Mean girls

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“We were just trying to drown her”

Aujourd’hui, pour la première journée nationale contre le harcèlement j’ai eu envie de raconter une petite histoire que je n’ai jamais vraiment racontée : petite, j’ai été le souffre douleur de ma classe voire de mon école pendant 3 ans, et j’ai toujours cru que je l’avais un peu cherché.

Quand j’avais 8 ans j’étais une petite fille comme les autres : peut être un peu plus chahuteuse et insolente que la moyenne mais j’avais des amis et je trouvais ça cool la récré. Et puis mes parents se sont séparés (ambiance guerre des roses olé), et ça m’a forcément perturbée, je me suis un peu repliée sur moi même. Et comme j’étais aussi la plus petite de ma classe (donc déjà presque à part), je suis officiellement devenu l’animal malade du troupeau et on me l’a fait payer, surtout les filles (Aude et Julie seront à jamais des prénoms de pestes dans mon esprit).

C’était il y a sacrément longtemps, je n’en ai donc que quelques bribes de souvenirs aujourd’hui, mais je me souviens assez nettement de ce jour où les enfants ont joué à s’envoyer entre eux une balle un peu spéciale, puisque la balle c’était moi. Ils étaient tous en cerclent et me poussaient les une contre les autres en criant “j’envoie la baaaalle”. J’avais aussi hérité du doux nom de “riquiqui tout pourri” et j’étais seule la plupart du temps, je n’avais pas d’amis.

Aussi bizarre que cela puisse paraître je ne me suis jamais vraiment vue comme une victime, je rendais chaque coup quitte à ce qu’on me déteste encore plus.

J’ai eu un an de répit en dernière année de primaire suite à un déménagement forcé avant de rentrer au collège, affublée de béquilles et d’un plâtre comme si ma petite taille ne suffisait pas à donner aux enfants une bonne raison de me martyriser (et j’oublie mon patronyme magnifique “Gerberon” quel cadeau de la vie).

On avait la grande chance d’accueillir les “footeux” de Clairefontaine, ambiance footballeurs américains des séries américaines, et j’ai tout de suite été leur cible favorite. Je ne compte pas le nombre de fois où ils m’ont jetée dans la poubelle.

Idem, je ne me souviens pas quelles souffrances cela a pu engendrer chez moi, je ripostais toujours et ai fini par prendre le parti de la cinglée pour éloigner les fâcheux (crier très très fort comme une folle a été un merveilleux repoussoir pendant mes 4 années de collège).

J’ai eu le caractère pour supporter ça, ça m’a donné la rage de vaincre, je suis une petite chanceuse finalement.

Mais je pense à tout les “bigleux”, les petits gros en jogging, les timides, et originaux qui subissaient les même traitements (sans que bizarrement on pense à se soutenir mutuellement…) et qui n’ont peut être pas eu un parcours plutôt sympa malgré tout.

Je pense aussi à tous les “dominants” qui adoraient me mettre par terre et ceux qui, n’osant rien dire, riaient en me voyant au sol au lieu de me tendre la main. Leurs parents étaient à des années lumières d’imaginer leur comportement.

Aussi, si vous êtes parents et lisez cet article et tous ceux qui seront consacrés à cette journée de sensibilisation, même si vous refusez d’imaginer que votre petite tête blonde puisse être dans le camp des bourreaux, posez leur les bonnes questions pour savoir quel rôle ils tiennent dans la cour d’école et apprenez leur l’empathie avant tout, la petite fille qui attendait la fin de la récré avec impatience que j’étais vous dira merci.

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100 comments on “Mean girls

  1. Très bel article et bienvenue au club des souffres douleurs… J’espère qu’un jour les mentalités changeront…

  2. Quand je lis cet article, je me retrouve assez, parce-que c’est vrai que quand on se fait chahuter étant petit ou même pendant l’adolescence (comme moi), on en ressort plus fort mais quand on y pense sa reste toujours un souvenir douloureux. Je n’imagine pas maintenant avec la nouvelle génération comment sa doit être à l’école pour ceux qui sont prit pour cible…

  3. Salut c’est moi Julie, ton bourreau de l’école primaire… (Nan j’déconne ! OK cette blague est nulle…)
    Les enfants peuvent être très cruels, je trouve ça dingue que de nos jours 1 gamin sur 10 soit harcelé à l’école. ça me tue car j’ai toujours été scolarisée dans des petites écoles de campagne où il y avait une sorte de “solidarité” entre gamins, on a échappé à ce schéma bourreaux/victimes. Bref, par chance je n’ai jamais assisté à ce genre de scène que tu décris.
    Je t’admire sincèrement d’avoir réussi à faire face et ta réussite aujourd’hui est une sacrée revanche je trouve.
    Voilà voilà mon commentaire ne fait rien avancer mais je te t’envoie des bisous (même si je m’appelle Julie <3)

  4. Salut, je ne laisse jamais de commentaires sur ton blog mais voulais te remercier pour cet article qui change de ton. Je n’ai jamais vécu harcèlement mais j’ai pu rentrer dans le moule comme tout le monde et ai sans le vouloir fait souffrir des gens de mon âge en me moquant d’eux. Je n’ai en revanche jamais été agressive mais je déplore aujourd’hui ce manque de réflexion quant à la différence. Je travaille aujourd’hui avec des personnes autistes et suis sensibilisée à la différence de par mon métier. Je constate que les enfants d’aujourd’hui sont globalement plus ouverts car l’école s’ouvre de plus en plus aux différences mais cela reste le parcours du combattant pour tous ceux qui ne sont pas la copie conforme des leaders (qui sont soit dit en passant, souvent des jeunes en souffrance aussi).
    Aussi merci pour ton honnêteté car ce n’est jamais facile d’évoquer ce type de souvenir !

  5. <3

  6. Ton témoignage m’a beaucoup touché
    Moi aussi j’ai malheureusement connu la même histoire que toi…
    Merci de la partager
    Bonne journée à toi.

  7. Bienvenue au club, cela a duré tout le collège/lycée, mais comme toi j’ai su me défendre. Aujourd’hui mes “harceleurs” sont des loosers incultes et chômeurs et j’avoue que cela me réjouit beaucoup !

    • La roue tourne !

    • la roue tourne fort heureusement et on finit par prendre en pitié ses bourreaux lol surtout après quelques années d’errance où on finit par s’apercevoir qu on a un pe u de talent et qu on était victime de jalousie… Mais la lucidité met du temps à s installer ainsi que la confiance e n soi..

    • Et oui comme quoi il y a une justice, même chose pour moi ce sont tous des losers sans ambition maintenant.
      Le seul côté “positif” dans tout ça c’est que ça te donne la rage de vivre.
      Et Merci pour ton article il me semble que c’est important pour ceux qui vivent actuellement ce qu’on a pu traverser.

      • Vous me faites rire 😀 !!!! C’est exactement le type d’histoires que je raconte à mes élèves, les populaires du collège sont souvent les pourraves de demain et ça les rassure!

      • Les populaires du collège sont souvent les pourraves de demain : mais oui c’est exactement ça !

  8. je peux témoigner aussi. j’étais seule dans les cours de récré, du moins au collège (années que j’ai particulièrement haïes ) .. c’est le prix à payer quand on s’écarte du troupeau ou qu on passe plus de temps que la moyenne dans les bouquins.. et je me rappellerai toujours de ce livre étudié en anglais renforcé ” LORD OF THE FLY” , sa majesté des mouches qui démystifiait complètement l’angélisme lié à l’enfance et à ses soi-disantes vertus innocentes qu’on lui prête.. y a pas plus infect que la masse ou la collectivité.. Et ^puis j’ai grandi et reçu suffisamment d’affection pour dépasser tout cela mais je garde un profond scepticisme quant à la nature humaine. le fusain, l’aquarelle, la musique m’aident à trouver un peu de sérénité dans ce monde peu enclin à l’intelligence ou à l empathie.. et comme chante brassens : non les braves gens n aiment pas que…

  9. arf mince, heureusement comme tu dis que tu as eu le caractère qu’il fallait à ce moment-là !
    très joli post, émouvant !
    et tu as raison de sensibiliser les parents.

  10. Très chouette article plein d’espoir finalement.
    Je me retrouve assez dans ton parcours, petite, maigrichonne, avec des lunettes et toujours un bouquin à la main, ça suffit. Mais comme toi, j’ai pris le parti de me défendre (toujours été une bagarreuse, encore aujourd’hui, même si j’étais, et suis toujours, loin de faire le poids) quitte aussi à être la “balance” de service en allant me plaindre aux autorités compétentes de l’époque (càd le cpe, qui terrorisait tout le monde), du coup, on se méfiait un peu de moi, ce qui fait que j’ai survécu 😀 Au lycée, ça s’est beaucoup mieux passé, même si mon côté fille de prof (mon père travaillait dans le même lycée) n’a pas aidé… J’en ai gardé une capacité à démarrer au quart de tour dès que je me sens attaquée mais aussi la sensation de ne pas vraiment être digne d’intérêt mais finalement, ça se soigne et je ne regrette rien !

