Déconnecter

iphone

Coque d’iphone achetée au Japon

L’arrivée sur le marché de l’apple watch m’a fait pas mal réfléchir : je trouvais ça très intrusif d’avoir ce petit appareil toujours vissé au poignet. Et comme à l’arrivée de chaque nouveau gadget Apple j’ai dit : « moi, jamais », avant de me rendre compte que, faute de poche assez grande dans mes petites tenues estivales, je me baladais souvent avec mon téléphone à la main. Ouch !

J’avais été assez touchée par le petit court « I forgot my phone » qui avait été partagé par à peu près tous mes amis sur facebook il y a deux ans, et constater que j’étais toujours aussi accro à la bête m’a mis un petit coup derrière la tête.

Je crois que la seule conséquence de cette vidéo sur mon rapport au téléphone a été son éradication dans la chambre à coucher : le soir je le pose à charger dans mon salon et je ne m’en sers plus avant de m’endormir ou le matin en me réveillant. Quand je raconte ça on me demande toujours avec des yeux ronds « mais comment tu fais pour te tirer du lit ? » et je réponds avec malice que je me suis tout simplement racheté un réveil.

Pendant mes vacances, je me suis forcée à ne pas consulter mes mails et à aller un minimum sur les réseaux sociaux (en dehors d’instagram puisque poster de jolies photos est un de mes plaisirs de vacance). Et ça n’a pas été sans difficultés (oui je sais, on n’a pas des vies faciles :D).

Pour les mails je m’en suis bien sortie, après avoir travaillé des années toute seule, j’ai maintenant une équipe de choc qui bosse avec moi sur Un Beau Jour et je peux les laisser s’en occuper sans moi les yeux fermés. Et ça n’a pas de prix. Être à son compte rend la déconnexion aux mails très difficile car on a peur de rater un contrat, je suis ravie de ne plus me sentir angoissée par ça.

Pour les réseaux sociaux ça a été une autre histoire, j’ai constaté que je les consultais frénétiquement parfois même sans m’en rendre compte : là où j’étais supposée seulement poster des photos sur instagram je rechargeais mon flux en permanence, idem pour twitter et facebook. Qu’est ce qu’il pouvait y avoir de si important que je ne pouvais ABSOLUMENT pas rater ? Rien…

Je me suis rendu compte que j’avais juste perdu l’habitude de faire une pause. Dès que je n’ai rien de spécial à faire, mon réflexe est de me tourner vers mon téléphone dans l’espoir d’y trouver un court divertissement. J’ai perdu l’habitude de m’ennuyer, de partir dans mes pensées ou de réfléchir intensément à ce que je pourrais bien faire pour m’occuper : lire, dessiner, aller me promener, ou faire n’importe quelle activité manuelle totalement déconnectée.

Je suis cette petite caricature du monde moderne qui panique quand sa batterie descend en dessous de 30% sans possibilité de charge immédiate, qui sort son téléphone pour consulter twitter alors que je suis entourée par des amis, qui ne peut pas manger un joli plat au restaurant sans l’avoir pris en photo sous toutes les coutures (lisez cet article sur instagram il est génial). Je me trouve RI-DI-CULE.

Et puis j’ai enchaîné avec 5 jours de totale déconnexion dans un petit monde magique. Je me suis sentie tellement bien que j’ai décidé de me fixer quelques nouvelles règles : téléphone rangé le soir, si je m’ennuie je n’ai qu’à dessiner, depuis le temps que je dis que je vais m’y mettre ça ne me fera pas de mal. Téléphone dans le sac quand je suis avec des amis (sauf si tout le monde plonge dedans). J’ai enlevé les notifications sur twitter, facebook et instagram et je commence à diminuer la fréquence de consultation.

Je veux ré-apprendre à faire autre chose que dégainer mon téléphone dès que je m’ennuie ne serait-ce que 5 secondes.

