los-angeles-18
,

“Ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour.” – Stendhal

Celles qui me suivent sur Instagram l’ont vu, la semaine dernière j’ai passé 4 jour à Los Angeles pour le Airbnb Open, j’étais invitée par la marque à venir assister à l’événement et vivre un peu leur vision du voyage sur place. C’était incroyable, et j’en ai retiré énormément de choses positives, ça m’a fait un bien fou (dans le contexte actuel ça fait pas de mal).

Être organisée pour pouvoir avoir le temps de voyager

Une des choses que j’apprécie particulièrement dans le fait d’être organisée et d’être mon propre patron c’est d’avoir la possibilité de voyager si j’en ai l’opportunité. Dans mes choix d’outils et de process de travail j’ai fait en sorte de pouvoir m’absenter sans que ce soit un problème. Parce que voyager c’est quelque chose qui me faisait vraiment rêver quand j’étais gamine, et ça faisait partie de mes motivations pour devenir mon propre patron.

C’est d’ailleurs tant que j’y pense, un des déclics qui m’avaient poussée à me mettre à mon compte : en 2011 j’ai été invitée par l’office du tourisme d’Australie à aller découvrir le pays, j’étais surexcitée ! Et ma boss de l’époque m’avait dit non sans aucune raison valable. Ca m’a tellement mis en rogne que je me suis enfin décidée à démissionner quelques mois plus tard ! Et je l’ai fait ce voyage en Australie.

Voyager seul pour sortir de sa zone de confort

Mais je m’égare, aujourd’hui je voulais faire une mini pause dans mon cycle d’articles sur la procrastination pour vous raconter un peu l’effet que ces quelques jours en Californie ont eu sur moi.

Je vais pas vous mentir, j’ai un peu hésité à partir : 20h de voyage aller, 20h de voyage retour, 9h de décalage horaire pour seulement 4 jours sur place ça pesait assez lourd dans la balance. En comptant en plus la fatigue accumulée avec mon festival j’étais à deux doigts de rester au chaud chez moi. Et puis il y a une petite voix dans ma tête qui m’a convaincue d’y aller : celle qui a soif d’aventure et de découvertes.

La motivation pour ce voyage, plus qu’aller à Los Angeles c’était vraiment d’assister aux conférences Airbnb Open et vivre les expériences et rencontres qu’on y avait programmé pour moi, j’ai déjà bossé avec eux je leur faisais confiance. C’est marrant d’ailleurs parce que mon aventure avec Airbnb avait commencé justement par un voyage en Californie il y a 5 ans, j’y avais loué des endroits incroyables pendant tout mon séjour là bas (genre un appartement où a vécu Jim Morrisson à Venice Beach), et au Japon dans la foulée (je n’étais pas encore en contact avec eux, mais j’étais déjà conquise par ces nouvelles expériences de voyages).

Pour être honnête, ces quelques jours ont été au delà de mes espérances : j’ai vu des conférences qui m’ont fait beaucoup réfléchir, rencontré des personnalités incroyables (avec qui j’ai eu la chance inouïe de discuter) et, comme à chaque voyage que je fais seul, pris le temps de réfléchir à ma vie comme on a rarement l’occasion de le faire au quotidien.

los-angeles-24

Artsy and Rustic 1927 tree house – sur Airbnb

Il y a d’abord eu la petite cabane dans les arbres où j’ai habité pendant ces 4 jours. Moi qui suis très routinière, ça me fait du bien de temps en temps de bousculer tout ça, de voir un autre horizon sans mon petit thé préféré du matin, ça permet de prendre de la hauteur et de voir les choses autrement. Et puis, vivre, même pas longtemps, dans un endroit où on rêverait d’habiter c’est drôlement inspirant. J’en ai poussé des soupirs sur ma petite terrasse sur les hauteurs de Los Angeles ou dans ma chambre à regarder les moufettes derrière la fenêtre.

C’est fou même parce que j’ai eu beau adorer cet endroit à la minute où j’y suis entrée, il ne m’a fait qu’aimer encore plus mon petit chez moi que j’ai mis tant de temps à m’organiser pour que je m’y sente à la perfection. C’est le double effet kiss kool : apprécier vivre dans ce petit paradis niché dans les arbres pendant 4 jours et être encore plus heureuse de retrouver ma maison en rentrant parce que j’y retrouvais mes habitudes.

los-angeles

los-angeles-3
los-angeles-5

los-angeles-4

Le voyage est une drogue pour le cerveau

Il y a quelque chose d’un peu intriguant quand on vit dans un endroit qui est manifestement habité par quelqu’un d’autre. Il y a comme une présence invisible dans cette façon d’avoir agencé les meubles, ces petits objets qui racontent milles choses : une boîte d’allumettes d’un bar, des magazines, des objets chinés, des jeux de sociétés abimés. Il paraît que c’est ce qui met le cerveau dans le même état que certaines drogues dures, il est en alerte permanente avec tous ces messages autour de lui et à un niveau de conscience assez élevé pour gérer toutes ces informations nouvelles. Les voyages c’est comme une drogue quoi.

J’ai appris ça et plein d’autres choses passionnantes à une conférence vraiment cool donnée par Steven Kotler (co-fondateur du super projet « Flow Genome » – avant d’aller faire son quizz voilà ce qu’est le Flow, j’en reparlerai je pense ^^) & Jason Silva (Host of National Geographic’s « Brain Games »).