  11. Hello,
    une Julie toi aussi! Pour moi il y a eu du Julie, du Ludivine, du Nora et j’en passe…
    Difficile souvenir le collège, très bonne élève, pas très à la mode, une seule amie, de l’acné, un appareil dentaire et des cheveux… Indomptables…
    La boule au ventre d’y aller tous les matins, l’envie d’arrêter et le silence face à mes parents qui ne savent que depuis peu le cauchemar que cela a été. Le personnel enseignant un peu désarmé face à tout ça à l’époque. Ma plus grande chance? L’absence d’internet et des portables… Je pense que sinon tout ça aurait été insupportable. Quand j’entends toutes ses histoires de harcèlement sur le net et à l’école, ça me rend malade et je reconnais avoir eu de la chance finalement… Mon chez moi était mon endroit de refuge et de paix, j’avais au moins ça, à 17H fin des cours, j’étais libre…
    Enfin au final, ces petites pestes, ont raté leurs études, sont chômeuses, ont pris 20kg facile… Ma revanche personnelle, le Karma…Moi j’ai un job qui me plait, je pourrais même en faire des tas d’autres, grâce à cet appareil j’ai de belles dents 🙂 le fer à lisser est mon meilleur allié, j’ai aujourd’hui de vrais Amis, l’Amour aussi, le vilain petit canard est plutôt un joli cygne et j’ai gagné en force moral… Bien que tout ça ne s’efface vraiment jamais, il y a toujours au fond de moi la collégienne un peu gauche mal dans sa peau qui refait surface de temps en temps… Ca laisse un peu de traces malheureusement…
    Merci pour cet article

    • Bonjour Dine,

      Je me retrouve beaucoup dans ton commentaire ayant moi-même été pas mal la cible de mes camarades : fille unique, famille plutôt aisée, première de la classe .. au milieu du 93 j’étais une cible très facile et aujourd’hui ça me brise le cœur quand j’entends ici et là que ce sont des “clichés” sur la banlieue … On m’a traité de sale française, de sale riche (alors que bon mes parents sont loin de rouler sur l’or quand même)… Pour moi c’est du vécu, de la souffrance, pas du tout un cliché. Je ne participais pas en classe car je ne voulais pas qu’on sache que j’étais douée. Mais j’avais quand même les meilleures notes de la classe et on me le faisait payer.
      Mais aujourd’hui, j’ai fait des études, j’ai un boulot qui me plait, je vis à Paris je suis heureuse à tous les niveaux et parfois on me dit que je suis “rescapée”.
      Et effectivement, je pense comme toi que s’il y avait eu internet et les portables à l’époque, je m’en serais ptete pas tirée …
      Et comme tu le dis, le personnel enseignant n’est pas armé pour lutter contre ça.
      La meilleure arme, c’est une famille aimante et unie je pense. Des parents à l’écoute. Même si j’ai vu certains reportages qui montraient que parfois ça ne suffisait pas car l’éducation nationale ne prend pas toujours en compte ces souffrances.

      En espérant que cela change !

  12. Jai pas été dans les souffres douleurs ou les harceleurs – j’ai toujours été hors troupeaux. Seule et tranquile. Peut etre parce que je savais deja que les gens sont majoritairement des raclures.

    • il suffit de lire les commentaires des rageux ou des frustrés, tout cela rédigé dans un français rudimentaire , exprimant une haine à peine contenue, faisant suite souvent à un article de journal ou un fait divers pour voir que la nature humaine est belliqueuse et revendicative au lieu de chercher à apaiser les esprits. Et on se dit qu’on est super bien plongé dans son univers fantasmagorique , armée de son fusain………mais la pire des haines est silencieuse, roublarde et incapable de vous reconnaitre un quelconque talent.. elle guette , elle guette , tapie dans l’ombre le moindre talon d’Achille, le moindre faux pas.. elle n’est pas exprimée ouvertement (ça demanderait trop de franchise), elle sourit juste d’un air suffisant……..

    • Si vous me cherchez je serai dans mon chateau fort de coussins avec mes crayons de couleurs

  13. Moi j’ai traversé les environnements (colonies de vacances, écoles…) en étant successivement considérée comme la meuf cool ou la bouffone de service (et parfois neutre), alors que je n’ai jamais eu l’impression de me comporter différemment. Dans les pires cas pour moi ça n’a jamais été au-delà d’une ostracisation, d’autres sont bien moins chanceux malheureusement.
    En tout cas les équilibres sociaux qui aboutissent à ce qu’on bascule d’un côté ou de l’autre de la barière qui sépare les “stylés” des “blaireaux” restent encore à ce jour assez incompréhensibles à mes yeux. Au moins, ça m’a appris que l’idée d’une hiérarchie sociale objective était débile, ça a été très libérateur.
    Ps : j’adore les article plus personnels comme celui-là, ils me donnent toujours l’impression que j’aimerais t’avoir comme copine. <3

  14. Bonjour
    Je m’appelle Julie est j’ai été un bon souffre douleur aussi au collège… Je sais bien comme les prénoms restent gravés dans la memoire, sebastien, anthony pour moi… La cour de récré était ma relache car moi c’était en cours qu’on m’atttaquait, à la barbe des profs (c’est pour ça que je soutiens la campagne de pub) … Merci pour cet article, et oui, si les parents savaient ….

  15. J’ai aussi été une tête de turque à l’école et au collège. Je crois que ça a commencé en CM1 avec la classe de neige où j’étais un peu traitée comme la paysanne de service avec ses fringues moches sans marques, ses grosses lunettes en écaille de tortues multi-couleurs Kickers (merci papa maman quoi), et ses bonnes notes qui étaient forcément synonymes de fayotterie, J’essayais vainement de m’insérer, de feindre d’être cool mais ça n’a jamais fonctionné – je ne pouvais pas rivaliser avec Cindy et son 90 B à 10 ans. J’encaissais, je ne disais rien.

    11 ans, j’arrive au collège et ça se passe plutôt bien. Moi, mes fringues pas cool (enfin, j’avais quand même réussi à me faire offrir un Scott pour mon anniversaire, j’étais déjà un peu moins nulle aux yeux des autres avec ça sur le dos) et mes bonnes notes de fayote, on me laisse tranquille mais évidemment, c’était sans compter sur mes parents qui décident à la fin de l’année de déménager.

    Je débarque en cinquième dans un collège classé ZEP avec une foule de clans déjà formés de l’année passée et des grandes racailles qui ont leurs petits protégés (évidemment, je n’en ferai pas partie). Je suis la petite blanche bourgeoise qui a un bulletin scolaire trop honnête et un père qui vient la chercher dans une voiture aux vitres tintées (je précise que je ne viens pas d’une famille qui roule sur l’or mais vivre dans une maison avec un jardin dans un quartier sans difficultés et avoir une voiture aux vitres tintées, ça suffisait à ce que l’on me haïsse ^_^)

    Ces trois années ont été pénibles et la goutte d’eau qui m’a fait péter les plombs est arrivée en troisième. Pendant six mois, j’ai été harcelée par une Jessica et une Adeline. Mes notes chutaient et j’allais au collège à reculons. Elles se sont amusées à me faire la misère et à s’en vanter dans tout le collège, évidemment : chewing-gum jeté dans les cheveux, balayettes dans le couloir, chaise tirée dans mon dos en classe de musique où je me suis lamentablement échouée par terre devant tous les autres, joints allumés jetés sur mes vêtements, etc.

    Et un jour, en entrant dans la salle du cours de biologie, Jessica vient me voir : “Ouais, à c’qui paraît tu m’as traitée de pute”. Ce à quoi je réponds : “Je n’ai pas dit ça mais ça ne m’empêche pas de le penser”. Et elle s’est jetée sur moi pour m’arracher mon chignon et j’ai riposté. J’ai attrapé ses longs cheveux et j’ai claqué sa tête contre la paillasse. J’étais vraiment à bout et toute ma frustration était en train d’exploser… Elle a eu le nez en sang, moi un bout d’oreille abîmé et les CPE ont eu la bonne idée de nous coller ensemble, SEULES, dans la même pièce. On s’est crachées dessus sans que personne ne soit là.

    J’ai été exclue du collège pendant une semaine, j’ai eu la même punition qu’elle, et je me souviens de mon papa révolté qui a demandé à voir le proviseur – sans que ça change quoique ce soit à mon sort. Personne n’avait prêté attention au manège de ces deux filles pendant deux trimestres et moi, forcément, je n’ai jamais rien dit non plus. Après, j’ai eu une paix royale et j’avais acquis le respect de toute la classe et par extension de tout le collège puisque ça s’est rapidement su.

    J’ai autour de moi beaucoup de filles qui ont été harcelées (souvent par d’autres filles) à l’école, au collège ou au lycée. Dans tous les cas, aucune équipe pédagogique n’est intervenue, tout ça s’est passé dans la plus parfaite impunité. A ma cousine qui a été harcelée au collège, on a dit à sa mère que c’était le jeu de la vie, que ça allait l’endurcir… !

    Je trouve donc ça très bien que l’on en parle ENFIN ! Et merci à toi de te confier dans cet article et de nous inviter à le faire aussi, et à se rendre compte à quel point c’est répandu. On se sent si seul quand ça nous arrive :/

    • C’est scandaleux qu’une équipe pédagogique ait osé dire ça à des parents! Jamais je ne prendrai à la légère un truc comme ça moi. Pour preuve, je pars en sortie mardi et j’ai refusé que le harceleur d’un de mes élèves soit de la partie car je ne veux pas qu’il profite de l’occasion pour en profiter!

  16. C’est “marrant” parce que ce matin même, je lisais un passage du livre de Houellebecq (“les particules élémentaires”), et son personnage qui s’en prends plein la tronche dans son internat. Ce qui nous renvoie à notre condition animale, avec ce rapport dominant / dominé qu’on retrouve chez certaines espèces. Eh bien les enfants c’est pareil je crois. Avant un certain âge, je crois que la notion d’empathie n’existe tout simplement pas, c’est juste la loi du plus fort qui règne.
    Ceci dit, je crois qu’une peste ou un connard le reste toute sa vie: j’ai eu la “chance” de le constater quand j’en ai recroisé certains des années plus tard. Dont une Julie aussi huhu.