J’ai l’impression de devoir arrêter de fumer, quelqu’un aurait un patch ?

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J’ai touché le fond de la piscine

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Pendant les vacances j’ai passé près de la moitié de mon temps dans la piscine à prendre des photos sous l’eau avec mes potes, des trucs débiles la plupart du temps, mais aussi des « photos de sirène » entre filles avec Rémi Chapeaublanc derrière le masque et l’appareil dans sa housse !

On a fini par élaborer toute une technique pour que la pose soit jolie : n’avancer qu’avec les jambes battant des pieds, garder les bras en arrière, sourire, et ouvrir les yeux si possible.

Il faut aussi entrer dans l’eau un peu violemment pour se retrouver joliment escortée de milliers de petites bulles et le tour est joué, vous avez votre photo de sirène.

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PHOTOS ELEONORE BRIDGE & RÉMI CHAPEAUBLANC

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De mon côté ça n’a pas toujours été facile, je tenais plus du monstre des profondeurs que de la jolie sirène (si vous aimez avoir peur en voilà une , chut vous n’avez rien vu), j’adore nager sous l’eau, mais la souffrance se lit sur mon visage quand elle me remonte dans le nez et j’ai les yeux en trou de bite tant je peine à les ouvrir : pour la sirène on repassera.

Mais j’ai réussi à obtenir quelques clichés et je suis ravie d’avoir obtenu mon brevet de sirène ! Bon, timide hein, tapez « mermaid tail » sur google vous verrez le délire complet qu’o peut se taper en se fabricant une queue de sirène, je trouve ça fou !

Pour la partie technique, si vous avez une piscine (ou mieux, la mer) à disposition pendant vos vacances, c’est assez facile quand il y a peu de profondeur et donc peu de pression, il vous suffit d’acheter une petite coque de téléphone (celle ci chez Photojojo est super) ou une housse pour appareil photo (on en avait un de chez Dicapac qui en fait pour pas mal d’appareils).

Je vous laisse avec ces dernières photos :

Le rêve

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La réalité

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Parée !

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Huile prodigieuse de Nuxe

Quand j’étais ado je DÉTESTAIS me mettre au soleil. A la plage je me cachais sous des paréos, serviettes, toujours dans un coin à l’ombre des rochers, à tel point que ma soeur m’appelait « Dark Vador à la plage ». J’ai eu une adolescence hyper glamour.

Je n’étais pas folle vous savez, juste un peu traumat par l’injonction maternelle serinée depuis la petite enfance : « NE TE METS PAS AU SOLEIL C’EST DANGEREUX », les T-shirts et chapeaux à la plage assortis de l’écran total à peine étalé sur le nez. La chaleur sur ma peau était une sensation hyper désagréable que je ne laissais jamais durer plus de 5 minutes.

Ca m’a suivi très longtemps, il m’a fallu arriver à l’aube de mes 30 ans pour enfin apprécier le soleil, et je ne saurais vous expliquer comment le changement s’est opéré. Peut être un lâcher prise progressif dans ma vie en général accompagné de la disparition de toutes mes petites angoisses imbéciles. Cela fait 3-4 ans que je n’ai plus peur du soleil.

Bon je vous arrête tout de suite, il est encore hors de question pour moi de me faire rôtir volontairement le derrière avachie sur une serviette en plein soleil ou d’envisager passer une après midi à la plage sans un parasol. Avec ma peau de rousse c’est juste le cauchemar. Par contre je ne me réfugie plus à l’ombre chaque minute de mes vacances (avant même quand j’attendais au passage piéton je me mettais dans l’ombre du feu) et j’apprécie vraiment sentir le soleil de fin de journée sur ma peau. Alléluia ! A moi la vitamine D !

Et si j’apprécie autant ces petits moments de chaleur c’est aussi et surtout parc que j’ai appris à vraiment prendre soin de ma peau avec les produits qui vont bien : … read more >>