Est-ce que vous vous êtes déjà senti presque pétrifié par un projet qui par ailleurs vous enthousiasme ? A le repousser sans cesse sous des prétextes qui vous semblent parfaitement valables sans même vous en rendre compte ? Je viens de réaliser que c’était le cas de ce petit projet de pin’s que j’ai depuis des mois avec l’adorable Mari de Winkpins avec qui on vient de sortir ce joli petit pin’s, fruit de notre collaboration <3


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Du coup aujourd’hui, en plus de vous parler de ce petit projet je voulais aussi vous parler des doutes et des peurs que l’on a même de façon inconsciente quand on a un projet créatif. Lire la suite

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Jolies choses

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Je ne sais pas si vous vivez comme moi dans un petit espace (j’ai un studio de 35m2) ? Ou si vous avez un appartement plus grand et que vous ne comprenez pas les parisiens et leurs espaces minuscules 😀 ?

Perso j’adooooore les petits espaces, c’est un peu ma passion, j’aime vraiment les aménager, les optimiser, les décorer,  je trouve ça cosy je m’y sens bien (on avait une grande maison quand j’étais petite et je me souviens que je détestais ça).

Alors mon mini appartement je l’aime vraiment beaucoup, je m’y sens bien et inspirée chaque jour et j’y travaille sans arrêt. Pour moi c’est essentiel quand on travaille chez soi d’être inspiré au quotidien par ce qui nous entoure, de poser ses yeux sur des objets, des affiches et des couleurs qui inspirent, j’essaie donc régulièrement de changer la décode mon appart.

Le problème déco dans un mini appart

Oui mais il y a un souci quand on veut changer la déco dans un appartement minuscule : si tout est optimisé et les meubles choisis avec soin et au millimètre, c’est quasi impossible de changer le moindre meuble.

Perso j’ai passé des mois à chercher LE bon canapé adapté à la taille de mon mini salon, des années pour chaque petit meuble qui rentre pile poil (la joie quand j’ai enfin trouvé la table de salon aux dimensions parfaites), des semaines de travail pour un bureau sur mesure. Impossible d’imaginer changer le moindre meuble et je ne pense pas qu’ils changeront tant que je vivrais là.

Donc pour changer ma déco je mise tout sur les tissus désormais (et un de ces 4 la peinture, je sais pas) : rideaux, coussins, housses de canapé, plaids, tapis.

Le changement de déco du salon

Cela faisait bientôt 3 ans que j’avais une déco à base de canapé gris clair et de coussins roses et jaunes, depuis qu’Ikea était venu faire un petit relooking de mon appartement.

Depuis mon bureau c’est ce que je vois quand je travaille chez moi, j’avais donc envie de changer tout ça ^^

J’ai donc décidé de me faire une sorte de déco de printemps avec des couleurs plus gaies (et puis j’aime bien faire tourner ma déco comme on fait tourner sa garde robe d’été et d’hiver).

Je ne pouvais pas TOUT changer bien sûr, il a fallu que je compose avec l’existant : une grande bibliothèque plaquée chêne, un mur bleu ciel, des boîtes jaunes, un tableau bleu-vert et jaune que je ne voulais pas changer (avec Maaaax).

Mon tableau d’inspiration

J’ai donc commencé par me faire un petit board Pinterest avec des idées d’associationsde couleurs, . J’ai décidé d’aller sur du vert un vrai vert, un vert émeraude avec quelques touches de blanc et de vert d’eau.

Mon salon avant après

Avant

J’avais déjà acheté ma précédente housse de canapé grise (qu’on voit sur la photo avant) chez Bemz, je trouvais ça plus joli et pratique que les housses Ikea (les plus jolies ne passent pas en machine). Si vous voulez faire pareil je vous conseille d’acheter votre canapé Ikea sans la housse (c’est ce qui coûte le plus cher) et d’acheter votre housse à part.

Du coup je les ai contactés cette fois ci pour savoir si ils voulaient s’associer à mon blog pour ce changement de Printemps et ils ont dit oui. Voilà donc mon salon en velours magicien d’oz 😀

Après


Canapé Ikea Soderhamn, Boîtes jaunes Ikea Tjena, housse en velours Designers Guild x Bemz*, Coussins Littlephant x Bemz*

Affiche Max & les Maximonstres Curioos*, peluche Totoro achetée au japon, coussins en velours Designers Guild x Bemz*


Totoro est content

Sophie bébé aussi, une nouvelle housse pour accueillir ses vomitos !

