
On a plein d’avantages à vivre à Paris, mais s’il y a bien quelque chose de difficile à avaler (c’est le cas de le dire) quand on vit dans la capitale, ce sont les légumes qu’on y trouve.
J’ai un petit primeur sympa près de chez moi, qui se casse bien la nénette pour la déco, tout est toujours très coloré, on trouve de tout, même des primevères pour faire de jolies salades. Mais les prix sont exorbitants et le goût rarement au rendez vous. Chez monop ce n’est pas mieux, les petites pancartes devant les étalages sont de vastes blagues et encore une fois les fruits et les légumes ont une saleté de gout de flotte.
Il faut dire que mon enfance m’a rendue difficile. Mon arrière grand père avait un immense jardin ouvrier avec verger et potager où j’allais gambader quand j’étais gosse. J’y mangeais des fraises brûlantes presque cuites par le soleil desquelles on essuyait la terre, j’escaladais les pêcher pour avoir la joie de déguster ses fruits haut perchée, je partais “cueillir” des framboises un petit seau à la main pour finalement m’empifrer et tâcher ma robe, j’enlevais les doriphores des feuilles de pommes de terre, je plantais des petites graines pour m’amuser…
Non non, ceci n’est pas le dernier film de Jean Pierre Jeunet, c’est le souvenir des fruits de mon enfance (mouaaah on dirait que j’ai 60 ans quand j’écris ça).
Tout ça pour dire que si j’aime vraiment Paris, s’il y a bien quelque chose qui me manque ce sont les bons fruits et légumes. Si l’une d’entre vous a un plan miracle pour s’en procurer pour pas cher sans aller jusqu’à Rungis je suis preneuse…





















































