Et maintenant…

Champ-de-mars-71

Paris je t’aime ♥

On se souviendra tous de ce qu’on faisait vendredi 13 novembre 2015 quand tout à commencé. Moi j’étais à la maison, derrière mon bureau où je finissais d’écrire une intervention sur le changement de voie professionnel pour un forum féminin. Il fait doux pour un mois de novembre, ma fenêtre est ouverte.

De là me parvient soudain un énorme bruit qui semble provenir de la rue derrière mon immeuble, comme un échafaudage métallique qui s’écroule, qui s’écroule, puis le silence, puis à nouveau ce bruit métallique de ce que j’imagine toujours être un échafaudage métallique qui s’écroule qui s’écroule.

La suite vous la connaissez. Je ne sais pas comment et où vous avez passé cette soirée. Moi j’étais dans mon canapé, devant itélé, à attendre des nouvelles des potes qui étaient coincés dans le Bataclan (sains et saufs aujourd’hui), à échanger des messages avec tous mes amis qui vivent dans le quartier, à rassurer mes proches.

Et depuis il y a ce bruit métallique qui résonne dans ma tête, comme un bruit de fond. Un bruit de fond qui accompagne les pensées et émotions contradictoires qui m’habitent depuis 2 jours. Je me sens perdue, je ne sais plus quoi faire.

On se sent parfois un peu merdeux devant de tels événements quand on est dans le “divertissement” .

J’entends dire partout qu’il faut continuer à vivre et à être insouciants. Mais j’ai la nette impression que ça ne va pas être suffisant. Il va aussi falloir être forts, arrêter de faire les autruches, agir, s’engager pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos, qu’on cède à la peur.

Je repense à mes résolutions de janvier, celles que j’ai prises après les attentats de Charlie Hebdo. Je m’y suis tenu car ce n’était pas très ambitieux. J’en ai donc rajouté quelques unes dont je ne vous ai pas parlé quelques mois plus tard, la première était de m’engager auprès d’une association et aider par la formation ou le soutien scolaire ceux qui sont isolés d’une manière ou d’une autre dans notre pays : enfants, ados ou adultes. Et je n’ai pas trouvé, pris le temps, je ne l’ai pas fait.

Alors oui on doit rester positifs, regarder devant, continuer à aller dans les bars, à rire, à manger, à écouter de la musique. Oui mais pas que. Il va falloir qu’on continue à se soutenir, qu’on prolonge cet élan d’entraide qu’on a pris vendredi soir. Qu’on évite de s’engueuler, pour un drapeau Français sur Facebook, pour un mot de travers, des propos maladroits…

Ces terroristes ne cherchent qu’à nous diviser pour mieux régner sur nos vies, on ne doit pas céder, on doit dépasser nos préjugés, sacrifier un peu de notre temps pour aider son prochain (je pense aussi tout particulièrement à la communauté musulmane qui va avoir besoin d’un grand soutien), on ne doit pas devenir les petits soldats de ces fous qui ne croient en rien.

Ca va vous sembler un poil moralisateur de la part de quelqu’un qui ne fait que se réveiller aujourd’hui. Ce n’est pas mon intention, je suis bien trop honteuse d’avoir été inactive si longtemps.

Et vous vous voulez faire quoi demain ?

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83 comments on “Et maintenant…

  1. Et maintenant… Je ne sais pas trop.
    Ce qui est sûr c’est que, comme toi, j’ai le sentiment que ce que l’on fait ne suffit pas…
    J’avais écrit un long mail à tous mes amis en janvier dernier pour leur demander un peu ce que tu viens de dire…

    J’écrivais “Et c’est là que je doute, nous étions beaucoup à manifester en 2002, à manifester contre le FN au second tour, à manifester pour la démocratie, pour la France. Et puis passé la réélection de Chirac, chacun est retourné à son petit individualisme. Et aujourd’hui où en est-on avec le FN? Alors oui, c’est super l’unité nationale et tout et tout mais ça n’a pas vraiment fait ses preuves. J’ai vraiment peur que ça retombe comme un soufflet. Surtout depuis que les assassins sont morts. Et puis surtout parce que les politiques tirent à eux cet événement tragique… Les vidéos et les photos des manifs d’hier montrent heureusement une volonté du peuple avant celle des politiques mais je m’interroge quand même sur la suite.”

    J’écrivais aussi “Et à tout ça, quelles réponses avons-nous aujourd’hui? Que pouvons-nous faire en tant que citoyen de cette terre pour apporter de la paix? Voilà ma question, voilà ce sur quoi je voulais vous (et m’)interroger. Comment allons-nous, allez-vous changer votre quotidien pour éviter que cela ne se reproduise? Pour donner un avenir serein à nos enfants?
    Au delà de marcher et de manifester, quelles vont être nos décisions, nos prises de position pour qu’aujourd’hui, demain et tous les autres jours de nos vie, nous n’ayons pas peur et nous ne soyons plus aveugles devant ce qui se trame loin de chez nous mais qui a un impact sur nous (tellement de morts dans le monde chaque jour pour leurs religions, leur appartenance ethnique, leur conviction politique, leur couleur de peau, sans parler de ceux qui meurent de faim ou de maladies… et j’ai le sentiment que l’on passe à côté, non?) ?”

    Honnêtement je ne sais pas…. Eduquer je pense que c’est la priorité. Mais aussi se poser la question du pourquoi? et du comment? Comment avons-nous pu produire ces êtres déracinés qui se battent pour la Syrie, un pays qui représente quoi pour eux? Leur liberté? Leur avenir? Pourquoi les valeurs de notre République ne répondent pas à leur attente? Le film “la Désintégration” montre une réalité, que je vis moi-même en tant qu’enfant de couple mixte franco-marocain même si heureusement je porte un prénom et nom bien français. Pourquoi ces enfants de la France de 3ème génération ne se vivent pas français? Quand on aura trouvé une réponse à ces questions et que l’on aura su mettre en face des actions concrètes, peut-être que ce sera déjà une étape.

    En tous cas, dans mon quotidien, je vais poursuivre mes engagements associatifs, continuer à faire le métier que j’aime et qui donne du plaisir aux autres et je vais essayer de ne pas avoir peur.

    • Salut Anaïs.
      Outre le fait que je suis d’accord avec toi sur l’ensemble de ton commentaire, je ne comprends pas comment on peut manifester à la fois “pour la démocratie” et “contre le fait qu’un parti qu’on n’aime pas soit au second tour des élections démocratiques”, ça me parait contradictoire. Si le FN a été au second tour, c’est justement parce que la démocratie est vivante en France et qu’on n’interdit pas aux gens de voter comme ça leur plait 🙂

      Je suis en union avec vous pour surmonter cette épreuve et aller de l’avant, coute que coute, en portant haut l’étendard de l’amour et du respect.

