gamine
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Le titre est étonnant, et pourtant, j’ai retrouvé un tas de plaisirs de gamine la semaine dernière chez Boucheron, place Vendôme (oui, oh, vous savez où c’est, mais je pense aux incultes dans mon genre qui n’y avaient jamais mis les pieds il y a encore une semaine). D’abord, moi, quand ça brille de partout je ne peux pas m’empêcher de m’émerveiller comme une gamine (remarquez, boucheron ou disneyland, j’écarquille les yeux de la même façon).

Ensuite, pour nous faire découvrir la marque, ses produits, son univers, on a commencé par nous faire découvrir les bijoux…En les essayant… Je me suis retrouvée à me contempler dans le miroir avec une montre sublime, des bagues très lourdes et finement dessinées (qui ont filé des complexes à ma petite bague de fiançailles) etdes colliers manifiques (oui, ça brillait encore, j’en prenait plein les mirettes). Retour en enfance, flash backs de mes essayages en tout genre de tout ce que contenait la boîte à bijoux de maman pour « jouer à la dame », la paire de chaussures 20 pointures trop grandes aux pieds en moins. Très drôle, car ces petits essayages ont réussi à me faire rêver à des bijoux qui ne me faisaient ni chaud ni froid 20 minutes auparavant, mon fiancé peut trembler…

Ensuite, découverte du travail des créateurs, de leurs croquis sur calque, de leur façon de se raconter des histoire afin de donner naissance à de nouvelles collections. Atelier peinture, avec palette et gouache, afin de dessiner une bague hybride. Flash back des heures passées à dessiner des bijoux, un pinceau à la main, une tartine de Nutella posée à côté de ma feuille. J’étais fière du résultat, mais là, euhhh, sans commentaires…

Merci à Boucheron pour cette soirée hyper enrichissante, et pleine de nostalgie.

Edit : je viens de reçevoir une photo de moi, reine des pétasses avec ma bague :

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paris monument bnf
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paris monument bnf
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Oui, je râle, je râle que les expos, c’est pas toujours ça, mais je ne suis pas complètement butée, je me déplace donc quand même à chaque fois qu’une semble en valoir la peine.

C’est le cas de l’expo « Prenez soin de vous » de Sophie Calle qui, après avoir représenté la France à la dernière Biennale de Venise s’est installée dans la magnifique salle de lecture de la Bnf (site Richelieu). Rien que pour le lieu, ça vaut déjà le déplacement, les voûtes sont sublimes, et les rangées de tables en bois verni avec leurs lampes d’époque dégagent une atmosphère unique : on chuchote, on se déplace silencieusement, on contemple sans bruit. L’expo est elle dans la même veine que la dernière expo de l’artiste (« m’as-tu vue » à Beaubourg), puisqu’il est question de rupture, et Sophie Calle repousse toujours les limites de l’impudeur. Pour ce travail, Sophie Calle a en effet demandé à 107 femmes d’interpréter à leur manière une maladroite lettre de rupture qu’elle a reçue par mail. Chant, danse, poésie, prescriptions, explications de texte, etc… Le fruit de ce travail est surprenant, et même pour ceux qui ne connaissent pas l’artiste et son travail l’expo est très enrichissante. Et là où ses précédents travaux m’avaient toujours mise très mal à l’aise (on n’aime pas forcément se sentir voyeur, même si on se sent attirés), cette façon de décortiquer une lettre de rupture, comme une thérapie, est souvent drôle, et plutôt jouissive. J’y avais emmené mon homme, hermétique à l’art contemporain, et il a aimé, c’est un signe.

Seul bémol : ce qu’ils peuvent m’agacer dans les expos à interdire les photos pour vous vendre leurs catalogues à la sortie. Ah ça y a du monde pour fliquer les gens (3 gardiens, dont un super zélé qui emmerdait tout le monde, rien que ça), feraient mieux de mettre 2 personnes à dispo pour expliquer un peu la démarche de l’artiste histoire d’être constructifs..

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