    • Les enfants sont des petits êtres cruels, je l’ai appris très jeune et je m’en méfie toujours beaucoup !

      • Je pense au contraire qu’il ne fait pas s’en méfier… Je trouve ça un peu bête de dire ça.
        Je n’ai pas d’enfants, mais oui, les enfants sont “sans filtre”, mais du coup, ont aussi beaucoup moins de pudeur quand ils aiment quelqu’un, qu’ils trouvent qqchose drôle… 🙂

        Je me méfie beaucoup plus des adultes que des enfants perso !

      • Moi je me méfie des parents de ces enfants. Les enfants ne sont que le reflet de l’éducation qu’on leur donne.

    • ” Avant un certain âge, je crois que la notion d’empathie n’existe tout simplement pas, c’est juste la loi du plus fort qui règne.”

      Complètement réducteur. Premièrement, les enfants ne sont pas des bêtes incapables d’empathie ; d’ailleurs même les bêtes en sont capables si tu te renseignes un minimum sur le sujet. Deuxièmement, la logique du dominant/dominé ne prend pas fin à la sortie du système scolaire. Pour certains, les brimades se transforment en vexations plus ou moins violentes dans leur vie d’adulte . Ces comportements sont inscrits dans la nature (de l’homme) mais il est de la responsabilité de chacun de ne pas se laisser aller à ces instincts primaires. L’enfant est par définition plus primaire que l’adulte, il incombe donc à l’adulte (parent ou enseignant) de montrer l’exemple.

  17. Merci pour ce bel article qui met des mots sur une souffrance que j’ai gardé en moi tout mon collège et qui a tellement défini comment ma relation aux autres (scolairement, professionnellement) toujours en réserve et en retenu pour ne pas laisser de prise sur un façon de me faire mal. Parce que comme être gros, petit ou avec des lunettes c’était un calvaire d’être “l’intello” qui aime lire et apprendre des choses.

    J’ai eu les larmes aux yeux en repensant à toute cette souffrance que trop souvent les parents ne décèlent pas à temps, cette violence que d’autres ne prête pas à leur chère petite tête blonde qui est pourtant la terreur de la cour de récré. Il est temps que les yeux s’ouvrent et qu’on apprenne enfin nous pour le transmettre à nos enfants à accepter la différence et ce qu’elle nous apporte.

  18. Héhé, c’est quand même drôle d’avoir appelé initialement ton blog “le blog de la méchante” ;). Je pensais tomber sur une parisienne pédante et vipère au début … ce qui n’est pas le cas ! Je me reconnais dans ton texte à la différence que je n’avais pas la force de me défendre durant ces longues années. Ca forge énormément !

  19. Comme je me retrouve dans ton article. Originaire de la banlieue de Rouen, la puberté a été un moment extrêmement difficile pour moi. J’ai été pendant tout le collège le souffre douleur de mes ignobles camarades. Rondelette et acnéique je n’avais certes pas tous les attraits physiques des autres filles. Cela m’a valu à plusieurs reprises le surnom de “grosse moche”. On me collait du chewing gum dans les cheveux à la récré, on m’évitait alors j’étais seule tout le temps… Puis les téléphones portables sont arrivés alors on me prenait en photo pour faire tourner et se moquer. Pour ne rien arranger j’étais la première de ma classe. Ce qui suscitait beaucoup de jalousie. Je ne voulais plus aller à l’école. Mais il fallait. Je voulais profondément mourir. Rien que ça. Je n’ai reçu aucune aide de mes professeurs qui n’ont jamais remarqué le problème. Je me suis accroché et ma maman m’a beaucoup aidé. Dermatologue, nutristionniste… Quelques années plus tard, je reprenais confiance en moi et le goût de la vie. Enfin diplômée d’une école de commerce, aujourd’hui je me marre de les recroiser dans ma ville d’enfance. Effectivement, la roue tourne. 🙂

  20. Bonjour,

    Après avoir lu ton article, qui m’a fait un coup au cœur, je suis en pause déjeuner au milieu de mes supers collègues. On rigole tout en mangeant, mais là, je me remémore moi aussi mes “années de galère” : les 4 ans de l’école primaire. Je me retrouve dans tes propos, sauf que le calvaire s’est arrêté le jour de mon départ de cette école.
    Je me suis sentie revivre le jour de mon entrée au collège.
    Autre particularité : les enseignants se prêtaient au jeu.
    Heureusement que je suis tombée dans un excellent collège qui m’a sauvé de tout ça !

    • Ah oui j’en oublie presque le pire : ma prof de CE2 qui m’humiliait régulièrement devant toute la classe hilare. Je me souviens de ce jour où elle a jeté mon cahier par terre en disant “mademoiselle vous n’arriverez jamais à rien dans la vie” (sic).

      • Je suis extrêmement choquée par les propos de ta prof !
        Je suis enseignante en CE1 et je dis toujours à mes élèves qu’ils ont le droit de se tromper, qu’on est à l’école pour apprendre et que s’ils savaient déjà tout et tout faire, ça ne servirait à rien qu’ils soient là.
        Et surtout, je leur dis qu’on forme un ensemble (le terme de classe prend tout son sens) et qu’on doit être solidaire les uns des autres ! Un an à travailler ensemble tous les jours ce n’est pas rien, alors il faut que chacun trouve sa place ! Je ne supporterai pas que mes élèves viennent à reculons à l’école !

      • Pareil.Je suis prof des écoles et je ne connais aucun enseignant aussi sadique! Certains sont plus pète-sec que d’autres( et ils n’ont parfois pas tort) mais pas méchants comme ça!

      • La preuve que cette dame à l’esprit étriqué avait tort sur toute la ligne.

  21. En tant qu’ex prof (collège/lycée) et intervenante (primaire/collège), je peux te garantir que les choses ne changent pas. Toujours un vivier de crapules à l’affût de proies faciles et d’adultes encadrants sans scrupules pour qui le harcèlement est un jeu qui rend plus fort.
    Ca les réveille uniquement en cas de déscolarisation ou suicide. Pourtant c’est bien facile de repérer les profils d’élèves en souffrance et trouver des combines pour leur épargner les temps de vie scolaire hors classe.

    Perso, j’ai subi 7 ans avec quelques copains de galère la risée de l’établissement lors des cours de sports. Tu sais, être toujours parmi les derniers qu’on choisit lors de la composition des équipes. Les insignifiants, les boulets, ceux pour lesquels le prof s’en fiche totalement et part déjà sur le terrain. Les mêmes pour qui lors du saut en hauteur même la limite basse relève de l’exploit … et quelques années plus tard, même en salle des profs, c’est le dialogue de sourds, non ce n’est pas excluant, faut pas dramatiser, puis ils ont qu’à faire un effort. Non, t’es humiliée par toutes les classes confondues vu qu’on mélange les groupes mais tout va bien. Alors que ne rien comprendre à des fonctions affines là ça n’atteint l’égo de personne. L’effort, c’est prier le ciel d’avoir une dispense à l’année, mais hélas tu ne connais pas de médecin conciliant.

  22. Quelle belle revanche !
    J’ai toujours été la plus petite de ma classe aussi (1,50m, difficile de faire moins !) J’ai aussi eu droit à un surnom de merde durant mes 2 premières années de collège, mais fort heureusement ça s’est arrêté au surnom et aux paroles, ça me pesait déjà bien assez.
    Et aujourd’hui encore, à 30 ans, on ose me demander ” combien tu mesures ” ? mais enfin !. Est ce que moi je demande à un parfait inconnu ” salut, tu pèses combien ?
    J’essaie toujours de détourner ça à la rigolade, mais je ris jaune et j’ai juste envie de leur sauter au cou!
    Merci pour ce témoignage, et un gros Fuck à Julie et Aude !

  23. Oh, mais étais tu a Vivonne ?

  24. C’est super dur de se faire entendre à l’école, au collège les pions sont souvent de connivence avec les élèves et les CPE sont débordés, ils pensent que les parents dramatisent un peu. Quand on est prof on a le nez dans le guidon, on ne voit pas toujours ce qui se déroule dans nos cours. Comme je suis petite les élèves ne font pas toujours attention à ma présence, ça m’a permis de découvrir deux cas de harcèlement. Mes collègues ne s’étaient rendu compte de rien…
    J’ai un radar, généralement je sens quand un de mes élèves ne va pas bien. Et ça, c’est grâce à Cathy et Cécile, les pestes de sixième qui m’en ont fait baver !