Ça change vraiment beaucoup la pièce, c’est plus cosy le soir et plus pêchu la journée, j’aime bien ce changement d’ambiance. Et puis j’en profite pendant que je travaille, je vois ce joli vert depuis mon bureau et je ne regrette pas (la housse grise reprendre sa place l’hiver prochain je pense).

Le chat se tâte encore à savoir sur quelles housses et coussins elle va pouvoir vomir en même temps pour m’accueillir au petit matin avec sa mine réjouie 😀

Je ne sais pas si vous avez des envies de changement et des idées de renouveau sans tout révolutionner chez vous, vous commencez à y penser ?

Si vous avez des questions sur mon organisation pour la déco n’hésitez pas dans les commentaires ^^

 

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Et bim me revoilà avec un article qui sonne comme un “y a plus de saisons ma bonne dame”, non non ne partez pas 😀

Je vous rassure, aujourd’hui j’avais surtout envie de vous raconter comment mon rapport au “gâchis” a changé au fil des ans, et comment changer de point de vue avait été révélateur pour devenir moins bordélique (oui je suis une bordélique repentie).

Vous vous souvenez de cette énigme : comment relier ces neuf points avec quatre traits sans lever le stylo dont je vous avais parlé dans cet article ? Quand on fait cet exercice, souvent, on se cantonne au territoire du dessin (le carré) alors que personne ne nous a dit qu’on n’avait pas le droit d’en sortir. En sortir c’est trouver la solution.

Et j’ai l’impression qu’avoir changé mon rapport au gâchis qui m’a permis de sortir du carré et de voir les choses autrement et ça a été vraiment été essentiel pour trouver des solutions qui me facilitent la vie et je voulais vous raconter comment j’avais changé tout ça d’abord dans ma tête et ensuite concrètement chez moi.

(si vous vous interrogez sur l’image qui titre ce billet, il vient de la super boutique Etsy de The Warm Grey Company qui fait de très jolis sacs à papier géants)

Le gâchis et mon éducation

J’ai toujours été un véritable petit écureuil qui se garde plein de noisettes pour l’hiver, prudente, économe. J’ai été en partie élevée par ma grand mère qui gardait tout “au cas ou” et qui ne jetait rien, pour moi les greniers étaient des trésors.

Un objet presque neuf ou facile à rénover laissé sur le trottoir : “Quel gâchis ! Ramenons le à la maison”. On jette ce gilet troué “gardons en les boutons dans une boîte prévue à cet effet”.

Et puis on m’a seriné toute mon enfance qu’il ne fallait surtout pas faire de gâchis avec la nourriture.

Moi qui ne voulais jamais finir mon assiette, on m’a enseigné cette culpabilité que je devais ressentir quand on en arrive à jeter de la nourriture. Tu n’as pas fini ton assiette > on jette de la nourriture > c’est mal.

Je vois bien aujourd’hui que tout ça c’est aussi lié à une autre époque, d’autres habitudes, aussi le traumatisme de la guerre et du manque. Ces notions qu’on se passe d’une génération à l’autre alors que le contexte a changé et qui crée un décalage un peu bizarre.

J’ai donc grandi et atteint l’âge adulte avec cette notion bien particulière de ce qu’était le gâchis, il y en avait plusieurs que je catégoriserais ainsi (j’adoooore catégoriser) :

  • Gaspiller son argent en dépensant trop ou mal
  • Gâcher la nourriture en la jetant
  • Gâcher des produits neufs ou encore utilisables en les jetant

Le déclic

Et puis un jour, une petite phrase est venue émailler ces idées bien ancrées dans mon esprit depuis l’enfance. C’est une réflexion de mon mec (qui a reçu une toute autre éducation) qui a allumé une lumière dans ma tête. J’avais des fruits dans le frigo qui commençaient à s’abîmer et je lui ai dit qu’il fallait absolument qu’on les mange. Il m’a dit qu’il n’avait pas faim et je me suis agacée à l’idée de devoir jeter ces fruits parce que c’était du gâchis.

Il m’a alors répondu ça : “pour moi c’est beaucoup plus de gâchis de manger ces fruits alors que je n’ai pas faim, les mettre dans mon ventre quitte à ce que ça me rende malade c’est beaucoup plus du gâchis pour moi que les mettre à la poubelle”.