J’y ai aussi appris que le quotidien, la routine aident le cerveau à se reposer de l’instant présent pour se projeter plus dans le futur. Au quotidien le cerveau qui connaît son environnement, les objets autour de nous, est plus facilement au repos. Plus on fait les choses machinalement plus il peut penser à autre chose que l’instant présent et la survie. Ca m’a fait pas mal penser à mon quotidien à Paris et réfléchir à ma passion pour les routines qui permettent d’accomplir plein de choses et je vous prépare un article sur le sujet ^^

los-angeles-11

Petite lecture du super livre sur la créativité « comme par magie » d’Elizabeth Gilbert – dans mon adoré café gratitude à Los Angeles

Sortir de son quotidien pour être une autre

J’ai aussi vu une conférence donnée par Elizabeth Gilbert sur la créativité et comment on peut se connecter aux autres d’une façon plus créative. ET ça m’a inspiré pour l’année, juste le fait d’être dans la même pièce qu’elle c’était quelque chose. Elle a raconté comment elle a essayé de se connecter aux autres d’une manière un peu différente qu’en leur demandant d’où ils viennent et quel métier ils font, d’une façon plus créative et inattendue. Elle a demandé à tous les gens qu’elle a croisés lors de son la promo mondiale de son dernier livre : « Par quoi êtes vous le plus exalté dans votre vie en ce moment ». Ça m’a beaucoup touchée et je me suis posé plein de questions sur mes projets, mes envies et comment j’articule ça avec les gens que je connais et que je suis amenés à rencontrer, à ma grosse timidité aussi. J’ose jamais approcher les gens, leur parler, leur poser de vraies questions, je suis toujours un peu fuyante…

Et puis je me suis baladée, beaucoup baladée. Surtout en voiture parce que Los Angeles est une ville qui ne peut pas se faire autrement. J’ai donc pris pas mal de Über à chaque fois que j’avais besoin de me déplacer, ça a un peu changé la donne par rapport à mon dernier voyage à Los Angeles et où on avait bien galéré avec les transports. Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que je me suis sentie inspirée par Elizabeth Gilbert et je suis sortie de ma réserve habituelle pour discuter avec les chauffeurs à sa manière avec sa fameuse question. Et j’ai eu plein de discussions géniales avec des gens de tous horizons. Pour vous situer quand même, aux US la population des chauffeurs über n’a rien à voir avec chez nous, c’est beaucoup d’über pop donc plein de particuliers, il y a plein de femmes, de gens qui font ça 2h par jour avec leur propre voiture. C’est pas du tout la même ambiance. J’ai rencontré plein de gens hyper différents qui m’ont raconté leurs histoires et je crois que ça a débloqué un petit verrou de ma timidité.

J’aurais pu faire ça a Paris c’est sûr, mais c’est comme si le fait d’être à l’étranger m’avait poussée à le faire.

los-angeles-6

Atelier teinture à Silver Lake

J’ai visité comme ça en voiture le quartier de Silver Lake avec Allen le chauffeur / photographe à qui j’ai donné toutes mes bonnes adresses photo à Paris pour son voyage imminent. J’y ai aussi testé une des « expériences » que propose désormais Airbnb pour les voyageurs : rencontrer un des artistes de la communauté locale et faire un atelier de teinture avec lui. C’était très cool de découvrir ça a travers les yeus et l’expérience d’un local, il nous a aussi donné plein de bonnes adresses à lui dans le quartier, j’ai A-DO-RÉ ce coin (je vous recommande le guide de Bri Emry qui y vit si vous y allez).

 

los-angeles-21

Santa Monica

Je suis aussi retournée à Santa Monica avec Christopher le chauffeur / travailleur en bâtiment, qui m’a parlé de sa peur de leur président élu (habituellement les über parlent pas trop politique pour pas avoir une note nulle mais ça le travaillait). J’avais particulièrement aimé la ville lors de mon précédent voyage, pour un coucher de soleil c’était ma destination numéro 1, j’ai mitraillé les mouettes et l’océan pendant 2h ^^

los-angeles-16
los-angeles-15

los-angeles-19

los-angeles-22

los-angeles-23

Je suis aussi allée sur les hauteurs de Beverly Hills à Mullholand drive avec Edgar le chauffeur / retraité avec qui on a parlé d’allergies, et à qui j’ai fait découvrir la naturopathie le temps d’un trajet. J’avais ce rendez vous vraiment fou dans une maison d’architecte avec vue sur toute la ville où je me suis sentie toute petite avec toutes ces pointures en architecture qui étaient là pour discuter de problèmes sociaux que pose le logement en Californie et le reste du monde dans le cadre des conférences Airbnb Open.

los-angeles-9

Les jolis théâtres où avaient lieu les conférences

los-angeles-13
los-angeles-12

los-angeles-14

Un peu d’espoir…

La dernière chose dont j’avais envie de vous parler avant de vous laisser la parole dans les commentaires (si vous avez des remarques ou questions allez y) c’est une des personnes dont j’ai fait la connaissance ce soir là : Cameron Sinclair. Il m’a accordé presque 2h le lendemain pour un déjeuner où il m’a raconté tous les projets plus ou moins secrets sur lesquels il travaille depuis peu chez Airbnb en introduisant son travail ainsi : « in my secret lab we work on how to do good in the world ». Je vous cache pas que j’étais hyper impressionnée, il a gagné un Ted Prize pour ses projets autour de le crise mondiale du logement qui touche principalement les réfugiés (il en parle très bien ici). Il était super accessible, on a eu une vraie discussion sur le voyage, l’échange humain qu’on y trouve et qu’on n’y trouve pas.