      • Pas envie de débattre de ça 🙂
        Le FN a le droit d’exister et les gens de voter pour lui.
        C’était il y a longtemps, et l’objectif était surtout de conscientiser, autant que de rendre compte d’une incrédulité face à une pensée en laquelle on ne croyait pas. Mais ce n’est vraiment pas l’objet d’aujourd’hui. Je voulais dire à ce moment là (et ce n’est pas dans l’extrait que je cite) que l’humanité est pleine d’exemples où nous avons attendu la catastrophe pour agir. Aussi bien industriellement, que politiquement, qu’économiquement, que socialement,…parlant.

        Bien à toi

        MARIE-Anaïs 🙂

      • Le FN ne devrait pas etre tolere. C’est un parti raciste, xenophobic, islamophobe, antisemite et homophobe. OUT !

    • L’éducation c’est une première clé mais je me rends compte aussi aujourd’hui que je ne suis jamais allée assez vers les autres, surtout ceux qui sont un peu isolés, ou trop différents de moi. Je me sens responsable de tout plein de choses aujourd’hui…

      • Hypersensible comme toi, j’ai aussi ce flot de sentiment “je suis responsable”.
        On est tous un peu responsables et tu peux faire changer le monde, comme moi, comme lui, comme elle.
        En en prenant conscience maintenant et en faisant vraiment ce que tu dis, en allant vers les autres 🙂
        Même si au quotidien, concrètement, on ne sait pas trop quelle forme ça va prendre.
        Mais ne regrette pas 🙂 surtout, ça ne sert à rien.

        Mon papa m’écrivait, en réponse à mon fameux mail “En ce qui te concerne, essaye de ne pas porter la misère du monde sur tes seules épaules, tu n’arriveras pas à la supporter, cela n’empêche pas l’initiative et l’aide que chacun peut apporter aux autres, les petits ruisseaux font les grandes rivières…”

        🙂

    • On en est la ? A justifier la legitimite du FN ? WOW

      • Estelle,
        Il ne s’agit pas de justifier la légitimité du FN mais d’accepter qu’il existe et que des gens supportent ce parti. On peut ne pas le soutenir mais, vivant dans une démocratie, nous devons respecter les opinions de nos concitoyens. Comment se revendiquer comme système égalitaire si on dénie le droit d’exister à toute une partie de l’électorat ? Alors oui, tout comme toi, je suis ne soutiens pas le FN, je le trouve également dangereux – comme tout extrême – mais je ne vois pas comment, aujourd’hui, nous pourrions lui dénier sa légitimité. Après tout, n’est-ce pas un point central dans nos réaction que le devoir de garder des esprits ouverts ?

    • Bonjour,
      Marie- Anaïs : je te trouve très pertinente dans ton questionnement, pas que d’ailleurs : juste et humble.
      Mais j’avoue je trébuche sur ça : “même si heureusement je porte un prénom et nom bien français”.
      Je ne sais pas si tu liras mon commentaire ; il n’a pas pour but de créer une polémique ou de vilipender tes propos.
      Je me demande juste à quoi est dû ce soulagement. Car ce “heureusement” laisse entendre que tu es soulagé.
      Je suis née en France, je m’appelle Khaïra, j’ai 34 ans. J’ai grandi en province (nord est). Mon enfance et mon adolescence ont été jalonnées par des “bougnoule”, “sale arabe”, “retourne dans ton pays”. J’y retournais dans mon pays, deux mois durant les vacances scolaires. Là bas, j’étais une “immigria”. J’ai grandi avec mes compagnons d’infortune, on ne se mélangeait pas : les “arabes” d’un côté, les autres de l’autre. On partageait ce même sentiment de n’être rien, on plaisantait en se disant qu’on achèterait une ile pour y bâtir notre nation, nous descendants de, nous avec nos culs entre deux chaises. Est venu l’âge où je devais choisir ma nationalité. J’ai choisi de ne pas choisir : je suis l’un et l’autre, ce n’est pas incompatible.Et je le vivais très bien jusque là.
      Jusque les attentats de janvier. Jusque les attentats du 13 novembre. Des brèches où les uns se sont engouffrés tête la première pour afficher un racisme décomplexé puisque justifié dorénavant (soi disant). Où les autres exigent que les “semblables” des coupables se désolidarisent. Se désolidariser ?? Pourquoi ?? A partir de quel moment ai-je été solidaire de ces personnes que je n’ai même jamais rencontré ? Mon prénom à consonance ?
      Je m’appelle Khaïra , je suis une enfant de France, je le suis autant que toi Marie-Anaïs, que toi Eléonore, autant que toi Anne-Marie. Je ne cautionne pas ces campagnes de “pas en mon nom”, pourquoi devrais-je me justifier. Dans les auteurs de ces attentats, il y avaient des enfants de France au même titre que nous. Je sais que c’est une réalité dure, violente, affligeante mais être dans le déni ne résoudra rien. Alors comme toi Marie Anaïs je me pose ces questions : quel est le cheminement jusque cette conclusion froide, sombre, sanglante ? Comment des enfants de NOTRE République en sont arrivés à en tuer d’autres ?
      Voilà. Désolée ça me parait un peu décousu, pas très précis, sans conclusion, sans ligne mais peu importe.

  2. Et maintenant, on va pleurer, encore, et puis bientôt on va sécher nos larmes et on ouvrira une bouteille de vin, on allumera une clope, on écoutera de la musique à fond, on dansera avec nos amis, nos proches, nos voisins.

    Et maintenant, on va leur montrer ce que signifie la liberté, l’égalité et la fraternité. Il le faut parce que tout cet amour qu’ils ne comprennent pas est notre arme. Aimons-nous bordhell, aidons-nous bordhell, aimons plus fort bordhell…

  3. Donner mon sang, apprendre les gestes qui sauvent, essayer de faire le tri dans ma tête, écouter du rock

  4. Hei,

    Pour commencer, je te fais un gros hug, fais des chocolats chauds et mange du gâteau autant que tu veux, je crois qu’on a tous le droit de manger du gâteau en ce moment (je suis pas sure que ça mène à la paix dans le monde, mais c’est un début).

    Je voulais apporter ma petite pierre concernant les associations. Je suis amplement d’accord avec l’idée de soutien scolaire etc. J’ai une amie qui l’a fait avec le Secours Populaire il me semble mais je ne suis pas sure – enfin quand je donne à des associations, je regarde si ce genre d’activités est inclus dans leur panel et c’est le cas pour la Croix Rouge, et peut-être aussi pour les Restos du coeur, si je me souviens bien (moi je ne l’ai jamais fait, donner des cours, parce que ça tombait pas tout à fait au bon moment comme on dit, et ensuite j’ai quitté le pays).