  25. le souci c’est que ma fille ne me raconte rien, elle ne me dit rien donc qu’elle soit bourreau ou victime je ne saurais jamais … c’est pas dans son tempérament d’être vilaine donc je pense pas qu’elle fasse chier les autres mais j’aimerais vraiment qu’elle me raconte …

  26. 🙁

  27. Bonjour,
    Je suis très touchée par ton témoignage, très émue …
    Je n’ai jamais été dans la situation que tu décris , j’ai été très heureuse à l’école, mais j’ai toujours été très sensible à l’injustice et à la cruauté que l’on retrouve malheureusement dans le monde de l’enfance et à l’école évidemment. Aujourd’hui maman je voudrais que mes enfants vivent leur scolarité avec sérénité et qu’ils y soient heureux, je suis très vigilante et j’espère que je ne passerai pas à côté de leur éventuelle détresse … Je m’investis beaucoup dans la vie de leur école et j’avoue que j’ai beaucoup d’affection pour les enfants qui ont l’air tristes et seuls … Je ne sais pas d’où ça me vient … J’espère que mes enfants ne seront jamais du côté des bourreaux, et qu’ils seront gentils et empathiques, c’est un vrai cheval de bataille pour moi, une vraie mission de parent bien plus importante que de leur apprendre à dire bonjour monsieur ou bonjour madame …
    Très bonne journée

  28. Ton témoignage ma beaucoup émue, j’étais moi “une bigleuse” comme on dit, j’ai porter des lunettes de 6 à 10 ans, mais bizarrement le harcèlement était chez moi avec un grand frère qui m’appelait “serpent à la lunettes” “la grosse vache” et j’en passe, il n’y a pas qu’a l’école. Mais en fait j’étais comme toi je rendais cou^p pour coup à ceux qui me cherchait;. Le harcèlement à plutôt été au lycée où j’étais dans un classe de filles uniquement, des pestes, elle me menaçaient physiquement mais je n’ai jamais baisser la tête et j’ai toujours pris le parti des opprimés Je me rappelle d’une petite fille “blindée” qui pleurait très peu, je parle de moi, mais en fait il y a eu un choc émotionnel qui a tout déclencher. Aujourd’hui j’ai découvert il y a peu que je suis une “hypersensible” et tout me touche profondément. Je crois en fait qu’il faut, quand on est parent comme tu le dis, apprendre à son enfant à respecter l’autre. Dans ton cas toutes ces mauvaises expériences ont étés bénéfiques mais, c’est comme le stress il y a le bon et le mauvais, certaines personnes en gardent une expérience extrêmement traumatisantes et négative et terme de construction de soi.
    J’ai su que la publicité sur le thème du harcèlement avait choquée les professeurs mais j’ai rarement vu ou entendu un professeur prendre la défense d’un enfant harcelé, généralement on passe sans regarder sauf quand c’est trop tard, je suis pour que cela réveille un peu les consciences, bravo au gouvernement pour ce clip et cette campagne.

  29. Bonjour,
    Jeune maman et fidèle lectrice, je suis d’accord avec ce que tu écris. Je fais attention depuis que mon petit garçon est rentré à l’école, même si on ne sait pas tout loin de là. Le pire: une fois, après l’avoir ramené dans la cour de récréation un midi, je vois dans la cours une petite fille en train d’étrangler un petit garçon, tous les deux 4 ans hein! Je leur crie dessus et à cause du brouhaha ils ne m’entendent pas!! Du coup je cherche un adulte dans la cour, je la préviens mais à ce moment c’était fini. Les autres enfants n’ont réagi que lorsqu’ils ont vu le petit garçon pleurer, ils l’ont consolé et amené à la maitresse. Aucun n’avait vraiment compris que c’était grave. Et cette petite fille, où avait-elle vu/su/appris à 4 ans qu’on peut faire ça à quelqu’un??
    Autre exemple: mon fils s’est fait un groupe de copain-copines, ils sont 3 garçons et une fille, et bien c’est toujours le même qui se laisse entrainer. Il leur obéis, les suis partout, se laisse faire totalement. Et oui ils en profitent car il joue toujours le rôle de la “victime” dans leurs petits jeux. Quand je dis victime c’est avec mon regard d’adulte, je parle par exemple de quand ils jouent à se donner des ordres il ne donne jamais son avis et se laisse faire. Alors certes ils sont petits mais au contraire c’est à cet âge qu’il faut réagir!! Au delà du fait que l’avenir à l’école de ce petit garçon m’inquiète un peu, l’année dernière je n’ai pas arrêté de dire à mon fils quelles sont les limites, que quand on joue il faut vérifier que tout le monde est d’accord et respecté etc..
    Par ailleurs je crois que ça rassure de nombreux parents que leurs enfants soient bourreaux et non victimes, et ça n’aide pas les situations je trouve…

  30. Merci pour ce bel article, j’ai failli verser ma larmette dis donc. Je lis en ce moment un livre à mon fils de 2ans 1/2. Le titre est justement : Rikiki (le terrible pirate des mers). ça ne parle de harcèlement mais de la différence, de l’exclusion et de la rage de vaincre malgré tout, malgré le rejet social. Bon, dans son cas Rikiki crie très très très fort.
    Je te promets en tant que jeune maman de faire bien attention et de tenter de détecter le bourreau ou la victime qui sommeille peut être quelque part en lui 😉
    Merci encore et longue vie à ton super blog!

    • moi aussi, je le promets, la fin de ton post m’a rappelé mes devoirs

  31. Comme beaucoup, je n’ai jamais commenté sur ton blog mais cet article résonne tellement en moi ! Surtout ta dernière phrase “la petite fille qui attendait la fin de la récré avec impatience que j’étais vous dira merci.” Oh les mauvais souvenirs qui remontent à la surface…
    J’ai subi 2 ans de petit harcèlement. D’ailleurs à l’époque je ne le voyais pas comme ça. Ca a commencé en 4ème, je venais de déménager, j’avais un an d’avance mais j’étais très grande en taille donc un grand bébé aux yeux des filles de ma classe qui s’en donnaient à coeur joie pour me rabaisser et m’humilier. Ma mère en a parlé à ma prof principale/prof de sport, qui a cru bon d’en parler directement aux filles concernées à la fin du cours de sport…. Sympa le retour au vestiaire 🙂
    Bref, comme vous toutes, ça m’a carrément endurcie, et maintenant que je suis mère de 2 filles, je souhaite vraiment leur transmettre cette envie de vivre pour soi même et non pas pour les autres.
    Je regrette que certains enseignants ou encadrants ne prêtent pas plus d’attention aux petites remarques, aux histoires “anodines” et aux comportements violents de certains élèves.
    Non, ce n’est pas normal de développer un ulcère ou d’avoir des crises d’angoisse à l’idée de retourner à l’école.
    Et non, ce n’est pas un rite de passage qui permet de s’endurcir.
    Pareil que vous, j’ai souvent cherché à retrouver mes bourreaux avec l’horrible arrière-pensée de constater qu’elles avaient raté leur vie…
    Merci en tout cas d’avoir osé parler de ton histoire.
    Et bravo pour ta belle réussite !

  32. Merci pour cet article. J’ai moi aussi été victime de harcèlement scolaire pendant une grande partie de ma scolarité, surtout à l’école primaire et au collège. J’étais première de la classe, rousse, avec des kilos en trop et ultra timide, le combo gagnant… J’ai eu beaucoup de chance malgré tout car pendant toute l’école primaire puis en 4ème-3ème au collège (mes années de 6ème et 5ème ont été un enfer), j’étais dans la même classe que mon meilleur ami. Mon seul et unique ami d’enfance d’ailleurs qui subissait lui aussi un traitement de faveur de nos petits camarades (les “sale PD” et “poil de carotte” étaient un peu notre lot quotidien…). On s’est toujours serré les coudes et je pense que s’il n’avait pas été là, mon enfance aurait été un cauchemar. A l’époque, je n’avais pas autant de caractère qu’aujourd’hui, je me laissais trop faire (facile de dire ça avec le recul), j’étais super timide et je n’osais pas répondre (du moins pas systématiquement, car c’était quasiment tous les jours).

    Finalement, malgré tout ça, je n’ai pas le sentiment d’avoir été un bouc-émissaire dans ma classe que ce soit en primaire ou après, sauf pour 1 personne qui m’a harcelée pendant toute mon enfance. Une personne qui s’amusait à m’insulter, me pousser, rire de moi avec toute sa bande copains peu fréquentables… Pour rentrer du collège, ils s’installaient dans le fond du bus scolaire et hurlaient leurs insultes pour être certains que je puisse entendre (avec le reste du bus). Idem à la cantine le midi, dans les couloirs, etc… Humiliation, peur, envie de mourir, tout ça c’était mon quotidien à l’époque.

    Et le pire là dedans ? Cette personne, c’est ma cousine. Voilà voilà… Aujourd’hui, je n’ai plus aucune relation avec elle, même si j’ai toujours des nouvelles via mes parents et à vrai dire, je ne l’ai pas vue depuis 10 ans. Et je rejoins tout ce qui a été dit plus haut. Quand je vois sa vie aujourd’hui, on dirait bien que la roue tourne…

  33. J’ai connu aussi l’effet tête de turc car j’étais pas dans les cases, j’étais un peu l’originale qui intrigue au collège mais j’ai réussi à tenir tête finalement, je m’en fichais.
    Ça c’est corsé au lycée, j’étais en internat dans une classe d’arts appliqués (avec des gens plus dans mon profil pourtant), la camaraderie c’était pas pour tout le monde. J’ai beaucoup souffert de solitude et de moqueries mais d’autres filles étaient dans des situations bien pire avec un harcèlement violent et destructeur.
    Bref les trois pires années de ma vie.
    La vraie amitié je l’ai connu après, pendant mes deux dernières années d’études.

    Merci pour ton témoignage en tout cas, c’est important d’en parler et de ne pas faire comme si ce n’était pas grave ou comme un passage obligé.

