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Du vintage sorti du grenier…


Je ne vous apprends rien, je vous ai déjà fait part de mes délires d’amour pour le rétro et les petites choses vintages gardées par ma grand mère ici, et encore.

En fait, je suis issue d’une famille qui garde tout depuis des génération (et ce depuis le 19e siècle, oui madame !). Et ça en fait des choses dans le grenier familial, on y trouve des uniformes des deux guerres, des boîtes remplies de paires de gants, de chemises de nuit, de vieux papiers collectors (qu’on aime à imaginer qu’ils ont une grande valeur), des disques en bakélites, des bouts de tissus que je n’arrive pas à identifier (mais à quoi cela pouvait bien servie ?), des vieux magazines, des coupures de journaux, des vieilles chaissettes. A croire que personne n’a jamais rien trié : et c’est ce qui fait tout son charme. Ce fouilli est très inspirant, j’ai toujours le sentiment qu’il reste un carton que je n’ai pas fouillé, et, après avoir tenté de tout rangé, je me suis dit que non, quelqu’un sera bien content derrière moi d’entreprendre des fouilles et d’imaginer qu’il va faire de grandes découvertes.

Ma grande chance dans toute cette histoire c’est que je suis la seule parmi les petits enfants de ma grand mère gardetout à être comme elle, j’ai donc le champ libre pour fouiner tant qu’il me plaît et lui demander, quand je fais une trouvaille, si je peux la garder.

Voici un petit florilège de mon butin du week end :

De belles chemises en coton à foison.

Le certificat d’études de mon arrière arrière grand tante.

Une vieille boîte du bon marché.

Une valise remplie de ceintures en cuir.

Des gants blancs en cuir de toutes les tailles.

Des coupures de journaux dont le contenu m’amuse assez.

Des boîtes à chapeaux de toutes les couleurs.

Un turban en laine années 20.

Un corset rose très marie antoinette.

Des bas de soie inutilisés.

des gants avec de jolis boutons en bois.

des cols, des cols, des cols, des boîtes entièrement remplies de cols !

D’autres albums de cartes postales de mémé georgette.

Des images qui viendront bientôt remplir ce blog.

Vivement ma prochaine mission fouine dans le grenier !!

Plus d’images sur mon album photo.

Ode à mémé Georgette

georgetteOui, ces deriners temps, je suis dans un trip famille/rétro. Aujourd’hui c’est les cartes postales et mon arrière grand tante (euh…je crois, je suis plus sûre d’un coup dans la généalogie). Mémé Georgette, j’avoue, je ne sais pas grand chose d’elle (peut être ma gentille sorcière de maman a-t-elle un billet en stock sur elle ?), mais ce que je sais c’est qu’elle nous a laissé toute sa collection de cartes postales, dans de gigantesques livres intitulés “cartes postales” bien sûr, où se cotoient vieux Paris, paysages, romans photos d’époque, images d’épinal, et quelques clichés coquins… J’adore les feuilleter, même si c’est pour la 477eme fois car à chaque fois je découvre un ptit truc. Et comme je suis méga curieuse, je lis ce qui est inscrit derrière. Parfois il n’y a rien, ses amis lui envoyaient des cartes juste pour sa collection, mais quand il y a du texte, je ne me lasse pas du langage de l’époque tellement je trouve ça joli.
Extrait : “Mademoiselle, je vous envoie le langage des fleurs comme je vous l’avais promis. Ce n’est pas gentille de votre part d’avoir déserté le château dimanche soir. Quand je reviendrai je vous collerai 8 jours de forteresse. Tâchez de bien vous amuser au bal avec Zoë. Oh ! Mais oui ! Surtout pas dans les assiettes. En attendant d’avoir le plaisir de vous voir, je vous serre la main.”

A chaque fois que je me perd dans ces histoires, et même si les miennes n’avaient rien à voir, je me dis que ça me manque un peu de ne plus reçevoir de lettres. Je ne suis pas la première à pleurnicher de cette dérive moderne et j’en suis également responsable car je n’écris plus à personne, mais quand même, je suis parfois à deux doigts d’acheter du papier à lettres et à écrire aux gens quitte à passer pour une folle…

Pour en voir plus, direction mon album photo : “cartes postales“.

