ma-soeur

Ma soeur, je n’en parle pas beaucoup ici… Oh bien sûr, j’ai souvent voulu le faire mais rien n’est encore sorti, j’aurai tellement de choses à dire à propos de notre relation, que je n’arrivais pas à faire le tri.

Et puis en la voyant l’autre jour en photo chez Anne-so je me suis dit que j’étais bien sotte de ne pas l’avoir fait. Voilà un moment que je lui parlais de faire un shooting avec elle tant j’aime son style sobre et pourtant recherché, pour parler d’elle aussi, mais à force de repousser on n’a rien fait… Alors, sans essayer de trier mes pensées, j’ai eu envie après avoir fait ces quelques photos d’elle, d’écrire un peu.

Ma soeur, c’est bien plus qu’une meilleure amie pour moi, on a traversé pas mal de choses ensemble, et malgré une crise d’ado difficile, on a toujours été là l’une pour l’autre. Partager la même chambre, même si c’est parfois assez hard (j’étais insupportable, elle m’avait baptisée « Hitler »), ça crée des liens je vous assure !

C’est une des rares personne qui comprend ce que j’ai dans la tête en un regard, et qui peut être prise d’un énorme fou rire avec moi sans que personne autour de nous ne comprenne pourquoi. Elle connaît tout mes petits travers, mes moindres faiblesses, et moi les siennes et ça ça nous agace.

Et même si on s’aime, on déteste que les gens trouvent qu’on se ressemble parce qu’on s’est toujours trouvées vraiment différentes : c’est bien simple, arrêtez de nous dire ça c’est tout !

estelle

sherif

clownut

Petite, elle était déjà toute coquette alors que je ressemblais à Mowgli, elle était toute sage alors que je grimpais sur les meubles, elle était toute douce alors que j’avais une voix exaspérante et un cheveux sur la langue.

Et puis on a grandi… Elle plus que moi d’ailleurs, difficile à digérer pendant des années. Elle a commencé à m’apprendre des choses, à moi, sa GRANDE sœur et ça ne me plaisait pas du tout. Elle a trouvé son style, ses inspirations et références bien avant moi et pendant longtemps, sans lui dire j’ai essayé de l’imiter.

Aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine sans qu’on s’appelle et qu’on se voit. Oh, je vous rassure, on s’engueule beaucoup, on crie, on pleure, on claque la porte (enfin surtout elle), même encore aujourd’hui, sous le regard atterré de nos chéris. Et 1/4 d’heure plus tard on s’appelle avec une petite voix pour se dire qu’on est désolées et qu’on s’adore.

On se donne des surnoms débiles incompréhensibles pour le commun des mortels et ça, ça nous amuse beaucoup.

Et puis ma soeur, c’est quelqu’un de spécial : elle clamait être la réincarnation d’un petit chien du désert du nom de Hamalaram quand elle avait 2 ans et ça, c’est pas commun…

Qui dit mieux ?

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