Il m’a raconté comment des hôtes airbnb américains avaient spontanément proposé d’ouvrir leurs portes aux réfugiés syriens arrivés sur le territoire américain et comment ils les avaient accompagnés dans cette démarche (et étendu le phénomène). Il m’a aussi parlé du grand dîner de Thanksgiving sur lequel ils travaillaient en ce moment même pour aider à se retrouver les familles qui se sont rencontrées à ce moment là. Ça m’a hyper émue d’entendre que c’était vraiment en train de se passer j’ai tellement l’impression d’avoir vu des images de l’horreur de l’accueil qu’on leur a fait chez nous en France. Je crois que je ne me rendais plus compte qu’il y avait AUSSI eu ce genre de moments.

Cette discussion est ce qui m’a le plus rassurée sur le monde dans lequel on vit depuis longtemps, ou tout du moins redonné un peu d’espoir.

Comme quoi j’ai pas eu tort de sortir de ma zone de confort et de sortir de mon canapé même si je savais que j’allais mettre au moins une semaine à me remettre de ce court voyage ^^

Le pouvoir des voyages

Et vous vous avez un voyage, un week end ou un moment loin de chez vous, seul(e) qui vous a changé(e), qui a drogué votre cerveau de super-conscience pour voir votre vie autrement ? Ça a changé quoi après dans votre vie ?

Si vous voulez apprendre avec moi comment on peut améliorer sa vie en jouant sur de petits changements, voire de sortir de sa zone de confort dans une multitude de domaine qui font votre quotidien ? Entrez votre prénom + votre email préféré et cliquez sur “Allez hop ! On y va !”

En route pour l’aventure ?

Share

Les meilleurs articles

56 comments on ““Ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour.” – Stendhal

  1. 24 novembre 2016 at 10:38

    Je me retrouve dans ce que tu écris. :)
    J’ai commencé à voyager il y a 11 ans et je suis devenue de plus en plus accro ! Je fais un gros voyage par et an et de plus en plus de petits week-ends au cours de l’année… J’en viens même à déprimer quand je passe 2 mois sans petite escapade programmée !

    C’est justement ce besoin de briser la routine qui me motive au départ… le besoin d’aventure, de découvrir de nouveaux horizons, de faire de nouvelles rencontre. Et puis dernièrement, une fois sur place, je me suis rendu compte qu’il y a plus : j’aime la personne que je suis en voyage !
    Au quotidien, à Paris, je suis engluée dans ma routine, mes pensées, mes petits problèmes, etc. Je suis réservée au naturel, parfois sur la défensive et j’ai tendance à trop cogiter… Mais en voyage je deviens une toute autre personne : je suis pleine de légèreté, curieuse, impulsive, téméraire et je n’ai aucun problème pour aller vers les gens, demander mon chemin, poser des questions, discuter. Je voyage de plus en plus seule d’ailleurs (enfin pour les petits séjours, pas encore les longs voyages), car c’est le meilleur moyen de s’immerger et de se forcer à rentrer en contact avec les locaux je trouve !

    • 25 novembre 2016 at 15:14

      C’est joli ça de dire qu’on aime aussi la personne qu’on est en voyage ;)
      C’est la drogue du voyage qui agit sur tes neurones :D

      • 25 novembre 2016 at 17:27

        Oui c’est vraiment une drogue, c’est dur de s’en passer et on en veut toujours plus ! :D

        Mais les effets néfastes en moins… Bien au contraire, les effets sont enrichissants.
        À chaque voyage on sort un peu plus de sa bulle et on en apprend d’avantage sur le monde qui nous entoure… Mais sur soi-même aussi. On découvre qu’on est capable de choses qu’on n’aurait pas cru dans notre nature et on se rend compte de ses propres capacités d’adaptation. Alors on ose un peu plus à chaque fois et on ressent une certaine excitation à repousser nos limites !

  2. 24 novembre 2016 at 10:41

    Je n’ai jamais voyagé seule. Enfin j’ai déjà pris l’avion, le train etc mais c’était tout le temps pour rejoindre quelqu’un. Je ne sais pas si j’aimerais voyager seule, quand je découvre un nouvel endroit j’ai besoin de partager ça et je pense que ça me ferait un peu déprimer d’être seule.

    Sinon un voyage génial que j’ai fait : quelques jours dans les Glencoe en Ecosse. Avec mon copain on était dans un hôtel plus vintage tu meurs (pas de wifi, pas de télé..) et c’était au milieu des montagnes, et il n’y avait pas d’autres maisons ou construction humaine à l’horizon. C’était tellement beau et reposant… on s’est fait bien saucer par la pluie (je suis même tombée les deux pieds dans un ruisseau) mais on faisait sécher nos fringues devant la cheminée avant de repartir en balade. J’avais dégoté un roman de fantômes dans la salle commune que je lisais le soir. Bref, c’était vraiment dépaysant.

    En fait on y était passé en bus deux ans avant pendant un autre voyage en Ecosse et on s’était promis d’y retourner. Je crois que c’est mon endroit préféré sur terre :3

    • 25 novembre 2016 at 15:17

      Rhalala tu me fais rêver avec ton hôtel en écosse, j’adore ce genre d’ambiance !

      Pour les voyages seul, j’avoue que moi c’est pas ce qui m’enchante le plus à la base. Enfin je me dis rarement « tiens je vais partir seule » alors que quand même quand j’y suis contrainte j’aime assez parce que ça m’oblige à sortir de ma coquille et je me surprends.

      Donc quand on n’est pas très solitaire de base ça peut sembler effrayant alors que c’est assez enrichissant à faire ;)

  3. Laëtitia Cateux
    24 novembre 2016 at 10:48

    (Et ❤️❤️❤️ sur Elizabeth Gilbert !!!)

