus si facile que ça. Les éléments qui sont sur la balance pèsent bien lourds…

    Comment faire pour savoir si une envie de partir est liée à une insatisfaction profonde ou juste à une envie de changement, qui passera avec le temps ? Comment faire quand on a des envies profondes totalement opposées ? D’ailleurs, est-ce possible ? Si tu as des pistes de réponses à ces questions, je suis preneuse 😉

    • Je ne me suis jamais posé les questions comme ça, je sais que je n’aimerais pas partir loin, je suis convaincue que j’emmènerais mes problèmes avec moi.

      Quelles sont ces envies profondes totalement opposées dont tu parles ? Garder la sécurité et le confort et se mettre en danger en même temps ?

  23. Merci pour ces pistes intéressantes! J’aimerais poser une question aussi à ceux qui passent par cette section de commentaires: vous en avez marre, parfois, qu’on vous demande d’ADORER votre job en permanence et de tout le temps entendre des citations de Steve Jobs sur le fait que si tu ne te réveilles pas en hurlant de joie à l’idée de travailler tu es un loupé qui devrait créer sa boîte de pizzas alternatives? Alors mille voeux à ceux qui caressent un rêve et qui le réalisent, ce n’est pas ça dont je parle, mais gardons en tête que certains métiers peuvent être super, valoir le coup, apporter des satisfactions, sans être des passions, sans mettre la lumière dans nos yeux en permanence, et que ça ne veut pas dire qu’on a raté sa vie de justement s’accomplir comme personne parfois dans d’autres domaines.
    Accepter que ce qui nous accomplit n’est pas forcément le rêve sociétal qu’on nous impose (il y a quarante ans, le boulot dans la même boîte pendant toute sa vie, aujourd’hui, être à la tête d’une agence de communication super créative qui fait des yoga retreats et mange des plats super #healthy), c’est le plus dur…mais aussi le début d’une vraie aventure.

    • En fait il ne faut pas considérer que la réussite passe forcément par le travail !

      • @Lucile, ah merci de dire ça!!!! moi c’est pour ça que j’aimerais un revenu universel 🙂 dans ma petite tête de rêveuse utopique, ceux qui adorent leur boulot iraient travailler s’ils le souhaitent (et auraient + de sous), les autres auraient plus de temps pour faire ce qu’ils aiment/veulent… ou pourraient s’investir dans la vie citoyenne, dans des assos etc moi mon rêve ça serait d’étudier des tas de choses mais bon c’est pas très bien vu socialement ^^

      • @nesto, mais je usis tellement d’accord avec toi! Si on avait le revenu universel tellement plus de gens feraient des métiers qu’ils aiment! Et les gens qui se plaignent du “oui mais et les boulots chiants faut quand même les faire” le truc c’est que ces boulots pourraient facilement être fait par des machines si c’était nécessaire, alors à choisir, travaillons moins, pour travailler tous et surtout travailler mieux <3

    • AMEN!!! Mais AMEN quoi!!

      Qu’est-ce qui fait que ma vie n’est pas celle que j’aimerais… Je m’intéresse à plein de choses, je suis très curieuse. Mais je n’ai pas de passion dans ma vie. Et c’est ce qui me fait défaut…

    • Ah je me retrouve totalement dans ton commentaire ! Ça me fait doucement rigoler cette injonction à “adorer son job ♥” parcequ’il me paraît impossible que chaque personne soit in love de son job.
      Parce que 1) la société a BESOIN de jobs simples comme éboueur, caissier etc.
      Ce ne sont pas des jobs passion mais ils sont nécessaires à la société c’est tout et je suis reconnaissante à ceux qui ont ce métier.
      Parce-que 2) la société a besoin de jobs FIXES. Quand je vois ces travailleurs-voyageurs qui vantent leur vie nomade en enjoignant tout le monde a fait de même j’ai envie de dire que c’est très chouette mais que tout le monde ne peut pas se lancer là-dedans. Quand le travailleur-voyageur arrive dans un nouveau lieu, il va consommer de la nourriture, il va pratiquer certains loisirs (cinéma, cours de sport, location de matériel), s’acheter un vêtement ou autre… Tout ça, c’est grâce à des gens qui sont sédentaires et qui vont cultiver la terre, tenir le guichet du cinéma, produire des vêtements…
      C’est dommage car la sphère Internet ne met en avant que ce type de profil de travailleur et on finit par se mettre dans la tête que c’est ça la réussite.
      Or oui, on peut très bien réussir sa vie en dehors du travail, on peut être épanouis malgré un job simple. 🙂

    • Je fais pas mal de GN (ma passion cachée) et y a un docu génial sur le sujet, un truc allemand ou tu vois un mec qui bosse sur les chaînes de productions VW. Il a un boulot répétitif et il en profite pour réfléchir toute la journée à ses GN : son personnage, des idées de scénar, ses costumes, etc… Il dit qu’il aime pas spécialement son travail mais qu’il lui permet de réfléchir à sa vraie passion et du coup il kiffe.