    Enfin voilà, ma petite pierre : je suis française à l’étranger et j’ai du apprendre la langue, c’est pas une langue qu’on apprend pendant des années d’une oreille distraite à l’école, non, c’est du norvégien. C’est important de parler la langue du pays où l’on vit, pour trouver du travail, des amis, pour s’informer, comprendre la culture, aider ses enfants si on en a, etc.
    Il y a un passage assez difficile, quand on lit assez bien mais qu’on parle difficilement, parce qu’on n’ose pas avoir l’air bête encore et prendre beaucoup de temps pour former des phrases dont la grammaire est bancale et le vocabulaire est pauvre et que bon, parler de la météo 2 minutes et que le pays est très beau, c’est gentil, mais on en a un peu ras le cul de ne discuter que de ça, comme si on n’avait que ça à offrir au monde.
    Alors voilà, je suis allée à des séances organisées par ma ville, par des associations, où on vient discuter d’un sujet (différent chaque semaine : la santé, les animaux, la nature…) avec d’autres étrangers et des bénévoles, qui nous écoutent et nous corrigent et font des phrases un peu plus compliquées que nous. Et c’est très important, vraiment, de donner de la connaissance mais aussi de la confiance aux gens.
    Bref, voilà, l’idée c’est que même ceux qui n’ont pas envie de faire de l’aide aux devoirs parce que ça remonte à longtemps, peuvent sans doute être bénévole pour prendre le café et discuter deux heures par semaine avec des étrangers. Je suppose que l’Alliance Française ou la Croix Rouge ou encore des services municipaux peuvent donner des renseignements.

    Joyeuse journée et gros gâteaux!

    • (ps: bon, en fait “joyeuse journée” c’est un peu glauque, on est d’accord. Gros gateaux, gros câlin et gros chocolat ca colle mieux)

    • Oui j’ai vu ça à Paris, et aussi des cours pour aider ceux qui ne comprennent rien à internet. Aider les autres à maîtriser des clés de notre monde moderne ça a l’air de rien mais je pense que c’est important. Tout ce qui fait que certains se sentent à part finalement

      • Il faut savoir que les “recruteurs” recrutent maintenant des jeunes entre 12 et 15 ans avec un profil justement très humanitaire, de tout milieu social (pas forcément de culture ou de religion musulmane) des gens de famille moyennes, aisés, athées, toutes sortes de personnes (pas forcément les exclus sociaux loin de là) qu’ils arrivent à endoctriner via internet. Ces ados, filles et garçons (il y a de plus en plus de filles) se coupent progressivement de tout lien social et même de leur propre famille. C’est exactement comme une secte. Ensuite ils quittent leur pays et partent en Syrie où le cauchemar commence pour eux, bien souvent on se débrouille pour qu’ils ne puissent plus rentrer en France .Mais au départ, ces ados partent pour “saver le monde”. Bref une horreur.
        http://lobservateurdumaroc.info/2015/11/13/lanthropologue-francaise-dounia-bouzar-daesh-est-plus-proche-du-nazisme-que-des-freres-musulmans/
        La seule chose que j’ai l’impression qu’on puisse faire, c’est de ne pas céder à la peur, à la panique ou à toute forme de racisme. Les Musulmans ont le sait et la religion musulmane n’a rien à voir là dedans. Ne as être dupe de notre gouvernement qui pousse à l’escalade de violence et d’intervention militaire (on sait que ça ne résoudra rien). Bref rester conscient et défendre avant tout la paix et la fraternité dans notre pays.
        J’ai en tout cas pensé à toi car je savais que tu habitais un de ces quartiers !!
        Bises

    • Ton idée est géniale ! C’est stupide de ma part (et de la part de beaucoup j’imagine) de ne pas y avoir pensé, mais maintenant que l’idée est là, je vais me renseigner. Merci <3

  5. Cette citation est tellement juste en ces temps difficiles:
    “La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance”
    https://www.youtube.com/watch?v=bYyQdQOLXnA

    Gardons notre coeur plein d’amour et ne nous jugeons pas mutuellement pour ce qu’on aurait du faire ou ne pas faire ou ce que l’autre aurait du faire ou ne pas faire.

  6. Comment ne pas être d’accord avec toi! Un très bel article et des paroles très vraies que je me suis empressée de partager avec mes proches. Après le choc et la tristesse viennent la colère et l’action.
    Merci pour ce post qui secoue un petit peu et change carrément des discours d’amour ou des albums photos aux couleurs du drapeau Français dans le monde sur Fb. Important et réconfortant certes, mais il faut aussi voir un peu plus loin que le bout de notre nez. 🙂 Moi je vis ça à distance en étant à Londres (A la fois rassurant et extremement frustrant) mais je partage la douleur et les tensions de mes amis parisiens. Bon courage pour la semaine et encore merci pour cet article qui m’a vraiment reboosté et redonné un peu de force et de détermination!

  7. Ce lundi a rimé avec reprise de l’école pour notre fille, et la voir ravie de retrouver ses deux meilleures amies m’a suffi. Une irakienne du Sud, une irakienne du Nord, deux religions, et les mêmes espoirs de paix dans notre pays.
    On a les mêmes objectifs de vie : la liberté, l’amour, la vie. C’est cucul la praline pour le Français lambda, mais face à l’horreur, ça devient des évidences.

    • Ca doit être une sacré mission d’être parent dans de tels moments, ça donne un but aussi j’imagine.

      • Ca donne l’envie de se battre c’est sûr!
        Et ça fait peur aussi 🙂

        Allez j’arrête là avec mes contributions, rares mais intenses 😀

  8. Moi, juste après ça, je suis allée donner mon cours de danse, cours que je donne depuis 5 ans bénévolement à des filles qui ne pourraient surement pas se payer une école de danse mais qui penant 1.5h donnent leurs coeurs et leurs tetes à l’animatrice que je suis.

    Ce fut dur de se dire que samedi matin je danserai et puis, il le fallait pour elles, pour moi, ce cours de samedi a été une bouffée d’oxygène; un pied dans la réalité….

  9. Bel article

    Ce que je veux c’est donner de l’amour à tout prix, qu’il n’y ai plus de place pour autre chose
    <3

  10. Tout d’abord, merci pour ces paroles si douces, si vraies. Ça fait chaud au cœur, à ôté de toutes les atrocités qu’il nous est donné de lire présentement. Au Canada, la xénophobie prend le dessus présentement et c’est horrifiant. Hier soir, mon copain français et moi avons reçus des amis parisiens. Des émotion différentes nous habitent, mais nous ressentons tous le même effroi face à l’avenir. Nous craignons tous une montée de la haine, de la xénophobie. Nous craignons un éventuel tournant politique français vers le FN. Au Canada, les gens supplie déjà le nouveau premier ministre de revenir sur sa décision d’accueillir des réfugiés, à coups de pétitions et de paroles terrifiantes et remplies d’ignorance et de peur.

    Merci pour ce beau billet, et bon courage pour les temps à venir.

