
Short à sequins River Island, veste zara, pull American Apparel, sac Mysuelly, chaussures 9
Oh comme j’aime croiser ce genre d’endroit dans Paris… Près de Bastille, dans une petite impasse fermée de la rue Popincourt se dresse ce vestige d’une ancienne Friperie dont les habitants ont laissé l’enseigne peinte.
Ce petit bout de rue pavée est peuplée de grossistes, mais aussi d’habitations, de plantes et de jouets, les gens semblent y prendre des cafés et déjeuners sur des tables en fer forgé. Une petite parenthèse enchantée…
















Photos Eleonore Bridge & Fabien Gilles
Crédit photo : Survolez chaque image et cliquez dessus
Cela fait un peu plus d’un an maintenant que je suis passé rousse à frange (ou plutôt blonde vénitienne mais on va pas chipoter).
Je ne saurais dire pourquoi, mais mes cheveux ont tout changé chez moi, vous l’avez peut-être remarqué ;) Les cheveux d’une fille c’est pas une histoire toute simple mais quand on arrive à les dompter c’est quelque part qu’on s’est un peu trouvée…

Crédit photo : Tim Marsella
A 13 ans je portais des leggings rose fluo, j’avais la raie au milieu, une chemise en jean boutonnée jusqu’au cou et un pendentif Dauphin en plastique. J’étais inscrite au club braille le jeudi midi (uniquement pour pas me cailler les miches dans la cour à l’heure du déjeuner) et j’étais nulle en anglais. J’étais au collège, j’étais une looseuse, et j’avais même pas de Dock Martens.
Alors quand je vois tous ces jeunes talents qui manient un appareil photo ou qui chantent comme des pros à l’age où mon seul talent consistait à manier péniblement les massues à la GRS pour faire comme Cynthia, je me dis whaaaa.
Oui même « whaaaaaaaaaa » avec encore plus de a. Beaucoup de gens s’indignent « ces enfants n’ont pas de jeunesse » pour mieux excuser leurs propres looses alors que je les envie ces gamins. Ils s’emmerdent pas allongés sur leur dessus de lit Schtroumpf en regardant le plafond en soupirant. J’aurais bien aimé faire pareil à leur âge.
Mais je me dis qu’ils ont un truc en plus, quelque chose qui manquait cruellement à mon époque : internet et toute l’inspiration qu’on y trouve. Parce qu’à part mater M6 clip en mangeant des Frosties à même le paquet ou lire les magazines de ma mère, je n’avais pas accès à grand chose de fou. Le CDI de mon collège n’était pas exactement le pays des merveilles et j’y passait trop peu de temps pour trouver quelque chose qui me passionne.
Aujourd’hui je vois bien à quel point voir le travail des autres que je découvre via le net me sur-motive à faire des choses, apprendre, progresser. Je ne sais pas comment j’avancerais sans ça.
Quand je vois tout ce à quoi on peut avoir accès en quelques clics, je ne m’étonne pas de voir des talents de plus en plus jeunes s’épanouir sur la toile. Mais peut-être que je me fais des idées et que les choses n’ont pas tant changé que ça, peut-être que c’est aussi internet qui met la lumière sur des talents qui existaient bien avant et qu’on ne pouvait pas découvrir avec tant de facilité.
On dirait que c’est moi finalement qui essaie d’excuser mes propres echecs. Vous en pensez quoi vous ?





