  34. Je me retrouve bien dans cet article, et depuis quelques temps que le sujet du harcèlement à l’école semble attirer l’attention de tous, je pense de plus en plus à mes années difficiles. ça a commencé en primaire, et duré quasiment jusqu’à la fin du collège. Quand les plus grands sont partis au lycée, j’étais plus tranquille, mais ils n’étaient mes seuls tortionnaires. Bizarrement, à l’époque, j’endurais ça avec beaucoup de courage, je n’ai jamais pleuré. Enfin si, une fois, quand une petite bande a trouvé qu’en plus des coups et des insultes, les crachats seraient un jeu sacrément rigolo. Mes parents n’en ont quasiment rien su, ils culpabilisent un peu quand on en parle. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas la seule dans ce cas – loin de là, même – et je pense que nous sommes tous profondément marqués par ces expériences. Je me félicite d’avoir été aussi digne pendant cette période, mais il y a des mots parfois qui me mettent plus bas que terre car, même s’ils sont dits sans méchanceté, ils étaient ceux qu’on prononçait pour me blesser. A l’époque je rêvais de devenir une adulte très belle, et très importante pour me pavaner devant ceux qui me faisaient souffrir et les ramener à leur minable condition. Je ne suis pas arrivée à cet objectif, mais je suis quand même mieux qu’eux !

  35. Alala… ça me rappelle des mauvais souvenirs toussa.
    J’étais toujours l’intello de la classe, on se mettait à côté de moi uniquement pour copier et si je faisais mine de cacher ma feuille, on me menaçait. J’étais fille de patron dans un milieu rural assez ouvrier donc, fatalement, une “sale bourge”.
    En plus j’étais régulièrement “la nouvelle” avec les déménagements à répétition, ça n’a pas vraiment contribuer à développer mon côté social.
    Avec les garçons, ça s’est calmé avec la puberté (coucou les boobs), même si je ne suis pas sûre que les “Tania montre tes seins” soient beaucoup plus fun à vivre. Sans compter les folles furieuses qui estimaient que j’attirais trop l’attention de leur crétin et qui, du coup, se moquaient de mon physique (aaah les complexes qui durent jusqu’à l’âge adulte), me trouvaient des surnoms affreux, me volaient mes affaire ou m’attendaient à la fin des cours avec leur grand frère et leurs 2 dobermans (true story).
    Les profs n’aident pas toujours, c’est sûr. Quand à 12 ans ton prof photocopie ta “fantastique rédaction” pour la faire lire en classe à tout le monde, ça ne te rend pas spécialement populaire.
    J’ai pu enfin me fondre dans la masse à 16 ans, après un déménagement de plus mais dans une grande ville et une grande école. J’étais de nouveau la nouvelle mais c’était plus sympa cette fois.
    Et c’est fou comme c’est fréquent et comme on n’en parle pas. Ma filleule de 7 ans a eu des soucis à l’école et à cette occasion, j’ai, pour la 1ère fois – à 26 ans – raconté certaines choses à ma mère qui n’en revenait pas.
    Si j’ai un enfant, je ferai attention à ça mais le soucis c’est que les bourreaux seront toujours là et c’est angoissant de se dire qu’on est parfois si impuissant.
    Bel article, vraiment. Ça fait du bien d’en parler pour une fois.

  36. Un joli témoignage (bien triste quand même…). C’est bien d’en parler. Et ça a encore plus de poids que maintenant, tu es une bloggueuse reconnue, et nombre de tes anciens bourreaux doivent t’envier (et peut-être regretter?) On oublie parfois à quel point les enfants peuvent être cruel entre eux… j’ai aimé te lire. Bises!

    • je suis sûr que parmi les artistes, les gens qui se sont forgé une carrière, un avenir ou qui vivent tout simplement en harmonie avec eux même,, une fois adulte, ont été un peu bousculés tout jeune..cette blessure narcissique est telle qu’elle donne la pêche pour avancer peut être plus que pour ceux qui ont une enfance et une scolarité sans histoires.. sans nécessairement pousser au cri revanchard , on savoure la sérénité, une fois passée la tempête..Parmi les célébrités actuelles, beaucoup ont du être chahutés, mises à part.. A sonder..

  37. Je n’écris jamais mais te lire et voir que tu parles des footeux me fait penser aux Molières aux Essarts le Roi…..et les bagarres avec les classes techno
    Peut être bien qu’on s’y serait croisé !

  38. Merci pour ton post, si personnel.
    Je crois qu’il est illusoire de penser que l’on peut changer la micro société d’une cour de récré ou d’une école… Nous sommes tous passé par là, c’est finalement assez animal comme comportement. On peut et on doit biensûr veiller à bien éduquer nos enfants avec des valeurs de partage, d’empathie et de tolérance… Mais je crois que la campagne de com’ du gouvernement se trompe, au moins en partie.
    On doit surtout, si l’on sent un enfant en souffrance, lui apprendre à se défendre ! Car il n’y a finalement que lui qui peut renverser durablement la situation; en se sentant assez fort et capable d’affronter et retourner la violence contre ses harceleurs.
    Cela peut choquer comme propos, mais une lecture estivale m’a ouvert les yeux et j’ai changé de tactique pour accompagner ma fille de 7 ans, harcelée à l’école toute l’année dernière. A toutes fins utiles, je recommande donc vivement ce livre “Te laisse pas faire” de Emmanuelle Piquet.

  39. Ta phrase ” j ai toujours cru que je l ‘avais un peu cherché” me met les larmes aux yeux. La culpabilisation.
    Et tout mon travail ( je suis psychiatre) est de restaurer l ‘estime de soi de ceux qui ont été victimes .
    La cruauté , enfantine ou adulte existera toujours , elle fait partie ( malheureusement ) de l humain.et c est vrai, seule la parole
    pourra apporter de l humanité…

  40. Très bel article, c’est moche les années d’écoles 🙁 j’ai eu aussi une vilaine année de 3ème, difficile, les charlotte et tiphaine ne sont pas mes amies ah ah ah
    Et sinon je suis surveillante dans un collège et franchement c’est pénible chaque jour. Tu dis d’un côté mais ça recommence de l’autre. Une fille était en jupe aujourd’hui elle a été traité de pute Oo j’ai explosé tellement ça m’agace.
    Sans parler de la manière dont les garçons parlent des filles… Misère… On se sent démunit quand on explique que c’est pas bien mais qu’on nous répond qu’on a rien à dire… Bref…
    Ton article est très beau!
    Merci 🙂

  41. Je te lis depuis un moment mais c’est la première fois que je commente. J’aime de plus en plus venir ici. Tes réflexions font souvent écho aux miennes, et, contrairement à bon nombre de blogueuses, tu sais faire preuve d’auto-dérision, c’est chouette. Merci pour tes articles, et en particulier pour celui-ci, que je trouve touchant (d’autant plus que je suis enseignante : ce sujet très sensible m’interpelle forcément ! c’est un problème complexe, il est parfois, malheureusement, difficile de percevoir ce qui se passe dans une classe).

  42. Ca fait mal de lire ça… Moi aussi, j’ai été persécutée pendant des années, et mes parents étaient loin de s’imaginer ce que j’ai été forcée de subir tout les jours. L’horreur. Et le pire est que tout ça m’est arrivé il y a dix ans et je ne suis pas prête d’oublier.
    Mais d’un certain côté, si je suis comme je suis aujourd’hui, c’est aussi grâce à ses années là… Je n’ai plus peur de rien!

  43. Merci pour ce post même si j’avoue que j’en ai les larmes aux yeux. J’ai été victime de harcèlement à l’école primaire. Rien de bien grave quand j’y repense mais contrairement à toi, je ne me défendais pas.
    Comme protestation silencieuse, j’ai fini par arrêter de manger. Dieu merci, ma mère a fait bouger les choses en allant voir la mère d’une de ces “camarades”. C’était un peu la honte quand même mais le lendemain j’avais la paix.
    J’espère vraiment que ma fille n’aura pas à passer par là.

  44. Je ne vais pas m’etendre mais j’ai aussi connu cela

  45. Le sujet rejoint beaucoup…
    Je me suis retrouvée confrontée au harcèlement en tant que prof principale: un élève était LA cible. J’avais demandé à la classe d’écrire toutes les fois où ils avaient été harcelés. Chacun a rempli sa colonne. Puis une autre colonne où ils ont écrit tous les actes/paroles qu’ils avaient posés comme harceleur. J’ai ramassé ces feuilles anonymes, ca m’a glacé… Au moins, le silence était brisé, une prise de conscience a eu lieu, un travail en classe à pu être fait.
    D’après moi, c’est nécessaire mais insuffisant d’encourager la parole: les victimes n’ont pas forcément suffisamment confiance en elles/en l’adulte pour le faire (parallèle bancal, mais c’est un peu comme pour le viol). Il serait nécessaire aussi de s’adresser aux harceleurs, d’affronter les bandes (qui peuvent intimider même les profs qui, au lieu d’affronter leur peur fuient parfois…) et d’enclencher un vrai travail d’éducation. (Comme pour les violeurs. ) Ce n’est pas aux victimes de faire tout le boulot!