  4. 24 novembre 2016 at 10:52

    Quand je suis revenue de New York, la première fois, j’ai eu cette bouffée d’air comme si j’ouvrais une grande porte et que le vent des possibles me fouettait le visage. Je me disais que cette ville si dingue n’était qu’à 6 petites heures de vol de mon chez moi tout douillet et que je l’avais fait, moi, toute seule, à 19 ans ! J’avais l’impression d’être invincible. Tout me semblait à portée de main, c’était grisant.

    Résultat j’y suis retournée 2 fois en 2 ans après ça et je me prépare à partir vivre en Australie pendant 1 an (comme 90% de mes amis Facebook mais je m’en fiche :p). Le voyage, c’est cette forme de liberté un peu effrayante qui « brise les chaînes » de la routine (qui personnellement m’effraie encore plus) et j’adore ça.

    Très belles photos et très bel article, comme toujours ;)

    Bises,
    Pauline

    • 25 novembre 2016 at 15:19

      C’est vrai qu’on se sent fort quand on a été capable de voyager seul, de laisser son confort derrière soi pour se confronter à l’inconnu. Je comprends que tu te sois sentie grisée.

      Après la routine a aussi du bon, moi je sais que sans routine je n’aurais pas autant accompli dans la vie.

      Il faut juste avoir un juste équilibre entre ces routines et un peu d’aventure de temps en temps pour ne pas se sentir englué dans le quotidien ni épuisé par l’aventure non plus ^^

  5. 24 novembre 2016 at 11:28

    Cet article est un vrai bol d’air frais pour moi ! Tes photos toute en douceur et luminosité et les petits récits sur les gens que tu as rencontré viennent éclairer ma grisaille parisienne et la mauvaise humeur de mes collègues. Ca fait du bien d’entendre des choses positives, optimistes, des initiatives tournées vers les autres, de la bonne action !

    J’ai commencé à réellement voyager, il y a 4 ans, lorsque j’ai eu mon indépendance financière/logistique, etc et que j’ai rencontré la bonne personne pour voyager. Depuis, ma conception des voyages a énormément évolué ! Au début, j’arpentais les rues, mon guide de voyage à la main, espérant voir le plus de choses possibles. Quand je parle de choses, je veux dire des bâtiments, des monuments, des musées, des oeuvres d’art… mais je me coupais de tout le reste : les gens, leur culture, leur façon d’être. Et depuis 2 ans, je reviens là-dessus, je préfère marcher au hasard, sans but précis, au gré des découvertes et à l’écoute du monde qui m’entoure. Je tente même parfois (mais je suis aussi très timide) d’aborder des gens, de chercher à les découvrir, à les laisser m’apprendre des choses…
    Je vois le voyage comme un dépaysement, une découverte mais aussi un retour à des valeurs plus simples, plus importantes.
    Bel article :)

    • 25 novembre 2016 at 15:21

      J’ai fait le même chemin que toi avec les voyages ^^
      Maintenant je prépare un peu mais moins qu’avant et j’essaie de me laisser surprendre.
      Je n’essaie plus de « rentabiliser le déplacement », c’est tentant mais parfois ça gâche tout.

  6. 24 novembre 2016 at 11:42

    Super article, merci !

  7. Danièle Saül
    24 novembre 2016 at 11:45

    J’ai hâte aussi!

  8. 24 novembre 2016 at 11:51

    voyager seul(e) c’est tellement exaltant. je le fais un peu : j’étais en Sicile début novembre. la petite appréhension du départ est vite envolée par ce sentiment incroyable de liberté, de se sentir au premier plan du monde, sans filtre. et on fait des tonnes de rencontres.

  9. 24 novembre 2016 at 12:18

    Cet article est passionnant! Je trouve beaucoup de ce que je recherche au travers de ton « nouveau » blog. DU SENS! Grosse bise

  10. 24 novembre 2016 at 12:55

    Les voyages, je ne vis que pour ça.
    J’ai toujours le sentiment que la vraie vie est ailleurs, que je passe à côté de quelque chose… Contrairement à toi, à chaque retour de voyage, je suis très nostalgique et la vue de mon appartement parisien ne me réconforte absolument pas… Il me faut bien quelques jours pour réaliser que l’aventure, c’est fini. Et que la routine va recommencer. Et le boulot avec (je pense que je raisonne comme cela parce que je déteste mon boulot). Je ne sais pas si ma vie actuelle me convient (je ne me plains pas, c’est juste un constat. Je suis bien consciente que par rapport à certaines situations, je suis chanceuse), mais voyager pour moi c’est le summum de l’évasion. C’est un des rares moment ou je me sens complètement vivante! Et libre surtout. Ailleurs…
    En février, c’est l’Equateur qui me tend les bras ♥

    Bref, avec les livres, les voyages sont ma plus belle porte de sortie.

    J’ai beaucoup aimé ton article (et tes photos comme toujours ^_^). j’ai d’ailleurs commandé le bouquin dont tu parles, ça me re-boostera peut-être :-)

    Bises!
    Mélissa

    • 25 novembre 2016 at 15:25

      Oh mais il faut que tu fasses de ton petit chez toi un endroit que tu aimes retrouver, c’est tellement bien d’être chez soi « there’s no place better than home » comme disait Dorothy.

      Après si c’est ton travail le soucis c’est vrai que c’est autre chose. J’espère que la lecture du livre d’Elizabeth Gilbert t’aideront à avancer et peut être un jour changer de travail ;)

  11. 24 novembre 2016 at 13:10

    Alala j’adore quand tu racontes tes aventures… Tu arrives vraiment à nous transporter dans l’esprit, dans le ressenti de tes voyages. J’aime ça, c’est une approche différente du simple donneur de bonnes adresses. C’est vraiment comme si tu nous comptais une histoire et je ne peux pas décrocher ma lecture avant d’avoir fini!
    Toutes ces conférences avaient l’air extrêmement intéressantes (en particulier celle d’Elizabeth Gilbert et le déjeuner avec Cameron Sinclair!), merci pour le partage je vais me renseigner d’avantage ! :)
    Et j’adore ce double effet kiss cool du voyage comme tu dis, le bonheur de découvrir de nouveaux horizons et le plaisir de rentrer chez soi.