J’aime le vieux ! (part III : les boutons)

boutons2Je ne sais pas pourquoi, ces petites choses me fascinent, j’adooore les collectionner. Mon grand plaisir c’est d’attrapper les trois boîtes de boutons chez ma grand mère (les colorés, les métalliques, les blancs). Dans ces boîtes il y a les boutons que gardaient sa mère, sa grand
mère, une grand tante, elle même et dieu sait qui d’autre : chaque fois
qu’un vêtement était jeté, on en gardait soigneusement les boutons. Moi ce que j’aime pardessus tout, c’est les trier, j’y passe du temps : je fouille, je trie ceux que j’ai envie de prendre, j’essaie de les rassembler par couleur, par taille, etc…(je suis foldingue, oui, j’adore aussi trier les crayons de couleurs par couleur dans leur boîte, surtout quand y en a 76). Bref. Mais le problème de cette micro-passion, c’est que je ne sais jamais quoi en faire. J’ai décidé récemment de m’en servie pour donner un peu de cachet à certaines fringues, mais je ne me suis pas encore lancée.
Vous avez des exemples de jolies créations à base de boutons ?

Ma grand mère…

mamie3Dans la série “je raconte ma vie” aujourd’hui j’avais envie de parler de ma grand mère (comme promis hier), la maman de la gentille sorcière baptisée sur son blog “mrs Bibelot“.
Ma grand mère, c’est un peu moi avec 45 ans de plus, paske je lui ressemble, ça me permet de voir comment je vais vieillir, et c’est plutôt rassurant.
Elle m’a légué ses jambes, et rien que pour ça c’est un bonheur ! Elle se dandinait dans son village avec un mini short qui faisait s’évanouir les vieilles bigotes, et posait comme une pin up en maillot de bain car elle savait que ses jambes, étaient les plus belles.
Elle m’a légué aussi sa collectionnite aigüe, et son plaisir d’entasser les jolies vieilleries: je lui ai promis que jamais aucun de ses trésors ne seraient jetés, j’y veillerai !! C’est comme ça que régulièrement elle me donne de jolies choses : les chaussures de mon arrière grand mère, des gants en dentelle, des livres, des disques en bakélite et autre merveilles poussiéreuses qui font râler le reste de la famille.
Elle est complètement à l’ouest et moi aussi : c’est pas qu’on est dans la lune, c’est que de temps en temps seulement on est sur terre ! Je me souviens d’un jour où elle avait gardé un petit serpent en plastique pour nous faire peur, qui lui a filé une crise cardiaque quand elle a ouvert un tiroir dans lequel elle avait oublié l’avoir mis. Pour ma part, un jour où mon père me demandait la louche à table, je me suis levée, ai débranché une lampe et la lui ai apportée…Et puis essayez de me parler, une fois sur deux je suis “partie” comme dirait ma soeur, loin dans ma tête…
Elle parle très fort, comme une poissonnière, et pousse des cris tout le temps, moi c’est pas pour rien que j’ai fait du théâtre, c’est le seul endroit où mon volume est adapté !

Et vous, vous ressemblez à qui dans votre famille ? Au chat, à votre père ou pire, au facteur ?

Déjeuner chez mamie…

mamieQuel bonheur, ce goût du détail, de la présentation, j’adooooore ! C’est tellement chic et kitsch à la fois de présenter des fraises sur un joli plateau. (des muffins avec du glaçage de couleur, ce serait pas mal aussi !). Ma grand mère, elle dépote ! (d’ailleurs, un de ces quatre, je vous parlerai d’elle, même si tout le monde s’en fiche, je fais ce que je veux ici, na !)

Casserole…

musique carnegie hall new yorkSi vous ne connaissez pas le nom de Florence Foster Jenkins vous allez découvrir ici un monument de l’histoire de la musique et du chant lyrique.
Cette riche héritière américaine avait des capacités rythmiques et vocales….discutables, mais elle était cependant persuadée de son talent. Elle avait au fil des ans, réussi à réunir un nombre assez impressionant de fans qui la suivaient plus pour le divertissement que procurait ses massacres des grands classiques que pour son géni musical. Ce style peu académique l’a rendue très célèbre, elle a d’ailleurs terminé sa carrière sur la scène du Carnegie hall. Elle reste aujourd’hui une légende, accompagnée comme toute légende d’anecdotes aussi drôles qu’invérifiables. On raconte ainsi que lors d’un accident à bord d’un taxi en 1943, elle découvrit qu’elle pouvait chanter un « Fa encore plus haut qu’avant ». Au lieu de poursuivre la compagnie de taxis, elle envoya donc une boîte de bons cigares au conducteur. On dit également que ses afficionados la suivaient partout, et avaient mis au point tout un système d’applaudissements et de “bravos” pour dissimuler leurs rires, elle considérait d’ailleurs tout éclat de rire, comme provenant de rivales rongées de “jalousie professionnelle”.
Il en reste aujourd’hui une histoire fascinante et drôle et quelques enregistrements hallucinants qui ne manqueront pas de vous faire grincer des dents (la reine de la nuit…un carnage…).
J’ai découvert ce personnage étonnant au lors d’un cours sur le kitsch…c’est dire…

Sources diverses, personnelles, + wikipédia.

Edit : j’ai rectifié le lien pour que vous ayez le bonheur d’écouter cette pure merveille :