      Adorer son travail n’est pas forcément la condition sine qua non du bonheur, pour moi c’est plus : aimer ce à quoi on passe le plus de temps dans la semaine, du concret quoi 😀

      • Merci pour ta réponse, effectivement c’est ça: aimer ce à quoi on consacre le plus de temps. 😊

  24. Réussir sa vie, pour moi, c’est me créer une vie sur mesure, à MA mesure, et ce qui est juste pour moi ne l’est pas forcément pour les autres ! Actuellement, je vis en coloc, par choix, et suis intermittente dans le spectacle vivant alors que j’ai un Master et que j’aurais pu devenir directrice communication d’une coopérative dans la grande distribution. ;o)
    Je fais en sorte que ma vie me plaise. Et ce qui me plaît, c’est d’avoir le temps de voyager et de rencontrer des gens, de me faire plaisir en faisant du yoga, en marchant dans la nature… Et de faire un travail qui m’éclate en devenant “digital nomad”. D’où le lancement cet été de mon activité de transcription audio-vidéo pour les formateurs en ligne, dans le secteur du développement personnel et du voyage.

  25. Curieusement, pour moi, “réussir sa vie” n’a jamais rimé avec “être un tant soit peu célèbre avec un tas d’argent”. C’est plutôt rentrer dans une sorte de moule, obtenir un emploi à tel âge, se marier à tel moment et, à disons trente-cinq ans, avoir une maison, deux voitures, des enfants et un chien, partir au ski en février et à la mer l’été, etc. Une vie de magazine, en somme. Après, être sur le devant de la scène demande d’être assumé — surtout avec le boum des réseaux sociaux, la moindre “incartade” (ça dépend des critères et ça peut être n’importe quoi, prise de poids, fashion faux-pas, discours sorti des sentiers battus, etc.) peut attirer les trolls au triple galop…

    Après, ton propos me rappelle les vers d’un type que j’aime bien et qui font comme ça :

    J’en voudrais pas pour moi
    De la vie si difficile
    Des têtes couronnées et des riches imbéciles
    Je préfère ma vie d’en bas
    Avec tout ce qu’il y a dedans
    Faire l’amour avec toi et les courses chez Auchan…

    Comme quoi…

    Sinon, le Thalys est affreusement cher. Je vais à Bruxelles une à deux fois par an et vu ce que ça coûte, j’ose même pas imaginer le prix pour Amsterdam XD

  26. Mais c’est tellement ça! De mon côté, c’est ptet un peu bisounours mais, réussir dans la vie c’est juste être heureux avec la vie que tu mène, j’y suis pas encore, mais j’y travaille.
    J’ai pas choisi la voie la plus simple pour “gagner ma vie” (photographe ahah) mais je m’accroche, je m’éparpille souvent, parce que j’ai envie de plein de choses, je connais mon objectif, même si je sais pas si j’en serai capable ou comment y arriver très exactement, mais je suis têtue.

    J’ai toujours la pression de mes parents, parce qu’ils m’aident encore au quotidien (coucou le prêt étudiant) alors que j’ai 28 ans, et j’en suis hyper reconnaissante, maintenant ils commencent à réaliser que je suis douée dans ce que je fais, et que ça pourrait ptet marcher.

    Je sais où je veux aller (pas seulement photographe, ce qui m’intéresse en photographie commerciale c’est surtout le côté communication, comment vendre un produit, direction artistique etc.. ce qui me démarque un peu de la plupart des photographes), je sais ce que je ne veux pas sacrifier (mon temps libre, mes amis, mon chéri, jamais je ne ferai passer le boulot avant tout ça), je sais partiellement ce qui me manque pour y arriver (des clients, de l’argent, un peu moins de procrastination, et certainement quelques conseils de la part de gens qui bossent dans la communication/direction artistique), alors ya plus qu’à comme dirait l’autre hein! ^_^

  27. C’est une question super intéressante, sur laquelle je me suis fendue d’un billet il y a quelques mois et dont la conclusion était “Réussir sa vie, ce n’est pas forcément la même chose que réussir dans la vie”
    http://leroseetlenoir.blogspot.be/2017/01/reussir-sa-vie-ce-nest-pas-forcement-la.html
    On est donc tout à fait en phase sur ce point!

    • Ba c’est dommage en fait ça devrait être la même chose, si réussir dans la vie c’est ce que les gens perçoivent et réussir sa vie c’est ce qu’on perçoit soi, tu trouves pas ?

      • Je pense qu’on ne peut pas contrôler ce que les gens perçoivent, pensent ou conçoivent comme la réussite sous la pression, entre autres, des médias. Par contre, on peut contrôler sa propre perception, se faire sa propre définition des choses et choisir d’y adhérer malgré l’avis des autres 🙂

  28. Oh mais merci !!
    J’essaie aussi de faire comprendre ça à mes parents… J’habite à la campagne, je fais une heure de trajet pour aller au boulot, mais ça me permet d’avoir le cadre de vie et la qualité de vie que je veux, manger local et même du jardin, ça me permet de vivre de la manière dont je l’entends, et je trouve que c’est une belle réussite !
    Et le travail, l’argent n’est pas ma valeur centrale, c’est un moyen pour avoir la vie que je veux ! 🙂
    Merci de le redire !!
    Alix
    (et puis j’ai un petit blog que j’aime bien aussi… pour m’amuser ! http://a-tire-d-elle.blogspot.com )

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