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Oui oui, et j’assume complètement. Je sais parfaitement que pour le reste de la France on est tous des gros cons dès lors qu’on est parisien. Oui on est désagréables, pressés, orgueilleux, etc… J’en ai entendu beaucoup des petites remarques destinées à nous parisiens, mais croyez moi, on a des circonstances atténuantes….

> Désagréables : « ouaiiiis, vous avez vu les gueules que vous faites dans l’métrooo ? »

Je vais vous apprendre un petit truc si vous voulez être tranquilles à Paris, qui plus est si vous êtes une femme : faire la gueule, ça vous protège. Quand j’ai débarqué de ma province pour m’installer à Paris, j’étais toute guillerette, gentille, souriant en permanence, dans la rue, le métro…. Erreur, c’est un aimant à boulet, à pots de colle, à mecs bourrés, à gentil malade relou, à dragueurs à 2 sous… Après m’être fait suivre par moult vieux gars graveleux, m’être fait prendre la jambe par des malades et avoir plus d’une fois flippé comme jamais, j’ai décidé que moi aussi, j’avais le droit d’être tranquille, j’ai donc adopté « la gueule ». Depuis, bizarrement, mon regard de tueuse et ma bouche en cul de poule repousse tous ces emmerdeurs bien loin, là bas, vers ces innocentes qui sourient, et je suis bien peinarde, toc !

> Pressés : « non mais vous vous êtes vous, à courir à gauche dans les escalators en poussant tout le monde »

Ah mais ma bonne dame, être pressée n’est pas la question, je refuse juste tout net de rester immobile sur les tapis roulants et escalators comme un veau qu’on mène à l’abattoir. Si vous avez envie de rester là, inanimé sur la droite, libre à vous, on a tous le droit d’avoir un petit coup de mou, mais moi, ça me fait mon p’tit sport de la journée d’escalader les grandes marches de l’escalator, et je n’ai pas de pitié pour les emmerdeurs qui ne se posent pas à droite, comme des papis sur la file de gauche à 80 sur une nationale : « Pardooooonnn !! » (qui en langage de connard de parisien, ne veut pas dire excusez moi, mais »dégage de là »). Ok, j’avoue, on pourrait être un peu plus doux, mais quand c’est tous les matins la même chose, moi je perds patience (je me tape au moins 4 escalators). Et oui, on est insupportables tellement on se speed, mais franchement, moi le métro, plus vite j’en suis sortie mieux je me porte, je ne suis pas là pour m’émerveiller devant les céramiques et j’ai le nez sensible, désolée.

> Orgueilleux : « non mais vous êtes ridicules à vous croire sortis de la cuisse de Jupiter sous prétexte que vous vivez à Paris ».

Pardon ? Qu’ouis-je ? Qu’entends-je ? Les parisiens se la pètent ? Bon, ok, un peu j’avoue. Mais pour avoir fait un petit tour de France l’an dernier, je peux vous assurer qu’il y a pas mal de régions où les gens sont fiers de vivre, et ils le revendiquent haut et fort. Je vois pas où est le mal… Je vis à Paris, j’aime ma ville, et si y en a un que ça dérange, tant pis pour lui. Et pour avoir récemment fait un tour dans le sud et avoir subi des vannes à répétition pendant une semaine à grand renfort de « ouaiiiis vous les parisiens, gna gna gna », je peux vous assurer que ce n’est sûrement pas moi qui avait besoin de rappeler toutes les 2 minutes que j’étais parisienne.

Loin de moi l’envie de lancer une petite guéguerre province/paris , je voulais juste mettre quelques points sur les « i », parce qu’on n’est pas que des connards….

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