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Quand on me parle de bijoux, je ne sais pas pourquoi je dis à chaque fois que je déteste ça et que je ne suis pas intéressée… C’est étrange, je fais toujours celle qui n’aime pas alors qu’au fond je me rends bien compte que tout ce qui brille m’attire.

Je m’en étais rendu compte lors d’une visite de la maison Boucheron, où j’avais encore joué les désintéressées… Jusqu’à ce qu’on me fasse essayer une bague, puis deux, puis une tiare… J’avais presque fini par arracher un bouton récalcitrant de mon gilet pour pouvoir essayer une rivière de diamants, comme une furie.

Si vous aussi vous aimez ce qui brille et que vous ne savez pas quoi faire aujourd’hui, je vous conseille l’expo BVLGARI au grand palais. J’y suis allée jeudi soir lors du vernissage et je n’ai pas été déçue. J’ai été complètement bluffée par l’installation sous le grand dôme et par la scénographie (les bijoux dans le noir, avec un très beau travail d’éclairage).

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Je vous ne l’ai pas dit, mais depuis plus d’un mois, j’ai un peu changé de vie. Et dans cette nouvelle vie j’ai de nouveau du temps pour avoir le plaisir d’aller faire des expos la semaine. Je suis exigeante, je sais, mais les expos dans Paris le samedi c’est assez insupportable, et moi ça me fait fuir.

Vous allez donc maintenant très certainement avoir plus de comptes rendus d’expos ici. Aujourd’hui l’expo Marie Antoinette au grand palais.

(eh non, pas de sneak pics, j’avais pas envie de me faire déchirer par un gardien – et notez que j’ai fait cette photo avant d’avoir mon appareil de la mort qui tue).

D’ordinaire, le grand palais je n’y vais jamais, car même en semaine il faut parfois affronter une queue monstrueuse à l’entrée. Et comme je décide en général sur un coup de tête d’aller me faire une expo, je ne réserve jamais à l’avance pour avoir un coupe file.

Mais là je savais que l’expo n’attirait pas forcément les foules, j’ai donc tenté le coup. Et j’ai beaucoup aimé.

La scéno de l’expo est trèèèès théâtrale, et on est constamment sur la scène, à se balader dans les décors. Ce sont d’abord des pièces en enfilade dans lesquelles on découvre la jeunesse de Marie Antoinette, à Vienne puis lors de son arrivée à la cour. C’est ensuite au milieu d’un décor peint des jardins de Versailles, accompagné de quelques chants d’oiseau qu’on découvre sa vie à la cour, le petit trianon. Et après une longue descente d’un escalier en colimaçon (figure de style ?) c’est la chute qui nous est contée. La dernière salle, dont les murs convergent vers la fin qu’on connaît, est sombre, et l’éclairage nous plonge dans le drame. J’ai été très touchée en regardant les objets ayant appartenu à Marie Antoinette lors de sa captivité, le jeu de loto du dauphin également. Ces objets sont en effet exposés dans des vitrines encastrées dans le mur, qui obligent le spectateur à s’approcher de près pour les regarder, il se retrouve alors seul un moment face à eux, ce qui crée une certaine proximité. On ne peut pas ne pas s’arrêter un instant devant la coiffeuse de Marie Antoinette et ne pas se regarder dedans en se mettant à sa place. C’est très troublant.

Je suis ressortie de cette expo avec des impressions, et le sentiment d’avoir partagé quelque chose, vécu un moment simple mais parfois intense avec Marie Antoinette.

Allez-y, l’expo dure jusqu’au 30 juin. Plus de détails ici..

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