    Myriam

  11. Un questionnement qu’on est beaucoup à partager je pense… Et auquel je n’ai actuellement pas de réponse pour moi. Pour l’instant, mon objectif est de me former le mieux possible avant mon diplôme en juin prochain, afin d’aider les gens justement, (je suis une future orthophoniste) et lutter contre l’isolement fera partie de mon métier. Mais après ? Oui, s’engager dans une asso est une idée qui me trotte dans la tête, qui sera à mûrir…

    Je ne suis pas parisienne, mais un poème me touche beaucoup, c’est mon petit hommage aujourd’hui…
    Paris

    Où fait-il bon même au coeur de l’orage
    Où fait-il clair même au coeur de la nuit
    L’air est alcool et le malheur courage
    Carreaux cassés l’espoir encore y luit
    Et les chansons montent des murs détruits

    Jamais éteint renaissant de la braise
    Perpétuel brûlot de la patrie
    Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
    Ce doux rosier au mois d’août refleuri
    Gens de partout c’est le sang de Paris

    Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
    Rien n’est si pur que son front d’insurgé
    Rien n’est si fort ni le feu ni la foudre
    Que mon Paris défiant les dangers
    Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

    Rien ne m’a fait jamais battre le coeur
    Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
    Comme ce cri de mon peuple vainqueur
    Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
    Paris Paris soi-même libéré

    – Louis Aragon, 1944

  12. Moi ce que je veux, c’est une révolte.
    Je ne veux pas une guerre civile, je ne veux pas brûler des mosquées, je ne veux pas voter Front National ni toute autre action de rejet stérile ne visant qu’à attiser la haine.
    Je ne veux pas non plus me contenter de manifester pacifiquement, chanter des pseudo hymnes à la paix ou allumer des bougies sur la place de la République.
    Je veux une révolte. Je veux, avec tous ceux qui veulent mettre fin à ces massacres, faire pression sur nos gouvernements pour que les actions qui auraient du être prises depuis longtemps soient mises en oeuvre pour de bon. Je veux que nos dirigeants choisissent enfin les bons alliés et les bons ennemis. Je ne veux plus entendre dire “il faut se préparer à d’autres attaques”, ou encore “ils étaient fichés comme radicalisés et connus des services de police”. Je ne veux pas me résigner! Je veux bien qu’on fouille mon sac tous les soirs dans le métro s’il faut en passer par là. Je veux me sentir en sécurité, je veux que nos autorités fassent leur travail.

    J’aurais pu être au Bataclan vendredi soir. J’avais envie d’aller à ce concert… et au dernier moment j’ai choisi de passer le week-end loin de Paris. Bien m’en a pris…
    Aujourd’hui j’ai peur. Je devais aller à un concert au point FMR jeudi soir. Je n’irai pas. Je n’ai plus envie. Je refuse de continuer de vivre avec une boule au ventre. Cette boule au ventre, je veux qu’on me l’enlève!

    • Tout, tout, tout pareil que toi. Surtout pour la première partie.

    • tu m’ôtes les mots de la bouche…

  13. De mon côté, un petit bout de ma page expliquant ce que je vais essayer de faire, aujourd’hui… :

    C’est lundi. Après ces atrocités du week-end, il faut recommencer à vivre.
    Retourner travailler, le coeur lourd.
    Déposer les enfants à l’école, la gorge nouée.
    Réfléchir aux rendez-vous de la semaine, le ventre serré.
    C’est lundi et la douleur est encore vive en chacun de nous.
    La peur, peut-être, aussi. Peur de ce que va être la suite. Peur de ce que va devenir notre monde. Peur de l’héritage que nous allons laisser à nos enfants.
    Parce que oui, je les sens toutes ces peurs au fond de moi, mais je refuse de les laisser prendre le dessus.
    Alors, je vais agir. Je vais m’appliquer à faire de mon mieux.
    Je me réjouis de retrouver “mon” petit groupe d’enfants cet après-midi. Leur si belle innocence et leur naïveté.
    Je me réjouis de pouvoir leur transmettre la méditation et ses pouvoirs magiques. Car quel plus beau cadeau faire à un enfant ?
    Aujourd’hui, ils vont apprendre à trouver leur refuge intérieur. Un endroit précieux où ils seront toujours en sécurité. Un lieu toujours accessible où tout est beau, calme et rassurant. Un royaume de paix, qui pourra les accompagner tout au long de leur vie.
    Et que cette idée me remplit le coeur de joie !
    Certains penseront que je suis, moi aussi, innocente, naïve et utopiste. Il n’en n’est rien.
    Je reste persuadée que nous avons tous notre part à faire. Chacun de nous. Car l’apaisement du monde est aussi, entre nos mains.

    “Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste? Eh bien commence à le faire qu’est ce qui t’en empêche? Fais le en toi et autour de toi, fais le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit et il grandira.” Carl Gustav Jung

  14. M’intéresser davantage à la géopolitique pour pouvoir comprendre ce qui se passe dans le monde, pouvoir en parler sans dire de bêtises à mes enfants ou mes élèves et argumenter dans les conversations ou les débats.
    Après les attentas de janvier je me suis intéressée aux religions, moi qui suis athée j’ai trouvé ça passionnant.
    Et sinon je fais du “troc” : j’aide deux enfants à travailler et en échange une mère garde mes enfants quand je dois m’absenter et une autre me donne des gâteaux à tomber. Ce n’est pas grand chose mais nous sommes tous gagnants dans cette histoire. J’encourage tout le monde à le faire. Souvent les gens se sentent honteux de recevoir sans donner avec ce système tout le monde est gagnant !

  15. Ton article me parle énormement. Merci de l’avoir ecris!
    Moi je ressens une profonde colère en moi, je n’arrive pas à mettre de l’ordre dans mes idées, je me sens perdue!! Ma colère part dans tous les sens, contre moi, le gouvermenent, la betise humaine,notre naiveté, les extrémistes religieux, la religion tout court….Bref, je suis paumé et en même temps je pense que nous sommes dans des temps décicifs. En effet,un des buts de ces attentats est de nous diviser encore plus et de profiter des fractures sociales et culturelles existantes en France et c’est justement là qu’il va falloir agir avec intelligence et c’est vraiment loin d’être facile quand l’émotion est si forte. Pour ma part, je pense que les hashatgs prier pour paris c’est bien beau mais on reste encore dans le domaine du religieux (merci mais non merci!!) et surtout de l’innaction or ce que nous avons besoin c’est d’agir. Pas d’amalgames à la con mais reconnaître que nous avons quand un même un problème serieux de radicalisation des jeunes en France qui ne se reconnaissent pas dans notre démocratie, pourquoi? C’est une question auquel je n’arrive pas à repondre. Je me dis qu’il faut essayer d’être tolerant et se mettre à la place de ces jeunes, comprendre leurs mal-êtres et le grand écart qu’ils peuvent vivre pris entre deux cultures (attention je ne parle pas de ceux qui ont commis des actes meurtriers) et d’un autre coté je me dit que si était un peu moins des autruches cul cul la praline avec des réactions plus fortes à certaines provocations (genre certains joueurs de foot qui refusent de chanter la marseillaise) cela calmerait certaines ardeurs !!!Bref, j’ai peur de tomber dans un extreme ou un autre, d’être à “coté de la plaque”, d’être trop ou pas assez. Et en même temps, j’ai envie de me battre: se battre pour la liberté, se battre pour mon pays, se battre pur la mixité sociale et culturelle, pour l’égalité des chances, pour les valeurs de notre pays quoi!! Je pense sincerement que le changement doit venir du peuple! je n’attends pas après nos politiques, c’est à nous d’apporter notre pierre à l’édifice et de construire la France de demain!!!Bref, ça fait peu nian nian mais je pense que ce n’est pas irréalisable!Ton idée de lutter contre l’isolement me parle vraiment!