  46. Beau témoignage,c’est courageux de parler du côté des faibles.pour ma part, chétive et timide je n’ai jamais été harcelée au collège…car mon petit frère m’a avoué des années plus tard qu’il cassait la gueule à ceux qui se moquaient de moi!
    Parfois la force est du côté des gentils .^^

  47. La chance existe tout à coup pour toi ? Je rigole. Je me souviens de cette Julie à qui j’avais tiré les cheveux un soir où tu tardais à rentrer, cette peste au visage d’ange qui trompait son monde. Mais à l’époque parler de plainte, de harcèlement, c’était hors sujet. Je me souviens que ta connasse de maîtresse vous avait mises côte à côte et que quand j’étais allée rouspéter, elle m’avait rétorqué “oh les histoires entre Elodie et Julie il faut que cela cesse”. Elle pensait avoir tout résolu !
    Pour le reste tu aurais dû m’en parler, mais je suis mal placée pour te le signaler. J’ai été moi-même victime de harcèlements à l’école, et puis, plus grave, sexuels entre mes 10 et 14 ans, dans la cave où était rangé mon vélo, puis ma mob…
    JAMAIS je n’en ai parlé à tes grand-parents, je ne m’y suis résolue qu’à 30 ANS. Je suis toujours incapable à 57 ans de dire pourquoi je n’ai parlé de rien à mes parents. Pourtant, tu connaissais ton grand-père, pour LE TYPE, il aurait été lui péter la gueule.
    J’ai un article en réserve à ce sujet : ce n’est pas parce que votre gosse ne vous dit rien qu’il n’a rien à dire.
    Je ne sais pas si tu te souviens de ta soeur qui tout à coup ne voulait plus partir au collège sans toi : j’ai tout de suite imaginé le pire, celui que j’avais vécu.
    Tu fais bien d’évoquer le sujet. Pour ton CM2 j’en avais parlé à ton très cher instituteur que tu as tant adoré,r qui n’avait rien remarqué de particulier; ce que tu confirmes. Pour lui, bien au contraire tu n’étais exclue de rien, y compris en sport, et tu étais totalement acceptée. Sinon, il n’aurait pas supporté….
    Je pense que tu ne sauras pas me dire pourquoi tu m’as caché certains trucs (du collège), parce que moi, je cherche toujours le pourquoi de mon silence face à des trucs terriblement grave.
    Là où tu frappes fort c’est qu’il faut demander à un gamin bien dans sa peau, ce qu’il peut se passer autour de lui, et auquel il participe peut-être. BRAVO !
    BISOUS MA CHERIE !

  48. Wow, c’est bien d’écricre ce post. Moi, je n’étais pas populaire, on m’a fait quelques crasses (parce que j’étais intello et soeur d’intello, pas habillée à la mode, et j’habitais loin tu vois le tableau?) On en souffre forcement un peu mais ça forge un caractère. le mien c’est celui de me surpasser, d’aller toujours plus loin (pas de compétition avec les autres, puisque souvent pour les “dominants” le manque d’éducation s’est chargé de leur donner une vie de merde)
    je donne des cours à des enfants, et justement hier je me faisait cette reflexion, pourquoi sont-ils déjà si cruels? À 7 ans ils sont vaches, font des remarques désagréables (du genre, elle on ne lui parle pas, elle est moche, ou pourquoi tu as les cheveux courts, tu ressembles à un garçon…)
    Je ne suis pas certaines que ce soient seulement à cause de parents, alors pourquoi si pestes déjà?

  49. Le collège, les 4 pires années de ma vie. C’est une période que je redoute pour mon fils (qui vient seulement de commencer l’acole mais j’y pense quand même).
    Petite fille modèle, studieuse, sans marque, déjà trop grande, qui n’a pas de petit copain… je n’ai pas subie de violences mais des moqueries, des mesquineries…
    Ne pas fermer les yeux, surtout pas. Je suis heureuse qu’on en parle aujourd’hui.
    Oui, je t’en donne ma parole, si mon fils est bien dans ses baskets à l’école je lui demanderai comment il voit les choses autour de lui, ce qu’il fait, ce à quoi il participe.
    On ne peut pas jeter tout le temps la pierre aux enseignants mais là quand même, dans le harcèlement certains ont une part de responsabilité…
    Merci Elodie.

  50. Merci pour ce sujet…je mesure comme il a pu être difficile de l’écrire.
    Pour ma part, mes années collège et lycée ont été dures. Mes parents avaient peu de moyens, aussi étais-je habillée avec les habits que mon frère aîné de deux ans avaient mis avant. Donc habillée avec des habits de garçon, et pas à la mode. On se moquait de moi pour cette raison. Mais je n’aurais jamais osé réclamer autre chose à mes parents vu leurs difficultés. J’étais aussi bonne en classe, peut être pour avoir l’impression qu’au moins quelque chose allait. Lorsqu’au sport deux équipes devaient être constituées par deux élèves capitaines qui choisiraient qui feraient partie de leur équipe, malgré que j’étais bonne en sport, j’étais choisie toujours en dernier. À chaque fois je redoutais ce moment ou ce rejet éclaterait encore aux yeux de tous. J’avais HONTE. Il y avait aussi ces listes faites par les garçons ou les filles de la classe était classées par beauté. J’étais élue la plus moche de le classe, invariablement, moi et mes lunettes de myope. J’ai tenté de me pendre à un radiateur parce que je n’avais plus envie de rien et je ne me voyais juste aucun avenir heureux.
    J’ai lu au dessus que pour certaines d’entre vous ceci a forgé le caractère. Pour moi oui et non. J’ai su m’affirmer, j’ai un métier que les gens estiment, je suis grande-1.79m- et où je vais on me juge maintenant la plus jolie. Voilà pour l’aspect extérieur. Moi je reste convaincue que je suis la moche, la laide, que si tout le monde me juge si jolie c’est grace à ce trait d’eyeliner et cette couche de mascara, que la supercherie va être découverte un jour. Lorsque j’ai un amoureux, je vais me démaquiller quand il s’endort, et je dis aimer l’obscurité du matin. Si je l’aime tant cette obscurité du matin, c’est parce que j’ai tant pleuré par le passé que la nature m’ait faite si laide. Puis je me lève, je me maquille, dans la rue on me complimente, au travail on me drague et on m’appelle “visage d’ange”. Mais moi je suis toujours dans ma tête la petite fille laide et rejetée. Oui, les traces de ce passé sont indélébiles pour moi.
    Merci beaucoup pour ton article. Merci…

  51. Bel article qui m’a rappelé également quelques années sombres, de la primaire jusqu’à la fin du collège, où à ce moment là, par je ne sais quelle force supérieur, j’ai été délivré en intégrant un lycée loin de mes bourreaux. S’en est suivi des amitiés et le pardon.

  52. Oh comme je te comprends, hélas, je faisais partie des bigleux, je louchais et j’ai subi à 9 ans une opération qui a tout arrangé mais avant cela j’étais seule aussi et je me cachais, j’essayais de me faire oublier, de passer inaperçue dans la cour de récré. J’ai été traité (maltraitée) de tout les noms …
    Plus tard j’ai revu certains de mes tortionnaires dans le cadre de mon boulot et ils ne m’ont pas reconnue et m’ont même fait des courbettes, j’ai eu la satisfaction de remarquer que certains avec l’âge étaient devenus bien moches.
    Je te remercie pour ce bel article qui pointe des situations de souffrance bien réelle.
    Belle journée petite guerrière victorieuse !

  53. 1m50, pas très vive intellectuellement et aussi mal habillée que coiffée. Mes années collège auraient pu être une purge si je n’avais pas eu la capacité de m’enfermer dans mes pensées, même au milieu des quolibets (je rêvais en général que le chanteur de Babylon Zoo venait me sauver et qu’on se mariait).
    Je constate ceci dit maintenant que tous ceux qui ont été embêtés dans leur enfance ont eu ensuite une vie super (l’humilité ? la rage de s’en sortir ?) et les petits harceleurs ont une vie qui mériterait de passer dans un confession intime.
    Mais je ne suis pas assez magnanime pour les plaindre : bien fait pour leur gueule.

    Courage aux enfants harcelés et parents : soyez vigilants !

  54. quelle force…
    Merci.
    Tu es percutante.
    Post qui déclenche de l’empathie, mais surtout la réflexion ; post engagé car il invite à agir. A se bouger. A faire évoluer les choses.
    Bravo d’en parler ainsi. Avec raison pour faire réagir, agir ; avec une émotion qui nous touche , parce que tu as été touchée, parce que tu as été victime.

    Mon comm est un peu concon et mal écrit. Je suis en intercours et je regardais ton blog “comme ça”. Ton post m’a fait un effet coup de poing qui me demande de réagir. Alors désolée pour le côté convenu et ma syntaxe malhabile.

    Merci pour ton invitation à la fin. L’éducation à la maison est le premier moyen pour lutter contre le harcèlement.
    Je ne suis pas parent. Mais certains prennent conscience de tout ça. D’autres sont encore loin.
    C’est pour cela que ce genre de journée est importante. Que les outils le sont aussi. Je repense à un documentaire passé sur france 2 l’an dernier, pendant le printemps.
    Un témoignage de parents, d’enfants.
    La première réaction : “…”
    Puis la révolte, les souvenirs. Puis le questionnement : que faire en tant que prof, comment bien faire, comment éviter “ça”?

