ego-facto-paon
,

ego-facto-paon

C’est assez drôle, car l’univers du parfum me fascine, alors que  je n’en porte quasiment jamais (ça me prend une fois tous les 6 mois).

En bossant chez l’oréal, j’avais constaté que contrairement à ce que je pensais, j’étais assez sensible aux odeurs, et rencontrer des nez et en apprendre un peu plus sur les détails de leur métier m’avait beaucoup intriguée. C’est donc avec un immense plaisir que j’ai découvert le travail de Pierre Aulas et que je l’ai écouté raconter un tas de petites anecdotes à propos des parfums qu’il a aidé à élaborer.

Après avoir beaucoup travaillé pour les autres, et laissé de côté plein de formules auxquelles il croyait mais qui ne sortiraient certainement jamais de leurs fioles, il s’est dit qu’on n’était jamais mieux servi que par soi-même et a décidé de lancer sa propre gamme de parfums.

Je vous avoue que malgré mon grand intérêt pour cet univers, j’ai toujours trouvé que les grandes marques et la réalité de la parfumerie ne faisaient pas vraiment rêver.

Un parfum, si on ne vous l’explique pas, si on ne vous raconte pas son histoire, si on se contente de vous faire un joli spot TV il y a peu de chance qu’il vous transporte. Bien trop souvent, les grandes marques se contentent d’enfermer leur précieux jus dans un flacon avec quelques dorures qui s’écaillent à la moindre accroche et dont le bouchon fait un bruit de plastique quand vous l’ouvrez.

Pas très luxueux… pas de rêve, chaque détail est minutieusement analysé afin d’obtenir une rentabilité maximale.

ego-facto

Alors quand j’ai découvert la gamme de parfums ego facto, c’est d’abord mon œil de designer qui a été séduit. Un flacon tout ce qu’il y a de plus simpe mais avec des détails bien pensés. Le  bouchon est lourd mais semble en légère lévitation et il est en cristal taillé main, ce qui fait un bruit complètement différent quand on l’enlève et qu’on le dépose. Le petit médaillon ma fait un peu l’effet d’un sceaux et donne un petit côté rétro au tout.

Et puis, Pierre nous a raconté chaque parfum, chaque personnalité qu’il représente : des caractères forts mais tout en subtilité. Tout le monde peut s’identifier à l’une de ces créations, bien plus facilement qu’avec d’autres parfums.

J’aime beaucoup l’idée d’offrir un parfum à message de ce type, dire à quelqu’un « cela m’a fait penser à toi ». Pierre considère d’ailleurs chaque jus comme un véritable prolongateur de la personnalité. Moi qui ai toujours pensé que porter un chanel n°5 ou du calvin klein était le signe d’un manque d’originalité évident, je suis vraiment séduite par le concept d’ego facto. Après, chacun porte son parfum pour une raison différente : appartenir à un groupe, s’identifier à une grande figure, ou affirmer sa singularité. Je suis dans la 3e catégorie…

ego-facto-pub

J’ai trouvé très inventive la campagne imaginée pour cette gamme de parfum, avec des poupées barbies, tout, absolument tout m’aura définitivement charmée dans ce projet et je souhaite une jolie réussite à Pierre Aulas pour ce magnifique travail. Vous trouverez la gamme ego facto uniquement chez Marionnaud, pour les Valentins en galère de cadeau pour demain, foncez :)

Enfin, parce que c’était amusant et très en phase avec l’idée d’avoir un blog et donc d’avoir un ego assez fort et une pointe de narcissisme, j’ai accepté de me prêter au jeux de l’égérie, sous l’objectif de Benjamin Boccas. J’ai joué un peu à la grande charmeuse pour Fool for love :) J’ai toutefois eu un énorme coup de cœur pour le parfum poupoupidou et ses notes de fleur d’oranger et de vapeurs de riz (incarné par deedee) et sacré cœur et ses notes de chablis, de bois et de tabac (pour homme, incarné par Florian). Allez tous les découvrir sur le site, ça vaut le détour.

benjamin-boccas
Crédit photo : Benjamin Boccas

0
Partager
nez parfum

Bon, ok, le jeu de mot est nul, mais ça me faisait marrer, alors laissez moi rire bêtement dans mon coin. Donc comme le dit le titre, j’ai déjeuné il y a peu de temps avec un nez, si, si, quelqu’un dont le métier est de sentir les choses.

Pas que je prépare une thèse sur les goûts et les couleurs, mais je travaille dans une boîte où on rencontre un tas de gens, et où justement, il y a des « nez ».

Je me faisais une idée toute fausse de ce métier qui m’intriguait quand même beaucoup, et j’ai appris un plein de trucs. D’abord, bon, je sais c’est nul, je m’attendais à déjeuner avec quelqu’un qui aurait un nez assez…..gros…., c’est con, mais c’était plus fort que moi.

Ensuite, je croyais qu’on naissait « nez », qu’on le savait quoi, qu’on était tellement sensible aux odeurs que le métier s’imposait de lui même. Mais non, c’est comme tout, il suffit d’avoir une sensibilité et une attirance naturelle pour les odeurs pour penser en faire son métier.

Un peu comme les études que j’ai fait finalement : une petite sensibilité artistique, un bon coup de crayon, et hopla, le tour est loin d’être joué, ensuite il faut faire les études qui vont vous permettre de développer son sens artistique. Pour être nez c’est pareil, on apprend énormément sur la culture des odeurs, à les distinguer, à savoir en parler, etc… sauf qu’il n’y a que très peu d’écoles qui proposent cette formation, alors c’est tout aussi difficile d’y entrer que dans tout autre grande école.

Bref, c’est un métier qui avant tout s’apprend, et ça, ça m’a beaucoup étonnée (je crois que j’avais trop lu « le parfum »…).

Mais en fait, ce qui m’a le plus fascinée, c’est que finalement, l’odorat est un des sens que l’on utilise le moins, auquel on est le moins receptifs, la personne que j’avais en face de moi avait donc une petite partie de son cerveau bien plus active que la mienne et surtout, il avait une autre façon de voir les choses, ou plutôt de les sentir. Lire la suite…

0
Partager