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Mardi 4 mai – 12h : après avoir trottiné sous les arcades de la rue de Rivoli en tutu pour rattraper mon retard, je prends sur ma gauche : rue Cambon. Je me rends compte alors que c’est la première fois de ma vie que j’y mets les pieds en direction de la mythique boutique parisienne Chanel.

Je suis une grande inculte en matière d’histoire de la mode, je découvre, j’apprends, j’écoute… Mais je n’y connais pas grand chose. C’est pourquoi j’ai un peu honte d’emprunter les escaliers qui mènent à l’appartement de Gabrielle Chanel, j’ai le sentiment de ne pas vraiment mériter la visite. Mais qu’importe, je suis ravie d’être là pour que l’on me raconte cette marque que je connais trop mal.

C’est Marie-Louise de Clermont Tonnerre, personnage haut en couleur et mémoire de la marque depuis la mort de mademoiselle qui nous fait la visite guidée. Elle n’a pas sa langue dans sa poche, c’est un régal.  Je ne m’attendais pas à autant de décontraction et à ce regard parfois goguenard porté sur celle qui occupait autrefois ces lieux.

Nous découvrons alors un salon reconstitué avec soin : des chinoiseries, des toiles et sculptures de maître qui côtoient des objets en toc, des souvenirs forts et les collections de lions et d’épis de blé de Coco Chanel. On apprend que cette petite cage qui n’a l’air de rien là, à côté d’une main de Giacometti est en fait le point de départ de la publicité de Jean-Paul Goude avec Vanessa Paradis. Une pampille restée dans la gueule d’une grenouille en laiton n’a pas bougé depuis 40 ans, et le débat sur l’origine du matelassé du 2.55 qui prendrait son origine dans les motifs du canapé anime les représentants de la marque…

Je vous laisse visiter ?

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