  12. 24 novembre 2016 at 13:25

    Hello,

    Merci pour cet article, il donne des envies d’ailleurs mais surtout des envies d’autrement. Concernant la politique et les réfugiés je voulais juste donner mon petit avis de personne qui vient de s’engager auprès de l’aide au mineurs isolés qui font partie des migrants arrivants sur notre territoire. On a effectivement l’impression que rien n’est fait, déjà par notre gouvernement et on est bien d’accord l’Etat ne fait pas grand chose et même rien en regard de sa possibilité à faire. Par contre si on creuse un tout petit peu, on s’aperçoit que des centaines de particuliers font, tant dans l’hébergement que l’accès à la nourriture, à l’éducation et tous les autres principes des droit des humains. Et ça, comme tu le dis si bien ça rassure un peu sur notre monde. Et, bizarrement, même si m’engager auprès d’eux m’a sortie de ma bulle (dont tout le monde parle en ce moment) et plongée dans l’horreur qu’on vécut ces mômes et bien je me sens tellement mieux, tellement plus en accord avec mon humanité avec ce en quoi je crois, que je peux affirmer que je suis plus heureuse. Vraiment. Voilà je voulais juste dire cela : des gens font des choses, et il faut les rejoindre parce que c’est de nous tous que viendra le meilleur (phrase de gourou bonjour! ahahahaha, c’est bateau je sais mais j’y crois vraiment)

    • 25 novembre 2016 at 15:28

      Oui je suis d’accord avec toi, c’est avant tout à nous de nous engager on ne peut pas tout attendre des pouvoirs publics. Merci pour ton partage d’expérience je n’ignore que trop tout ce qui se passe hors des radars médiatiques ;)

  13. Saül Danièle
    24 novembre 2016 at 13:51

    un très bel article, j’ai très envie de lire la suite!

  14. 24 novembre 2016 at 15:10

    Les voyages sont pour moi une drogue depuis le premier que j’ai pu effectuer à l’étranger le Canada. J’avais 11 ans. C’est très difficile pour moi de revenir sans savoir quand je vais repartir. C’est d’ailleurs pour cela que je pense sérieusement à devenir mon propre patron. Mais cela me fait peur. La plupart des gens que je connais l’on fait après plusieurs années d’experiences pro. Et je suis pour ma part jeune diplômée.

    • 25 novembre 2016 at 15:29

      Ca demande un peu d’organisation mais c’est tout à fait faisable.
      Je te conseille à ce titre de lire la semaine de 4h de Timothy Ferris ^^

      • 25 novembre 2016 at 16:17

        Merci du conseil, je vais regarder ça !

  15. 24 novembre 2016 at 16:05

    Ce sont les voyages également qui m’ont décidé à me mettre à mon compte. Je n’imaginais pas gagner ma vie et ne pas avoir assez de temps pour profiter de cet argent gagné. Alors certes je touche bien moins que si j’étais bien au chaud en agence de comm mais à côté de ça, je peux partir 3 semaines en vacances en septembre si je le veux (même si ça demande pas mal d’organisation). J’ai aujourd’hui vraiment du mal à imaginer mon train de vie différemment, bosser de 9h à 18h dans un bureau et me priver de petits voyages par-ci par-là. C’est dur de trouver un équilibre loisirs/travail alors quand on le tient, il faut tout faire pour le préserver et je crois que c’est un peu comme ça qu’on arrive à être heureux c’est ça ? :D

    • 25 novembre 2016 at 15:31

      « Gagner sa vie et avoir le temps de profiter de cet argent gagné » c’est vraiment une question cruciale.
      Moi aussi je gagne 3 fois moins que si j’étais en agence mais j’ai clairement gagné au change en matière d’épanouissement ^^

  16. 24 novembre 2016 at 18:28

    Je me retrouve dans beaucoup de tes réflexions.
    Cette année, pour mes 30 ans, je me suis offert le plus beau cadeau qui soit, à savoir 5 semaines en sac à dos seule en Asie du Sud-Est et sans rien avoir réservé à l’avance. Pour certains c’est habituel, mais je fais partie de ceux qui adorent planifier toutes ces choses-là à l’avance ;-)
    Et c’est vrai, on rencontre beaucoup plus de monde en voyageant seul, d’une part car on cherche des informations et d’autre part car on est simplement plus disponible pour être abordé. J’ai ainsi eu des discussions totalement inattendues mais vraiment géniales avec des personnes à qui je n’aurais probablement jamais adressé la parole dans un autre contexte.
    Ces 5 semaines de parenthèses m’ont fait un bien fou et depuis mon retour à Paris et à mon quotidien, j’essaie de ne pas perdre toutes ces expériences et cette bienveillance, mais c’est difficile de ne pas se faire aspirer par la routine.
    Mais quoi qu’il arrive, je sais qu’en fermant les yeux et en respirant un bon coup, je peux revenir à ces moments-là et prendre le recul suffisant pour ne pas perdre de vue l’essentiel, malgré toutes les contrariétés quotidiennes, et c’est précieux :-)

    • 25 novembre 2016 at 15:33

      Sacré saut hors de ta zone de confort ! Si tu aimes tout organiser tu as dû partir avec une légère sueur froide j’imagine, mais l’envie de dépasser ça j’imagine ?