    Gros bisous Eleonore, c’est tellement un plaisir de te lire et de venir flaner ici! Merci

  16. Et maintenant…

    Je ne sais pas trop. Sans doute continuer plus ou moins comme avant, en essayant de faire toujours mieux.
    J’ai eu un moment d’égarement, à me dire que j’allais tout arrêter, le blog, ce livre que je lis, de faire du sport, parce que tout me semblait insignifiant et “peine perdue”, je me sentais coupable parce que une heure avant d’apprendre ce qu’il se passait, ma plus grande préoccupation était de demander à mon mec si vraiment, il ne m’avait coupé les cheveux un peu court, le coiffeur ?

    Je me sens coupable parce que je n’ai pas de travail pour l’instant et parce que je ne sais pas quoi faire pour être utile mais je me suis souvenue qu’en janvier, mon travail me semblait tellement inutile que j’avais failli démissionner juste pour participer aux rassemblements…
    Je me sens coupable de me sentir coupable parce que ça sonne “moi je” à mes oreilles mais je n’arrive pas à m’empêcher.

    Je me sens coupable parce que je ne sais toujours pas ce que je dois faire maintenant.

    • C’est normal moi aussi aujourd’hui je me sens vide et inutile, mais demain on fera mieux ^^

  17. Et surtout sensibiliser les gens sur l’Islam, les musulmans et ce qu’ils ne sont pas (des islamistes ou des terroristes.)
    J’habite à l’etranger et j’ai mal à ce Paris que je connais. Tu ne peux pas savoir les propos que j’ai entendu ces derniers jours de gens qui disent “qu’ils rentrent chez eux…euh en France?) qu’on ferme les frontières! Qu’on les enferme (eeuh Marine?) et de voir sur les réseaux sociaux les gens se laisser porter par leur haine, les jeunes surtout. C’est terrible et il faut qu’on fasse quelque chose.
    La douleur dans la poitrine finira par s’estomper mais on ne peut pas oublier, rester sur nos gardes et prendre soit les uns des autres, c’est important.
    Des bisous

    • J’ai lu quelque part que Daesh était à l’islam ce que le Ku Klux Klan est au christianisme. C’est peut être pas exactement ça mais l’idée est assez parlante je trouve

  18. Cara Elenoire, ti scrivo nella mia lingua e spero tu la legga, abbiamo passato queste ultime 72 ore incollati a internet e sofferto ogni dannato momento con voi, Parigi per noi Torinesi é una seconda casa, molti di noi hanno amici, parenti, case e vederla così ci fa stare malissimo. Ieri sera pensavo a quanto sarebbe stato duro iniziare questa settimana. Non sarà più come prima. Perché la ferita è grande e là paura innegabile. Spero però che vi arrivino i nostri sinceri pensieri di solidarietà perché vi pensiamo, siamo con voi in queste giornate. Davvero. Un abbraccio

  19. Pour l’instant je ne sais pas ce que je ferais demain, je me sens tellement vide. Lors des attaques, je faisais une fête chez moi et on hurlait du Céline Dion ce qui nous a permis de ne rien entendre, alors que j’habite à 20m de la Belle Equipe. Jamais je n’ai été plus heureuse d’avoir braillé du Céline à ce moment. Mais depuis, dès que je regarde par la fenêtre je vois toutes ces bougies et ces fleurs alors que moi-même je fais désormais un détour pour ne pas passer devant. J’ai un partiel dans la semaine mais je trouve ça tellement inutile et futile de réviser… Et en même temps je suis fière d’être une femme qui fait des études, qui fait des soirées le vendredi soir où elle braille des chansons pourries parce que c’est tout ce qu’ils détestent finalement. Donc demain je vais continuer à vivre ma vie, et je la vivrais avec trois fois plus d’intensité.

    • J’ai évité de passer par la belle équipe jusqu’à cet après midi où j’y suis allée exprès, ça fait tout drôle, c’était presque irréel…

  20. A mon petit niveau, je vais continuer à essayer d’élever intellectuellement mes classes. A leur montrer que la vie est plus facile quand on ne s’échange que de l’amour et des pensées positives.
    Je me dis que tous ces enfants seront notre avenir et qu’en tant qu’adulte, je dois leur transmettre des valeurs.

    Merci pour ta note de blog.
    J’ai pensé à toi vendredi. En espérant que comme mes amis qui vivent dans le 11ème, tu étais chez toi.

  21. Joann Sfar était l’invité de France inter ce matin ses idées sont les mêmes que les tiennes et les miennes aussi d’ailleurs. Agir mais par la culture, par l’éducation. Mais par contre si tu écoutes le podcast il y a une spéciale dédicace pour toi : il nous dit aussi qu’il faut que l’on arrête de culpabiliser. Peut être que jusqu’alors tu n’avais pas mis en place ces jolis projets de soutien scolaire mais tu as eu des beaux projets pleins de joie notamment Unbeaujour et ça la joie c’est important aussi nan?
    Avec toute mon amitié
    Laurence

    • Oui je sais, j’essaie à mon petit niveau de rendre ce monde plus joli, parfois j’ai juste le sentiment que c’est pas assez :/

  22. Je suis comme tous toute aussi émue et brisée. La terreur et chaque nouvel attentat me fait revivre tout ce qui c’est passé dans mon pays, d’abord par un groupe terroriste national (l’ETA) puis après avec les attentats du 11 Mars après le 11-S et celui de Londres.. On ne peut jamais s’habituer à la terreur, même à la période la plus sanglante de l’ETA, impossible de ne pas avoir envie de haïr et de maudir. Et finalement la seule chose possible à faire c’est de s’engager et de contester toute sorte de violence. Nous avons vécu en Espagne beaucoup trop de terrorisme et beaucoup trop de manifestations pour tenter de soulager notre peine. Mais c’est la seule chose à faire dans une situation pareille pour rester libre et humain. Votre douleur est la nôtre et tout attentat l’est contre chacun de nous. Il faut continuer et ne jamais laisser gagner la haine. Aujourd’hui cela fait plus d’un an que nous n’avons pas dattentats en espagne et je souhaite que tous les peuples puissent apprendre à vivre en paix avec leurs voisins. Un abrazo Fuerte. Nous sommes tous Paris aujourd’hui et demain.

  23. Je suis comme toi, je suis complètement perdue.
    Je sais une chose, c’est que je ne veux pas me laisser envahir par la peur.
    Ca va être très difficile mais je vais résister de toutes mes forces, ne pas soutenir ces clichés débiles, ouvrir les yeux, continuer à réfléchir et essayé d’agir.

    Nous en avons beaucoup discuté avec mon mari, d’autant plus que nos familles respectives sont racistes.
    Nous sommes démunis face à ça car en plus, on a pas du tout été élevé dans cette optique. On ne les comprend pas, on ne les comprend plus…
    Mon mari me disait qu’il y a des sujets à ne plus aborder avec eux mais je ne suis pas d’accord.
    Pourquoi nous on devrait supporter ces propos racistes à la con? Pourquoi?
    C’est comme si on était en guerre et qu’on avait décidé de se planquer bien sagement sans faire de résistance.