    Je suis prof, prof principal même (bon et très jeune aussi, très inexpérimentée encore)… Ce n’est pas facile de repérer harcèlement, ce n’est pas facile de “faire” parler la victime, mais on essaye. Je suis choquée de ce que je lis, de ce que j’entends sur certains profs, de véritables monstres (mais pq faire ce métier si on est si con???? Si on est pas bienveillant????), en ayant peur parfois d’en devenir un sans le faire exprès (en ne prenant pas au sérieux un signe par exemple)
    Actuellement, je gère un pb harcèlement : une collégienne fait passer des insultes sur un camarade autiste. On l’a su tardivement (3 semaines) car l’autisme de ce garçon ne nous permet pas bien de déceler les signes, et parce qu’il parle peu, même quand on crée le dialogue. On apprend qu’il y a plus grave depuis quelques jours, que cette fille n’en est pas à son coup d’essai. Alors sanctionner, puis accompagner la classe dans un travail sur le respect, dans une réflexion sur le harcèlement… oui. Mais que faire de cette gamine qui ne change pas malgré tout ? La renvoyer, pour qu’elle trouve d’autres victimes ailleurs?
    La faire suivre ? Nous n’avons aucun pouvoir sur elle hors de la classe, et c’est justement là que le changement peut se faire réellement. Dans sa famille.
    Je suis réellement déboussolée face à tout cela, essayant de faire de mon mieux. Mais je sais que c’est encore insuffisant… Alors je cherche : outils, conseils… Mais le travail ne peut pas se faire qu’à l’école.
    J’aimerai monter une table ronde sur le harcèlement scolaire. Pour les parents. Parce que c’est aussi à la maison que les choses peuvent bouger (pour les harceleurs principalement je pense. Pour les victimes, c’est à l’école de savoir quoi faire)

    Pensée à vous (et nous…) toutes et tous qui avez (avons) souffert à l’école.
    Et attente, espoir quant à l’école : qu’elle apprenne à gérer ces souffrances, et à éduquer les coupables.

    • Il est vrai que nous avons très peu d’outils dans notre profession.
      Avec mes collègues, quand le conflit piétine au sein du collège et que nous avons épuisé les diverses sanctions, on conseille aux parents le dépôt de plainte.
      Nous subissons du harcèlement en ce moment ds une classe de 4ème, et nous sommes bloqués par la famille de la victime qui ne veut pas que nos sanctions soient trop dures car elle a peur des représailles.
      Pour apaiser la victime, nous avons sorti le harceleur de la classe et fait passre en classe relais… Mais il faudra bien le re-integrer a un moment donné. Que faire du coup si l’arsenal éducatif ne porte pas ses fruits…?

      Je suis également de ton avis concernant les profs qui, volontairement, ferment les yeux: cest une honte et cest bien la preuve qu’ils ne sont pas faits pour ce métier!!

  55. Je pensais qu’il y aurait plus de Aude dans tes lectrices 😉
    Moi c’est le prénom Vanessa que je ne supporte pas… Elle a effectivement pas très bien tournée (hihi) et le pire c’est qu’elle était toujours hyper sympa avec ma meilleure amie (qui ne me défendait pas souvent et s’en veut encore !)

    C’est dingue ce que l’on peut subir étant enfant.

    J’ai une amie qui s’appelle Halloween (véridique), je l’ai connu au lycée alors on était déjà trop grand pour se moquer mais je sais qu’elle en a bavé plus jeune. A 30 ans elle a un sacré caractère, qui je pense est en GRANDE partie dû à son prénom, par contre adulte ça l’a fait marré car tout le monde se souvient d’elle avec un tel prénom !

    Bref merci pour cet article qui réveille de nombreux souvenirs pas toujours très bons mais il est important de se souvenir pour essayer de mieux comprendre nos futures têtes blondes !

    Aude (qui est sympa promis) de http://www.unpeuplusloin.fr

  56. Superbe article!
    Le harcélement scolaire, JE CONNAIS TRES BIEN. J’étais au collège, en banlieue, je fais 1m50, maladivement timide, avec un 95C. Je vous laisse imaginer. On me coinçait des les toilettes, on rigolait, on me donnait des surnoms, on me détachait mon soutien gorge.
    Ca a été affreux.
    Ensuite, ma soeur s’est faite traînée par les cheveux au lycée parce qu’elle était la meilleure de la classe. Ma mère a dû la sortir de force, avec un certificat du médecin, pour la mettre dans un autre lycée.

    Puis ma fille. Ma Margot, c’est une ado angoissée. Ca a toujours été. Mais gentille, prête à rendre service, qui dit bonjour, merci, au revoir. Qui ramasse la prof qui est tombée par terre suite à un croche pied d’un élève. Mais Margot, quelques gamines ont décidé de la détester. On parle d’elle à haute voix en heure de classe, on l’entoure à 45 gamins pour rigoler. On se moque d’elle sur facebook ou on l’exclue d’une soirée Halloween. Alors j’appelle la directrice. ET LA, alors là, c’est le meilleur. “Oui mais vous savez, le stress qu’a votre fille est la cause des problèmes de la classe”. Pardon ? Hein ? Donc, si on veut survivre au collège, tout simplement, il faut être une sociopathe, ne pas être atteinte et pleurer quand des gamins rigolent pendant l’hommage de Charlie Hebdo, ne pas être destabilisée par des gamins qui regardent la télé réalité. Non parce que ça, ça n’est pas anxiogène.
    On se prépare une génération de tête de cons, écervelés et méchants, le tout béni par l’administration. Bon courage.

  57. C’est un très bel article, comme tu sais si souvent le faire. Bravo pour ce courage, pas seulement celui de cette petite fille toute petite mais qui ne s’est jamais démontée. Mais également ce courage qui fait que la femme que tu es aujourd’hui soit capable de prendre le recul nécessaire et parler de sujet sensible que l’on range si facilement sous le tapis.

  58. Ton billet m’a donné envie d’en faire un à mon tour sur ce sujet si important, je me permets de mettre le lien ici:

    http://blog.oliviaaparis.com/?article=20151106201447-harcelement

    Merci!

  59. Je n’écris jamais mais te lire et voir que tu parles des footeux…..oulala que de souvenirs.
    Que de souvenirs aussi de cette rivalité entre les foooteux et les classes techno….pfiou les essarts !!!
    Il me semble qu’on s’y serait peut-être bien croisé.

  60. Comme d’habitude c’est parfait, pas de sensiblerie mais plein d’autres choses. Je suis le parent dont tu parles et je pose les questions, on verra ce que ça donne…

  61. Même profil que toi, petite, intello avec 1 an d’avance, mais j’ai eu de la chance, j’avais de vraies amies (elles le sont toujours à 40 ans) et on ne m’a pas vraiment embêtée, ni au primaire, ni au collège, ni au lycée. Je le suis donc retrouvée bien prise au dépourvu quand mon 2nd a été harcelé en 6ème (même profil : tout petit, 1 an d’avance, 1er de la classe). HEUREUSEMENT, l’équipe enseignante, et sa prof principale en particulier, a super bien réagi et tout est rentré dans l’ordre rapidement. Il y a eu une réunion avec tous les garçons de sa classe, et mon fils a raconté devant tous ce qu’il subissait. La prof a rappelé que le harcèlement est interdit par la loi et que nous, parents, pouvions porter plainte. La grande majorité des gamins qui s’en prenaient à mon fils ne se rendaient tout simplement pas compte que ce qu’ils faisaient c’était juste méchant et injuste, eux ils trouvaient juste ça drôle. La plupart est venue s’excuser ensuite auprès de lui, spontanément. Bref, mon témoignage juste pour dire que cette journée est une excellente chose, plus on en parle, plus ça avancera. Quand on a appelé la prof pour lui signaler le problème, elle nous a dit tout de suite “ne vous inquiétez pas, des problèmes de harcèlement en 6ème,en 20 ans, j’en ai réglé plein”. Elle n’a pas minimisé, elle est monté au front. Et je la remercie de tout cœur.

  62. Merci belle Eleonore pour ce post et merci à toutes celles qui se sont données dans les commentaires… et bonjour mes soeurs. J’étais la nouille du collège, forcément, j’aimais bouquiner, j’avais de bonnes notes et je jouais de la clarinette. Ma maman adorait m’affubler de chemisiers à dentelles à l’heure où toutes les nanas cool portaient des t – shirt Naf naf. Ça a été dur mais ça a aussi forgé ma différence… aujourd’hui j’ai plein de gentils amis un peu dejantés eux aussi et je bosse dans un environnement très très serieux mais ouvert d’esprit où on m’apprecie comme je suis. Les nanas qui se moquaient de moi sont celles qui aujourd’hui passent leur temps à raconter la gastro de leurs mômes sur FB. J’ai de la peine pour elles…

  63. Je suis professeur et je lutte contre le harcèlement. Je peux vous dire que ce n’est pas facile. Nous sommes très en retard dans sa reconnaissance et, pour que les harceleurs soient punis, il faut lutter. Mais, quand je vois les progrès que les enfants victimes font une fois le harcèlement éradiqué, ça vaut le coup.
    Alors je lance un appel : ne dîtes pas que ce n’est pas grave, que c’est une affaire de gamin ou que ce sont des broutilles (quand ce sont des adultes). Le harceleur ne peut harceler que si les pairs se taisent ou l’encouragent. Alors réagissons.
    Merci.

  64. Merci pour ton article. Enfin, enfin quelque chose est fait pour combattre ce qui est resté impuni pendant des années.

  65. Je lis et je survole les commentaires et comme chaque fois que j’entends parler de harcèlement scolaire, je suis très mal à l’aise.
    Au collège (puisque c’est le pire le collège) j’étais plutôt chez les populaires, pas chef de bande mais dans les hypes de la 6eB. J’ai des parents aimants, je ne suis pas une rebelle, je suis bien élevée.
    Je n’ai jamais été harceleur mais je ne dois pas chercher très loin pour trouver des exemples où j’ai été témoin de harcèlement. Témoin silencieuse, témoin qui ne fait rien mais qui rit pour faire comme tout le monde, témoin complice.
    Aujourd’hui j’ai des enfants, rien que de penser à ce qu’ils puissent être harcelés me file les larmes aux yeux. Aujourd’hui je suis une adulte qui à deux mots d’ordre dans la vie: gratitude et gentillesse, quitte à passer pour une couillonne. Mais à 13 ans, j’ai ri du petit gros plâtré à qui on volait les béquilles, ou de la fille à qui on baissait le pantalon.
    Il n’y a pas que des victimes et des harceleurs, il y a des témoins et il y en a beaucoup, eux aussi il faut leur ouvrir les yeux!