Je me souviens que l’idée à eu du mal à faire son chemin dans ma tête tant elle se prenait les murs de mon éducation dans la figure, elle a traversé un long dédale avant d’atteindre la raison : mais oui mais c’est bien sûr, comment est-ce possible que je n’ai jamais vu les choses de cette manière ?

Dans ma petite tête ça a tourné comme une toupie (tu l’as ?), et c’est tout un monde qui s’est ouvert à moi, j’ai commencé à réfléchir à tout ce que cette idée de gâchis avait construit comme murs dans ma tête pour empêcher de voir les choses autrement.

Les produits ou aliments que j’avais l’impression de “gâcher”

Ça vous est déjà arrivé quand vous vous maquillez de mettre trop de fond de teint dans votre main ? Moi à chaque fois que ça m’arrivait je me préférais tout me mettre sur le visage qu’avoir à en jeter. Quitte à me retrouver maquillée à la truelle (stupide).

Ou peut être ça vous est déjà arrivé de préparer une sauce et de mettre trop de sel ? Et plutôt que de tout jeter pour recommencer la sauce, manger une salade trop salée comme une punition pour cette impardonnable erreur ?

Bon je suis peut être toute seule je sais pas, mais avant je faisais systématiquement ça, ce qui est objectivement débile. Au finale j’avais mal au bide ou une tête de clown, on peut pas dire que j’avais gagné avec mon idée stupide de “pas gâcher”.

Mais bon, j’allais carrément trop loin, j’étais capable de manger une fraise moisie pour me donner bonne conscience. Je fais déjà hyper attention à ce que j’achète (bio et local) donc c’est assez rare que j’ai à jeter la bouffe, mon frigo n’est jamais plein à craquer et je suis très mesurée. Réfléchir avant d’acheter c’est beaucoup moins gâcher que d’avaler une poire pourrie quoi 😀

Ces montagnes d’objets que je n’osais pas jeter pour ne pas gâcher

Oui tous ces objets ou produits de consommation qui sont neufs ou à peine utilisés, presque pas abimés que je n’osais pas jeter parce que peut être, on sait jamais (et si ?) ça pourra me servir un jour.

Quand j’étais en école d’arts appliqués on nous encourageait à ramasser tout ce qu’on trouvait dans la rue pour le transformer en cours d’arts plastiques. Je vivais dans une chambre de bonne de 11m2 avec mon copain à l’époque, je vous raconte pas l’enfer et le bordel que j’accumulais là dedans. Comme j’étais déjà un véritable petit écureuil à la base ça n’a pas arrangé ma maladie.

Plus tard avec mon blog j’ai commencé à recevoir des tonnes de produits dont je n’avais pas spécialement envie, ça s’accumulait dangereusement dans mes placards de salle de bain.

J’ai été ce petit écureuil qui garde tout pour les jours de disette jusqu’à mes 33 ans je crois et un jour paf ça a changé radicalement d’un coup.

Je m’en souviens très bien, un jour j’essayais de trouver une place dans mes placards pour des super rollers que je venais de m’acheter et je n’en trouvais pas. J’ai eu le même déclic que pour la bouffe : j’ai compris qu’en me débarrassant pas de tous ces trucs hypothétiquement utiles pour ne pas faire de gâchis en fait je me gâchais carrément la vie.

Maintenant dès que je vois qu’un trucs prend de la place et que je ne l’ai pas utilisé depuis un an, j’essaie de le revendre, puis de le donner, et si personne n’en veut, je le mets dans le local poubelle de mon immeuble en général ça part en 1h et moi je respire.

La façon dont je pensais acheter raisonnablement pour ne pas gaspiller mon argent

La première chose que j’ai changé c’est cette idée que c’était stupide d’acheter plusieurs fois la même chose.

Il y a quelque chose qui m’avait toujours semblé bizarre dans les films ou les séries quand parfois le héros ouvre une penderie qui contient 6 fois le même tenue identique. Cela me semblait parfaitement absurde.

L’idée même d’avoir un produit en double me semblait un vaste gâchis : quitte à dépenser des sous autant se faire plaisir avec une multitude de choses.