      Encore une fois moi je n’ai pas peur de la routine, je la trouve saine et elle permet de libérer l’esprit pour accomplir énormément de choses. Il faut juste garder à l’esprit ces moments d’aventures et ce qu’on en a retiré pour rester curieux ^^

      • 25 novembre 2016 at 17:11

        Un peu d’appréhension avant de partir, mais finalement au moment d’aller prendre l’avion j’avais surtout une pêche incroyable :-)
        C’est surtout une question de moments je pense, j’étais prête à me lancer et c’était génial d’avoir l’occasion de le faire (et c’est affreusement niais, mais c’est super de ressentir pleinement la reconnaissance et la gratitude de mener la vie qu’on a).

        Je ne crains pas tant la routine non plus, c’est plutôt que c’est facile de perdre de la hauteur de vue. Mais sinon j’adore aussi rester chez moi et ces voyages me permettent d’apprécier aussi ma vie quotidienne à sa juste valeur :-)

  17. 25 novembre 2016 at 17:57

    Bonjour,
    Jusque-là je n’ai voyagé que dans des pays sûrs, occidentalisés, comme le nord de l’Europe, le Canada, New York…je n’ai jamais osé l’Afrique noire, l’Inde ou la Chine…Comment fait-on pour sortir de sa zone de confort, et partir dans des pays où la pauvreté et /ou le choc culturel risquent de nous chambouler ?

    • 2 décembre 2016 at 10:16

      Pivoine,

      Pour moi qui suis passée sans transition de voyages au Nord de l’Union européenne à des voyages au Moyen-orient, la réponse est simple : il suffit d’y aller !

      Quand tu n’as aucun contact sur place, Airbnb est très bien pour commencer, et les guides Routard sont tops pour connaître les trucs pratiques utiles. Evidemment, certaines choses dépendent du pays choisi : on ne va pas en Turquie (où l’on peut arriver comme une fleur et trouver où dormir une fois sur place) comme on va au Kenya (où il est hors de question de débarquer sans avoir un chauffeur à l’aéroport). Mais au Nord comme au Sud, à l’Ouest comme à l’Est, c’est toujours la même chose : lorsqu’on est seule et qu’on doit bien trouver un moyen de se débrouiller, on trouve, et on se surprend généralement beaucoup ! Bien sûr, des difficultés surviennent, mais à la fin, tout ce qui reste, c’est « j’ai surmonté cette difficulté, je suis forte ».

      Personnellement, je n’hésite pas à mobiliser les personnes rencontrées en voyage et qui m’ont dit « tu es bienvenue dans tel pays » ! Dans ces cas là, je demande toujours : « tu es sûr-e ? Je risque bel et bien de venir ! » Et c’est comme cela que j’ai osé me rendre dans des pays soi-disant trop dangereux : savoir qu’on a quelqu’un sur place pour aider à faire les premiers pas en zone potentiellement hostile est un bon kickstarter. Pour moi, ça m’a plusieurs fois lancé dans l’arène où j’ai ensuite pu me débrouiller par moi-même.

      Il faut foncer, mais aussi ne pas hésiter à se faire aider. Le voyage, ce n’est pas l’école, la triche n’existe pas. :-)

  18. 25 novembre 2016 at 18:41

    C’est drôle ça, j’ai lu ton article ce matin au petit déjeuner à Los Angeles justement. Pile au moment où je me disais « mais Laurie pourquoi tu continues à voyager seule? … ». Personnellement c’est un peu l’inverse, ca exacerbe tous mes défauts :( , je me sens stupide quand je passe sur l’automate au cinéma plutôt qu’à l’accueil par peur de parler à quelqu’un. Je m’énerve contre moi-même quand je m’assois dans un coin dans un restau pour ne pas attirer l’attention. Là je m’apprête à faire 1h de bus pour ne pas prendre un uber justement, etc…
    Il me reste encore 1 semaine ici et je ne pense pas réussir à « connecter » avec mon environnement.
    Peut-être qu’il faut que je commence par voyager en France ?

    Merci pour ton article en tous cas

    • 25 novembre 2016 at 19:18

      Tu sais au fond pourquoi tu veux éviter ça en fait ? Est-ce que tu te sens pas à l’aise en anglais ou est-ce que tu veux juste être tranquille ? Peut être interroge toi sur la raison profonde pour laquelle à chaque fois tu préfères la solution sans intéraction, ça pourra peut être t’aider ;)

  19. 25 novembre 2016 at 23:59

    Merci Eléonore pour cet article très enrichissant !
    Je te suis depuis peu sur Instagram et ton blog et c’est un réel bonheur de te lire.. Après 2 ans sans partir en vacances, fin septembre je suis partie 15 jrs à Naxos dans les Cyclades avec un très bon ami. Le rythme insulaire de fin de saison, les couchers de soleil merveilleux, mon anglais approximatif.. bref, un dépaysement total..ce tout qui m’a fait déconnecter et me reconnecter autrement. Je n’étais pas triste au retour, et contente de rentrer nouvelle !! Je garde en tête désormais la phrase d’E. Gilbert.. très bonne entrée en matière pour faire un pas vers l’autre :) merci pour ce partage

  20. Claire Gothié
    26 novembre 2016 at 8:00

    J’ai particulierement aimé ton récit. Ça a eu l’air d’être 4 jours tellement riches en rencontres et en expériences que ça a du paraître plus long ?
    Je suis Elizabeth Gilbert depuis longtemps et j’aurai adoré aussi écouter sa conférence. Son livre « Big Magic » m’a aussi beaucoup apporté :-).
    Merci d’avoir partagé un peu de ton séjour avec nous !