    • C’est courageux de ta part de parler de ça c’est bien que tu le fasses et te rendre compte de ce que tu as laissé faire montre qu’heureusement les complices savent se remettre en question 😉

      • Ca m’a semblé important à la lecture des commentaires : il n’y a pas que des victimes. Il y a des harceleurs. Il y a beaucoup de témoins.
        Les rôles ne sont pas figés à mon sens: j’ai aussi été harcelée à une autre époque, sur une courte période, c’était dur. Cela ne m’a pas empêchée, avant et après cet événement, de suivre le troupeau des témoins qui ne disent rien. Enfant ou ado, on a zéro recul non?

  66. Et une de plus dans la #Vic-team! Moi aussi j’ai été harcelée au collège, puis au lycée. 4 ans avec une bande, 3 avec une autre, à croire que je le cherchais puisque cela ne s’arrêtait pas. Jet d’encre sur moi pdt la classe, crachats, insultes, moqueries du genre conviée à de faux rdv… La boule au ventre qui te fait inventer des excuses pour passer l’heure de cours à l’infirmerie plutôt qu’au premier rang et reçevoir des boulettes pendant le cours, la posture voutée, les larmes aux yeux dès qu’on passe devant EUX, la solitude surtout. L’incompréhension qui nous habite quand même les autres victimes s’en prennent à vous, c’était tellement facile et lâche.
    Je crois que mes parents ne s’en sont pas doutés non plus, ou alors ils m’ont dit aussi que ça passera que ce n’était pas grave. Je me rappelle d’une prof qui s’intéressait à mon cas, et pour couper court je lui ai dit que j’étais timide tout simplement.
    Heureusement la roue tourne effectivement, mais la satisfaction de voir nos harceleurs avoir une vie de merde (cela ne se vérifie pas toujours en plus) n’est que de courte durée.
    C’était il y a 15 ans mais c’est toujours là dans un coin. Mon insécurité est là, tapie, et n’hésite pas à ma sauter au visage à la moindre difficulté. Cela devait être écrit en gros sur mon front, VICTIME, parce-que tu as raison tout cela est question d’éducation des parents, que l’on ait des enfants harcelés ou harceleurs. De fait l’irrespect de soi c’est la première valeur qu’on m’a inculqué.
    Je suis maman aujourd’hui et je veille à transmettre avant tout des valeurs positives et de respect à mes enfants, envers eux-même et les autres.

  67. C’est fou de se rendre compte à quel point c’est courant. Au collège j’ai passé une année à me faire insulter, on se moquait de moi, personne me parlait en classe, j’avais des techniques de fou pour arriver la première en cours afin de m’asseoir tout de suite en classe, pour pas qu’on me dise que j’étais “sans ami” si je m’asseyais à côté de quelqu’un. Ma prof principale avait convoqué mes parents en me disant qu’elle trouvait que j’avais changé, que je n’étais plus pareil qu’en 6è, mais on a jamais cherché à savoir pourquoi.. heureusement ça a vite passé et j’ai déménagé (dans un autre pays, encore mieux :D), et j’ai vite laissé tout ça derrière moi. Mais maintenant, des années plus tard, je me rends compte que j’ai été victime de ça.

  68. C’est un chouette article, et avec une belle conclusion !

    Juste un petit mot qui me parait pas tout a fait le bon : patronyme au lieu de “patrimoine”, non ?

    des bisous sympas

    • Ah oui merci ! J’ai relu plein de fois l’article sans m’en rendre compte en plus !

  69. J’ai lu ton post sur le harcèlement avec beaucoup d’attention…. et beaucoup d’inquiétude aussi. J’y étais moi dans la cour de la récré, près de toi puisque nous étions dans la même classe en CM2. C’est très bizarre comme sensation: j’ai essayé de revivre ces moments à travers tes récits,( ton nom de famille était effectivement une cible facile), et j’ai compris, même si ça peut te paraître “trop simple” comme explication, que je n’avais pas conscience de l’impact que cela avait sur toi. Je ne me suis jamais doutée que ton côté ” hargneuse” cachait des blessures … J’espère juste qu’il n’est pas trop tard pour te demander PARDON d’avoir suivi le mouvement sans te tendre la main. De mon côté, il me reste de bons souvenirs de cette année et de toi aussi particulièrement lors d’un goûter d’anniversaire chez Valérie, des rires dans le jardin et une belle fête réussie ;o)
    Gaëlle.

    • C’est étrange de te lire… Cette année de CM2 est mon seul bon souvenir de l’école, je ne pense donc pas que tu ai pu prendre part à ce que je décris dans mon article, j’ai vécu cela dans mon école précédente.

      Merci plutôt à toi d’avoir fait partie des seuls camarades de classe avec qui j’ai passé de bon moments quand j’étais enfant 😉

  70. Je ne commente pas souvent, mais là ton article à raisonner en moi.
    J’ai aussi subi le harcèlement au collège.
    J’étais une petite fille spontanée et pleine de vie. Je suis arrivée dans la classe des redoublants de 6e ou les bons élèves étaient mal perçu. Je ne pouvais plus participer en classe sous peine de me faire insulter (“fayote” “lèche c**” “intello”…) ou frapper. Je me suis peu à peu renfermer sur moi même. La récréation était le pire moment de la journée (avec la pause de 12h00).
    Bref 4 années pourries ( car certains de mes harceleurs se sont retrouvés dans les même classe que moi) qui ont littéralement piétinées mon ego et ma confiance en moi (J’ai passé des récré enfermée aux toilettes). Arrivée au lycée, j’ai décroché (mon but était de me faire des amis plus que de travailler (l’inverse du collège), quitte à se moquer de la fille bizarre de la classe pour y arriver (je n’en suis pas fière). J’ai redoubler ma seconde, je me suis mise au théâtre (pour reprendre confiance en moi et pouvoir affronter les regards, réapprendre à parler en public…), j’ai été voir une sophrologue, j’ai fait de l’hypnose pour arriver à m’en sortir.
    J’ai mis très très longtemps pour reprendre confiance en moi, arrêter de me dire que je suis nulle, que je ne vaut rien (héritage des moqueries du collège et autres brimades).
    Aujourd’hui je suis prof au collège et je suis particulièrement sensible aux problème du harcèlement. Le pire c’est qu’en tant que professeur, on ne voit pas forcement le phénomène se produire dans nos classes.
    Je suis heureuse de voir que maintenant l’école essaie de lutter contre le phénomène, créer des actions pour sensibiliser les jeunes. Si j’avais eu ce genre d’action dans mon collège, j’aurais pu prendre conscience que je n’était pas seule et j’aurais peut être parlé au lieu de subir.

  71. C’est en même temps rassurant et en même temps triste de voir qu’on ai pas seul à avoir souffert pendant un temps de camarades cruels. Mais ce qui me fait chaud au coeur, c’est que je m’aperçois que j’entends ce genre de témoignages de gens que j’admire aujourd’hui (comme toi et ton joli blog =) ). Quand on arrive a passer à travers ce genre de mésaventures sans trop de dégât, ça forge à une certaine vision du monde.
    Merci pour ce témoignage, (et un bisous car internet ça redevient la cours de récré dans ce qu’elle a de plus débile parfois 😉 )
    Bonne soirée!

  72. Merci pour cet article! J’ai vécu le harcèlement à l’école dès la fin du collège et le lycée, pour finir par quitter le système scolaire en première. J’étais la fille qui passait sa vie à lire aux récréations ou bien à faire de la musique. Au final, j’ai passé mon bac et ma licence à distance tout en travaillant à l’étranger. Ce n’est pas tant la méchanceté des élèves qui m’a le plus blessé mais l’indifférence voire le mépris des enseignants qui restaient encrés dans leurs certitudes et me destinaient à devenir chômeuse sous prétexte que je quittais le lycée et visais une carrière artistique. Ce fut une période très difficile, mais avec le recul aujourd’hui, je suis très fière de ce que j’ai achevé, et dans un sens, je ne regrette plus ces années car j’ai dû apprendre à être autonome et à me défendre à vitesse grand V. Tout ça pour dire : Haut les cœurs!

  73. Merci pour ce billet.
    Ça fait mal au cœur de lire cela………..
    Je fais tjrs très attention que mes enfants ne subissent pas la même chose, et bien sûr, qu’ils ne soient pas dans l’autre camp.
    Mais, je me rends compte qu’ils ont bcp d’empathie pour les autres, et sont plutôt de ceux qui défendent “la veuve et l’orphelin”

  74. Bonjour
    Je viens de lire un entretien avec Marie Quartier, au sujet d’un film traitant du harcèlement scolaire, ce qui me rappelle ce post d’il y a deux ans.
    En le lisant ainsi que les commentaires, je m’était dit que le rôle des adultes en la matière (comment détecter le harcèlement et surtout comment intervenir) était extrêmement problématique.
    Dans cet entretien (http://www.zerodeconduite.net/blog/19314-1-54–la-bienveillance-des-adultes-ne-suffit-pas-b-aider-les-b-lb-ves-harcelb-s.html#.WMu3jel5QlJ), la psycho-patricienne examine le cas montré par ce film et donne des réponses.
    Bonne journée !
    Julie

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