    Et pourtant je ne suis pas une héroïne, je me sens plutôt lâche face à tout ça.
    Je me sens aussi coupable car je pense que nous sommes tous responsable de ce qui se passe au nom du consumérisme.
    On ferme les yeux quand ça nous arrange! Mais de quel droit décide-t-on du sort d’un peuple qui n’a rien demandé?
    Nous ne détenons pas la vérité et notre système n’est pas meilleur que celui de notre voisin.

    Que ce soit ici ou ailleurs, la violence me révulse.

    J’essaye de me dire qu’il reste des gens gentils et que tout n’est pas foutu.

    J’essaye de trouver ce que je peux faire face à tout ça, à mon échelle.

    En attendant de trouver la solution, je souris à tout le monde. J’essaye de communiquer un peu de gaité toute simple à mon voisin, un client, un ami…

    Et j’espère de toutes mes forces que demain sera meilleur!

    • Le dialogue n’est pas toujours évident quand on ne partage pas les mêmes idées. Hier je me suis lancée dans une petite croisade folle en essayant d’aller poster des messages sur facebook sur des statuts nauséabonds. Essayer de rester calme, posé, parler gentiment, ne surtout pas entrer dans le conflit. Je me suis dit qu’il fallait que je me renseigne sur l’art du débat, j’aimerais réussir à faire passer quelques idées mais ce n’est pas facile…

      • Je suis tout à fait d’accord, j’ai aussi l’impression que c’est un combat perdu d’avance.
        Avec ma famille, je parle de tolérance, d’ouverture et tout et tout, je me dis qu’ils ont l’air de comprendre.
        Pourtant, quelques semaines après, les propos sont toujours plus virulents mais là, je ne veux plus me taire même si je vais brasser du vent!

        Je ne veux plus baisser la tête car malgré tout, j’ai terriblement envie d’y croire 🙂

    • Merci Valérie, merci infiniment

  24. Je partage ton idée d’engagement 🙂
    Après les attentats de Charlie j’ai aussi eu ce besoin de participer, à mon échelle, à rénover “la cohésion sociale/nationale”. J’avais du temps justement, et donc après m’être renseignée, je me suis tournée vers l’association Entraide Scolaire Amicale. J’ai dû abandonner cette année car je prépare des concours, mais je veux que ma vie future soit de nouveau faite d’engagements associatifs. Quand on se sent triste et impuissant, c’est restaurateur.
    Merci pour ce billet !
    PS: la petite dont je me suis occupée n’avait rien d’une future terroriste, je tiens à le souligner.

  25. Demain, je vais être prof de français: la matière qui permet de se confronter à des textes d’autres cultures, et à décoder un discours. Sourire à des ados, prononcer des paroles de bienveillance et d’encouragement.
    Et aussi, demain, je veux oser dire merci aux policiers/pompiers/militaires et vaincre une timidité mal placée. Ils sont à bout et ont besoin de soutien, de bienveillance et de sourires aussi. Comme nous en fait;-)
    Et demain aussi, je veux cultiver mes amitiés avec les gens les plus différents de moi.

  26. Moi, vendredi soir, j’étais tranquillement en train de marathonner la série Flesh and Bone, j’ai fait une pause entre 2 épisodes pour checker mon Tumblr et là je vois plusieurs posts affirmant que quelque chose de grave est en train de se produire dans Paris. J’ai d’abord pensé que c’était rien mais, par acquis je conscience j’ai allumé la télé. Et là, claque dans la gueule(si tu me permets l’expression). L’incompréhension, la tristesse, le choc, la peur. Pas vraiment peur pour ma sécurité personnelle ici en Lorraine (quoique le terroriste recherché aurait été aperçu dans le coin ce matin), mais peur pour le pays. Peur de la prochaine étape. Ces gens n’hésitent pas à tirer sur la foule, à prendre une salle de concert en otage, mais que vont-ils faire après? S’attaquer à des écoles?

    Je m’interroge aussi sur les conséquences politiques de cet attentat, surtout quand je vois des jeunes militants d’extrème droite envahir le rassemblement samedi à Metz (la liberté d’expression c’est une chose mais il y a un temps et un endroit pour tout, moins de 24 heures après les évènements c’est irrespectueux et sans coeur).

    Je sais pas trop où je vais avec ce commentaire. Moi aussi je me sens impuissante face à cette situation, j’ai l’impression que l’on ne peut rien y faire, sauf de rester fort et de continuer à vivre. En tout cas, je suis contente de savoir que tu ailles bien Elodie, ton blog est toujours une source de fun, de beauté et de légèreté dans ce monde souvent si cruel. 🙂

    • Oui l’après c’est important c’est pour ça que je refuse de rester les bras croisés, on va tous être des acteurs de ce qui va se passer maintenant 😉

  27. Je vais continuer à faire ce que je fais tous les jours. Enseigner, m’occuper presque comme une maman de mes petits collégiens, essayer de leur donner confiance en eux, de leur renvoyer une bonne image d’eux mêmes, de les aider à aller là où ils veulent aller.

    Je veux continuer à rencontrer leurs parents pour mieux les comprendre, à discuter avec eux quand je sens qu’ils ont un petit coup de mou, à m’adapter à leurs besoins.

    Parce que j’aime mon métier, que j’ai vraiment beaucoup d’affection pour eux et aussi parce qu’égoïstement, ils me renvoient une bonne image de moi. Je le sens utile tous les jours grâce à eux, c’est une source de grande satisfaction. Quoi que tu décides de faire, cela t’apportera beaucoup.

    • Plusieurs de mes élèves étaient au Stade de France et ce matin, alors que nous discutions de la manipulation des images par les médias et les réseaux sociaux, je leur ai dit que je les aimais profondément et que j’ai peur pour eux. Peur de les perdre car ils sont très importants dans ma vie.
      L’échange de sourire qui s’en est suivi était juste magnifique.

      Ton témoignage est tout doux, joli et me touche.

    • J’imagine tout ce qui pèse sur les épaules des enseignants en ce moment et je pense bien à vous !