  21. 26 novembre 2016 at 10:17

    Coucou Eléonore,

    Je n’ai jamais voyagé seule mais en famille.
    Sauf quand je suis allée vivre avec mon ex en Charente Maritime, j’étais seule en train et je suis sortie de ma zone de confort car j’avais peur du métro parisien.

  22. 26 novembre 2016 at 13:56

    Un voyage au Canada il y a quelques années, un séjour à New York annulé à cause d’une histoire invraissemblable de papiers. Et je me suis retrouvé à profiter de Montréal en journée toute seule. C’était une première et même si j’aurai préféré partager mes visites et ce que je découvrais avec quelqu’un, ça m’a fait beaucoup de bien de sortir de ma zone de confort et oser demandé de l’aide quand j’étais perdue. La bienveillance des québécois m’avait bien sûr mise en confiance mais j’ai réalisé que j’étais beaucoup moins timide que je croyais et que les gens sont souvent très contents de vous aider.
    Aujourd’hui quand j’ai besoin je n’hésites plus à aborder des gens :-). La prochaine étape sera comme toi de partager plus de conversations enrichissantes (comme dans tes ubers) que de parler « small talk » où je ne suis vraiment pas à l’aise de toute manière !

  23. 26 novembre 2016 at 13:58

    Cela faisait déjà quelques années que je disais que je voulais partir. Partir pour explorer, partir pour me découvrir, partir pour fuir une société/un boulot/une vie qui ne me satisfaisaient pas. Je n’étais pas pleinement heureuse. Et puis un jour je me suis dit que c’était bien beau de dire que je voulais partir, que c’était facile de continuer à se plaindre, à chouiner que ce qui m’entourait ne me plaisait pas; mais il n’y a que moi qui pouvait changer cela. Je suis acteur de ma propre vie.
    Alors je me suis enfermée, seule, dans mon appartement pendant tout un weekend. J’ai coupé internet, téléphone et je me suis regardée en face. La décision fût vite prise, j’ai envoyé le préavis pour mon appartement et mon boulot le lundi. C’était il y a 1 an.
    En février 2016 je suis partie 4 mois pour Madagascar. J’ai passé 3 mois dans le sud-ouest à 20km au nord de Tuléar, dans une association de protection des tortues. J’ai vécu dans la réserve, dans des conditions d’hygiène déplorables, un « confort » rudimentaire, les douches au puits, aller aux toilettes?! (vu l’état des toilettes on opte tous pour aller faire son affaire dans la brousse et on recouvre de sable par la suite…), pas d’électricité le soir ni les jours où les nuages sont là (panneaux solaires 1ère génération), une chaleur accablante (40° à 10h à l’ombre), sans parler de mon bon mois d’intoxication alimentaire…
    Et après ces 3 mois j’ai fait un road trip d’un mois en descendant la RN7 de Tana jusqu’à Tuléar (car je voulais finir mon séjour là où tout avait commencé!).
    Et même si la vie y est rude, même si la pauvreté est omniprésente je n’ai jamais été autant entourée de personnes heureuses. Plus! Je n’ai jamais été si heureuse. Un retour à une vie simple, des moments suspendus qui laissent le temps. Le temps de ne penser à rien (c’est dur mais une fois qu’on sait comment faire quel soulagement: le pouvoir du moment présent (eckhart tolle), le temps de penser à des choses bêtes, le temps de se poser des questions sur soi, le temps d’être soi, le temps de lire, d’écrire, d’ÊTRE.
    Et grâce à ce voyage j’ai découvert ma voie, ma liberté: la plongée sous-marine. Je n’en avais jamais fait et j’ai d’abord fait mon baptême: la révélation. Puis j’ai sympathisé avec mon instructeur qui est maintenant un très bon ami, et il m’a incité à passer mon premier puis mon deuxième niveau.
    En rentrant en France je ne voulais pas m’arrêter là, j’avais décidé que je voulais en faire mon métier.
    Allier cette passion et les voyages que puis-je demander de plus? Je ne souhaite pas pratiquer mon métier en France et à partir de ce moment là devenir instructeur de plongée était la plus belle opportunité qu’il m’ait été donnée.
    Ainsi nous sommes le 26 novembre et je suis en plein dans mon stage de préparation à l’examen pour mon Instructorat. J’ai l’examen le 13 et le 14 décembre prochain. Et je compte partir pour le pacifique sud pour faire découvrir la beauté des fonds marins aux gens qui ont soif de découverte et d’aventure.
    Pour moi le voyage m’a permis de redécouvrir qui j’étais et de savoir réellement qui je suis et ce que je souhaite faire de ma vie pour ne jamais être insatisfaite ou malheureuse. Alors certes ça parait facile, mais mine de rien cela demande une énorme volonté et un peu (pas mal) de sacrifices. Mais chaque jour qui passe je peux dire que je suis fière de la femme que je deviens et que je fais ce qui est le plus juste et le plus honnête pour moi. :)

    • 26 novembre 2016 at 14:08

      Et beh… Tu peux être sacrément fière de toi. C’est vraiment beau et juste ce que tu racontes, on sent toute les difficultés que tu as rencontrées avec malgré tout un joli lot à la clé : te trouver toi. Merci pour le partage, c’était plus qu’un voyage ça c’était l’expédition de ta vie un peu ^^

    • 2 décembre 2016 at 10:04

      Merci pour ce partage. :-)

  24. 26 novembre 2016 at 13:58

    Mon plus gros voyage c’était en janvier. On est parti à New York ! Un rêve pour moi que je ne pensais pas réaliser ! C’était 15 jours merveilleux et on y a rencontré des gens très sympa. J’ai adoré la ville, les gens, l’atmosphère. Mais quand je suis retournée sur mon île (j’habite à La Réunion)., je me suis dit que j’ai quand même de la chance de vivre ici !
    Je pense aussi que le voyage est comme une drogue puisque ça nous a donné envie de repartir voir ailleurs et donc on a décidé de fêter le nouvel an à Tokyo !