Ca vous est sûrement déjà arrivé de tomber amoureuse d’un pull et de sa coupe et matière parfaite. Perso à chaque fois que ça m’est arrivé je l’ai acheté en 3 couleurs différentes “pour changer” pour me rendre compte 3 ans plus tard que j’avais mis le bleu marine 4 fois plus que les autres, qu’il est mort et que j’aurais mieux fait d’acheter trois fois le même. mais j’avais beau me le dire, acheter 3 fois la même chose se heurtait à ces petits murs dans ma tête.

Je n’ai pas commencé mon petit délire d’achats en double par les vêtements mais par un objet tout con : ma brosse à cheveux.

Un jour j’en ai eu marre de passer systématiquement 5 minutes tous les matins à chercher cette satanée brosse à cheveux et j’ai décidé d’en acheter 3 identiques : une pour la salle de bain, une pour le salon (où je me coiffe devant la fenêtre telle une déesse vite fait tous les matins) et une dans ma chambre.

C’était tellement trop cool que j’ai décidé de franchir le cap et faire pareil avec mes basiques de look. J’ai commencé par la mini jupe noire, mon basique été comme hiver.

J’en ai commandé 8 différentes sur Asos, je les ai toutes essayées à la maison. Et au lieu d’en garder 3 cools pour “changer” j’ai plutôt élu la grande gagnante que j’ai ensuite commandé en 3 exemplaires et j’ai renvoyé les 7 autres.

Maintenant j’achète une petite armée de vêtements identiques dès que je décèle un potentiel dans un vêtement que j’ai envie de mettre tous les jours. Et je crois que je n’ai jamais moins acheté que depuis que je fais comme ça.

Avant je trouvais que c’était complètement gâcher mon argent que de le dépenser autrement que dans plusieurs tenues différentes, et aujourd’hui je pense tout le contraire.

Bon attention, je n’achète pas TOUT en plusieurs exemplaires sinon ce serait complètement délirant : juste une sélection d’objets ou de vêtements dont je me sers quotidiennement.

La deuxième chose que j’ai décidé de changer c’est cette punition que je m’imposais quand j’avais fait une erreur d’achat :

Vêtement, objet de déco, meuble, si j’ai envie de m’acheter un truc sur un coup de tête et que je me rends compte que c’était une erreur j’ai arrêté de me l’imposer.

Avant dans ma tête je me disais : “ah tu l’as acheté ma fille maintenant tu vas pas t’en débarrasser tu assumes, sinon c’est vraiment du gâchis.”

Maintenant je me dis : “ce truc m’encombre, ne me sert à rien, il me gâche la vie, ciao.”

Typiquement dans mon appart, quand j’ai été prise d’une idée lumineuse chez Ikea en achetant un meuble sensé révolutionner ma vie et qu’une fois en place je réalise au bout de quelques semaines que c’était une mauvaise idée je prends une décision rapide : je revends, je donne ou je jette. Hors de question d’encombrer ma vie avec des erreurs comme une punition.

Mieux : j’achète dans la foulée ce dont j’ai vraiment besoin.

Ce que ça a changé chez moi

Concrètement, chez moi (pas moi moi, hein dans ma maison quoi ^^) c’est que tout est mille fois plus agréable à vivre

😊😊😊

  • J’ai de la place pour ce qui est utile, fini l’accumulation d’objets hypothétiquement utiles.
  • J’ai une penderie organisée, fini de chouiner quand ma jupe préférée est au sale alors que je sais pas quoi me mettre, fini de pleurer quand un vêtement cheap que j’adore arrive au bout de sa vie.
  • Je trouve facilement les choses chez moi, plus aucun objet du quotidien ne se ballade
  • J’ai toujours un aménagement fonctionnel il n’y plus rien qui m’encombre.

J’ai lu la magie du rangement de Marie Kondo quelques années après tout ça et je dois dire que même si je ne caresse pas mes chaussettes pour les remercier de me porter chaque jour et que je ne chuchote pas à mes robes d’été que leur tout va venir, je suis assez d’accord avec la plupart de ses principes. Elle apporte aussi une autre idée du gâchis en répétant page après page qu’apprendre à jeter c’est salvateur.

Jeter… vous m’auriez dit ça il y a 10 ans je vous aurais répondu que je ne trouvais rien de plus triste… Alors non je ne jette pas encore à tour de bras, j’essaie de revendre ou de donner. Marie Kondo estime que c’est encombrer une autre personne que de faire ça, je n’arrive pas à me décider si elle a raison ou tort…

 

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