  28. Chere Eleonore,
    Il est difficile pour moi de mettre des mots sur ce que j’ai ressenti ce vendredi au-delà d’un profond chagrin.
    Mais je suis convaincu que oui, c’est en s’ouvrant aux autres et en créant du lien que l’on sortira vainqueur : c’est tout le sens de mon engagement dans l’association SFM (http://www.sfm-clichy.fr, oui le site mériterait un bon coup de peinture, mais nous le négligeons un peu au profit des actions concrètes). Je suis écrivain public bénévole depuis 2 ans et c’est une expérience d’humanité : on ne se rend pas compte de la précarité des personnes ne sachant pas bien parler français, ni lire, ni écrire, encore moins se servir d’un ordinateur… Puis je suis depuis devenue membre du CA, une façon de m’impliquer d’avantage mais différemment.
    Cette association intervient localement sur plusieurs secteurs : l’accès au droit, le soutien scolaire, l’alphabétisation…
    Je ne viens pas là pour te faire la pub de notre association mais plutôt pour essayer de t’orienter dans tes recherches car il n’est pas toujours facile de trouver l’association qui nous convient. J’ai découvert SFM en écoutant France Culture quand j’étais auto-entrepreneur, et j’ai mis un an avant d’aller les rencontrer même si je savais que je voulais m’investir auprès d’eux.
    Bref, je suis à ta disposition si tu as envie d’en parler : il y a plein de structures différentes et tu peux aller consulter ici la liste des centres sociaux parisiens (ce sont eux qui proposent en général le type d’action que tu recherches) http://paris.centres-sociaux.fr/files/2014/07/Annuaire_centres_sociaux-paris2.pdf
    Ne te blâme pas de ne pas avoir agi plus tôt : le premier pas est le plus difficile, et il n’est pas non plus évident de trouver une structure dans laquelle on se sente bien et en accord avec ses convictions.
    Courage pour tes démarches, je suis sûre que tu vas trouver ce qui te convient!
    Bien à toi,
    marthe

    • C’est vrai que quand j’ai fait mes recherches (c’est assez récent, c’était tout début septembre), j’étais un peu perdue devant le nombres d’associations qui proposent ce type d’aide. J’étais entrée en contact avec plusieurs d’entre elles mais je n’ai pas donné suite faute de temps. Je vais regarder !

      Hier j’ai passé un peu de temps avec ma femme de ménage qui habite à côté de chez moi et qui a entendu aussi les rafales avec son fils. Elle était traumatisée et surtout je me suis rendu compte qu’elle ne comprenait pas grand chose à tout ça, beaucoup de questions de vocabulaire, de lois. On ne se rend pas bien compte de tout ça, et j’ai vraiment envie d’aider tous ceux qui se sentent exclus par la langue, la culture, la technique…

  29. Je comprends totalement ton envie d’apporter quelque chose aux autres et d’aller vers les personnes différentes de toi. J’ai fait du droit et je travaille dans la Justice, je me suis rendue compte en analysant un peu mon petit parcours que je ce n’était pas un hasard, la mission de service publique pour moi c’est une vocation, un idéal à atteindre, une mission très puissante. C’est travailler pas que pour gagner sa vie, avoir les valeurs de la république dans son travail et être guidées par elles, rendre un service publique de qualité, à toutes et tous, aller vers des gens d’un milieu completement different du sien, c’est un travail qui n’est pas “privatisable”, qui est non monnayable et qui par conséquent vaut tout l’or du monde. Quand j’en parle à des personnes extérieures à ce monde là, je ressens souvent un décalage, beaucoup de gens voient la petite fonctionnaire dans son boulot de planquée, je suis terriblement attristée de cette image. J’estime faire bien plus qu’eux pour la société, j’aide les gens à faire respecter leur droit et j’aide la société à se protéger de ceux qui transgressent les lois. Certes, la machine judiciaire est loin d’être parfaite, j’en suis la première témoin, mais ce que je peux dire c’est qu’il y a des milliers de fonctionnaires qui font leur travail portée par la liberté, l’égalité et la fraternité. Ta prise de conscience de t’engager est portée par ses valeurs là qui, mine de rien sont bien loin d’être démodée. Malheureusement tout le monde n’a pas ta prise de conscience, ce petit pas à faire vers l’inconnu qui te rend toi et lui plus puissante face aux atrocités du monde. Voir plus loin que le bout de son nez, trouver sa place dans un ensemble et être un petit rouage actif, un lien, une connexion entre des millieux différents, c’est tout ce que je te souhaite. Cela t’apportera énormement et te fera sentir Citoyenne avec un grand C, sans honte et avec fierté.

    • Oh tu sais je suis bien placée pour savoir que les préjugés sur les métiers des autres sont à proscrire. Tu fais un beau métier tu peux en être fière !

  30. Même sentiments que toi… j’habite près de Nation, donc je n’ai pas entendu les tirs ou les bombes mais la peur était là, et elle est encore là. Mon conjoint était au Bataclan vendredi d’avant, à une semaine près il aurait pu vivre cet enfer…
    Et ce que tu dis n’est pas moralisateur, rassure -toi. Moi aussi je me demande quoi faire, j’ai un grand sentiment d’impuissance… je me suis dit que je vais essayer de participer au don du sang, j’ai tendance à faire un peu d’anémie mais si mon médecin me dit que c’est bon je fonce!
    Quant au soutien scolaire, c’est une excellente idée. Une association qui s’appelle Proxité est venu nous voir au boulot ils cherchent des bénévoles (L’association Proxité agit au coeur des quartiers populaires en faveur de l’insertion scolaire et professionnelle des jeunes, en leur proposant un accompagnement individuel par des bénévoles actifs dans le monde du travail.)
    Et puis j’ai vu aussi que la ville de Paris a crée une plateforme “Je m’engage” On s’inscrit et on a accès à plain d’annonces d’associations qui recherchent des bénévoles pour un coup de main, parfois même juste sur une demie journée! Je me dit qu’un samedi après-midi je vais faire ça plutôt qu’une énième séance de shopping, ce sera ma petite pierre à l’édifice d’un monde que je continue à espérer meilleur…

  31. De la bienveillance. Surtout de la bienveillance. Que les gens qui ne se parlent plus se recontactent et se disent je t’aime avant qu’il ne soit trop tard.
    Ce qui m’enerve, ce sont les gens qui disent qu’il ne faut pas avoir peur. Les mecs, vous rigolez ? Ne pas avoir peur de se prendre une balle de kalachnikov, je me demande bien qui peut dire “non je n’ai pas peur”. On a le droit d’avoir peur. Le tout est de la contrôler. Et en faire quelque chose de joli. Faire de cette peur, de cette horreur quelque chose de joli, retourner la situation et aller de l’avant.
    Un peu plus de bienveillance donc, de fraternité, de gentillesse.

  32. Merci pour cet article, j’ajoute une petite pierre à la discussion, il suffit de suivre ton blog depuis longtemps (c’est mon cas) ou pas pour voir tes avancées, tes prises de consciences tes actions de citoyennes si et si. Ce que tu dis résonne parfaitement avec mon/notre état d’esprit. Je me permet de te conseiller ce site “tous bénévoles” qui recence par thématique et géographie (bcp Paris IDF) les missions de bénévolats c’est très bien, tu pourras trouver ce qui te correspond le mieux. Dans le cadre de mon boulot, je mène des actions culturelles dans les asso, centres sociaux pour les publics qu’on dit “éloignés” de la culture, j’interviens beaucoup dans des groupes en apprentissage du français, mais aussi pour des jeunes en insertion etc. ça pousse à l’humain, je ne pense pas qu’ils soient “trop différents” de toi, c’est une réalité à connaître, sans préjugés, être soi-même, être bienveillant à l’écoute. Ces structures sont de plus en plus fragilisés financièrement et poussent des cris d’alarme (bien sûr inaudible) les coups de main sont les bienvenues.
    J’en profite pour conseiller le site d’ATD Quart Monde et la lecture de son guide “pour en finir avec les idées fausses sur la pauvreté'”, également la BD salvatrice et coup de poing de Philippe Squarzoni “Saison brune”.
    à l’échelle de ton boulot, de ton blog tu as une aura, l’attention de milliers de personnes (au moins 🙂 , faire connaître toutes ses initiatives c’est déja faire beaucoup !
    en tout cas merci à toi, c’est fou comme tu m’as retourné, je suivais au début putassement ton blog à l’antipode de mes préoccupations et je me suis vraiment attachée à tes articles à tes réflexions à tes changements, à toi en fait (ton toi virtuel héhé car tu distingues bien les choses)
    the show must go on!

  33. edit : ne pas faire attention à toutes les fautes d’orthographe de mon commentaire précédent

  34. “ agir, s’engager pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos ”
    Je pense que de plus en plus, les citoyens sont – et doivent être – des acteurs de la société. Être membre d’une assoc’, participer à des campagnes de financements participatifs pour des projets qui ont un sacré impact social, solidaire ou économique, par ex lorsqu’il s’agit de sauver des emplois (même si c’est donner 5€ ou 10€), éduquer et parler des sujets qui fâchent au lieu de censurer… Mais ce serait aussi bien qu’on repense enfin la ville et le tissu urbain. Au lieu d’avoir des barres d’immeubles dans certaines villes, avoir des immeubles de 3/4 étages mélangés à des petits pavillons. Ça finirait par créer une mixité sociale et ferait disparaître une bonne fois pour toute cette impression de ghetto qui émane de certains quartiers. Et forcément plutôt que d’avoir des communautés qui vont être chacune dans leur coin, ce sera plus facile de créer un sentiment d’appartenance commune. ‘fin, c’est juste mon impression 🙂

    • Les architectes et les urbanistes jouent un rôle important c’est certain, les villes nouvelles vont dans le sens de ce dont tu parles 😉

  35. J’ai écrit 2 articles sur le sujet, et impossible de passer à autre chose …

    Je m’endors encore en pensant à ce qui s’est passé, le coeur gros, mais la vie continue … Il faut continuer de vivre, rester passioné, aimer, danser, boire et rêver.

    Paix à laur âmes,

    http://happy-pillz.com

  36. C’est bête et à la fois terrible à dire mais je ne connais aucun des premiers gestes de secours, ni comment faire un garot ou prendre quelqu’un en charge, ou encore quelles sont les précautions à prendre en cas d’attaque/d’urgence, … Sans tomber dans la parano, j’ai l’impression qu’il faut que je sorte de mon nuage. J’ai lu qu’un survivant du bataclan s’en était probablement sorti grâce à ce qu’il avait appris durant son service militaire… Pour soi et pour les autres, être un peu préparé, ça peut sauver.

    • C’est vrai que c’est super important, je me suis toujours demandé pourquoi on ne nous apprenais pas cela à l’école, ça peut servir à tout moment. C’est une bonne idée merci pour la suggestion 😉

    • je rebondis sur cet avis, si l’on sent que l’on veut réellement “bouger”, “faire quelque chose”, et “penser à l’après”; passer son brevet de secourisme me semble un choix de premier ordre! il y a toujours des stages organisés dans nos entreprises, des assos qui en proposent. bien entendu il y a des tas d’autres engagements très intéressants, mais celui-ci, je me dis aujourd’hui, devrait être obligatoire dès le lycée…

  37. Je suis venue sur ton blog hier en me disant que j’avais envie de lire ce que tu aurais très certainement écrit sur les attentats de vendredi, parce que tes articles me touchent toujours beaucoup.
    Je viens de m’inscrire sur le site de l’éducation nationale dans la réserve citoyenne http://www.lareservecitoyenne.fr/ qui ” offre à tous les citoyens la possibilité de s‘engager bénévolement pour transmettre et faire vivre les valeurs de la République à l’École, aux côtés des enseignants, ou dans le cadre d’activités périscolaires”.
    Parce que je pense que l’éducation est ce qu’il y a de plus important, et comme les profils des terroristes l’ont montré, il n’y a pas que des enfants des milieux défavorisés qui rêvent du djihad.

    • Oui apprendre à réfléchir, à se poser les bonnes questions, à remettre en question, à ne pas se saisir de prêt à penser. Les cours de Philo de terminale me reviennent et me semblent plus que jamais indispensables.

  38. Et moi je veux faire quoi demain… Multiplier les petits gestes citoyens, les sourires, pour tous ces gens que je ne connais pas, mais que je croise, et qui partagent finalement mon quotidien. Je n’ai pas de grandes ambitions car je ne suis pas certaine de réussir à les tenir. Mais échanger un sourire, laisser sa place dans une file de voiture, aider à porter un sac de courses… toutes ces petites intentions… ça nous met du baume au coeur, ça nous rappelle que le monde n’est pas rempli que de monstres, ça nous rappelle qu’on vit tous ensemble, et c’est ça aussi être unis !

  39. Bonjour Elodie,
    je ne sais pas si j’ai déjà commenté sur ton blog que je lis pourtant depuis quelques temps maintenant. Je l’ai vu évoluer et donc un peu, je t’ai vu évoluer toi. Je trouve que tu deviens chaque jour davantage une belle personne, une citoyenne éclairée du monde, que ce monde soit local ou global, futile ou plus grave, virtuel ou physique. Merci de partager avec nous, avec autant de simplicité et de sincérité, tes expériences et tes questionnements. Tu me donnes envie de bouger moi aussi.

  40. Je suis ravie de lire que les cours de philosophie reviennent à l’esprit, car lundi et mardi avec mes élèves c’étaient deux dures journées, éprouvantes pour nous les professeurs, qui recueillons la parole des élèves, les faisons dialoguer, les rassurons, et nous devons d’être des phares dans la tempête. Aujourd’hui on a repris la fin du cours sur le bonheur et la liberté, ça nous a fait du bien…

  41. Hier, aujourd’hui, demain, je vais faire ce que je sais faire de mieux : enseigner. Puisque c’est mon job. Comme Clémence. Ça je sais faire. Et peut être mettre partout où je peux, encore un peu plus de ” vivre ensemble” dedans . Et je vais inlassablement reprendre les propos malheureux, déplacés, outranciers, adolescents, pour les amener à réfléchir, analyser et exercer leur sens critique. Ils ont entre 15 et 20 ans, je leur fais confiance.

  42. Lamentable. Une trentenaire qui s’auto-proclame “magique” et va chez Disney tous les quatre matins donc. S’inventer jolie c’est une chose, s’inventer intelligente en est une autre. Raconte-nous plutôt tes colorations “parce que le but de ma vie c’est de divertir tellement je suis altruiste et contre les terroristes mon arme c’est ça: ma connerie (joie-de-vivre-aveugle donc) A vomir 🙂

    • Wow c’est pas joli à voir parfois la méchanceté gratuite des gens sur internet…

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