    • 26 novembre 2016 at 14:08

      Quand on y a goûté on a besoin de sa petite dose annuelle après ^^

  25. 26 novembre 2016 at 13:59

    Cet été après une rupture romantique particulièrement douloureuse, je me suis lancée le défi de partir seule en vacances. En effet, après le départ de celui que je pensais être l’homme de ma vie, un grand vide s’est installé et j’avais l’impression de ne rien savoir faire ni pouvoir faire seule. J’étais effrayée de tout et du coup j’étais comme paralysée. En me lançant ce défi de partir 15 jours seule au Canada, je me suis rendue compte que j’étais capable de vivre par moi-même, d’être émerveillée sans avoir forcément à partager cela avec la personne que j’aime. Je me suis rendue compte qu’un nouveau monde s’ouvrait à moi, celui que je choisirai pour moi-même.

    • 26 novembre 2016 at 14:01

      Ton post me touche particulièrement étant dans la même situation, ayant perdu mon partenaire de vie et de voyage..
      Je fais un blocage sur le voyage en solo mais l’idée petit à petit fait son chemin.. Un jour je franchirai le pas qui sait..

  26. 26 novembre 2016 at 14:00

    Merci pour le récit de ce court voyage et de ses conséquences sur ta vie. Comme quoi se pousser, même si c’est désagréable, peut être bien plus enrichissant sur le long terme.
    Je suis persuadée que le bonheur ne rend pas toujours heureux sur le moment, mais que sortir de sa zone de confort enrichit considérablement la vie et au final, nous rend véritablement heureux.
    Je suis partie travailler un an à Memphis, dans le Tennessee, quand j’avais 22 ans, et dans le style « sortir de ses habitudes », j’ai fait fort ! J’avais très peur de partir seule, d’enseigner, de me retrouver à l’autre bout du monde sans amis ni proches pour un an. Et il y a eu des moments difficiles, mais au final, ce voyage m’a permis de me rendre compte que je savais aller vers les autres, prendre des initiative, apprendre à aller là où je ne pensais pas aller…

    • 26 novembre 2016 at 14:10

      Ce qui est génial c’est qu’on peut se permettre d’être une autre personne, personne ne sera là pour en être étonné. Et là on se découvre des qualités qu’on ne soupçonnait même pas soi même c’est génial !

  27. 26 novembre 2016 at 14:16

    Je ne suis jamais partie en voyage seule parce que je justement pour le moi le voyage est un moment de partager et je me sentirai complètement perdue, déboussolée à me demander pourquoi je suis ici seule. Ton récit vient de me faire voir finalement comment on peut partager et profiter de son voyage « seule » sans vraiment l’être. Je ne sais pas si j’arriverai à franchir le cap tout de suite mais c’est à réfléchir.
    Par contre je suis déjà partie à Los Angeles chez des amis et j’ai adoré, j’étais émerveillée et mon rêve américain s’est remis à battre. Et puis finalement quand je suis rentrée, et que j’ai visité d’autres coins de la France que ma Nice natale, je me suis rendue compte à quel point on avait un pays magnifique avec une vraie histoire, une vraie architecture, et que finalement on se sent bien chez soi.
    Je sais que j’y retournerai un jour, mais pour les vacances ça suffit :)
    En tout cas merci de nous faire partager tes expériences et tes visions de la vie qui amènent à réfléchir :)

  28. 26 novembre 2016 at 21:27

    Je lis justement ces lignes en voyage en Andalousie, à Séville, en solitaire. Besoin de voyager seule après plus de 10 années en couple et une rupture soudaine/difficile. Je m’accorde 3 jours rien que pour moi, pour réfléchir, en allant à mon rythme et en prenant le recul nécessaire. Et ça fait du bien. 1er voyage seule pour me prouver symboliquement que j’en suis capable. Sortir du train train quotidien permet de changer d’angle de vue et de prendre une bouffée d’air frais!

  29. 26 novembre 2016 at 21:33

    Je ne suis pas une grande aventurière mais un voyage qui m’a marquée est le premier que j’ai fait en famille, avec mon aînée.
    Lorsque nous partons à deux, même si nous sommes plutôt sociables, les interactions avec les « locaux » sont relativement limitées. Sur quelques jours, au mieux, on discute dans un bar, on pose une question au supermarché… on touche au quotidien, notamment grâce aux airbnb sans y entrer vraiment. Je trouve que les enfants font voir les choses autrement, ce n’est vraiment pas le même voyage. On doit chercher du lait, des couches, on s’aperçoit que les gens d’ici font autrement, cela questionne nos propres habitudes les plus banales. On va au square du coin, à la pharmacie, à la bibliothèque, autant de lieux peu fréquentés par les touristes. Et puis les enfants n’ont pas la timidité du premier échange, étranger ou pas ils se fight pour la balançoire, cela amorce très facilement la conversation!

  30. 27 novembre 2016 at 5:56

    What language is this? Is that your house?

  31. 27 novembre 2016 at 15:35

    Bonjour,
    J’ai souvent voyagé seule, plus par choix d’ailleurs qu’autre chose. Il faut parfois être rusée pour éviter que les gens ne vous accompagnent. Mais c’est toute seule, que j’ai découvert les endroits qui me tenaient le plus à cœur et surtout sans personne autour et sans commentaire polluant. C’est ainsi que je suis arrivée seule en Israël et que j’étais seule aussi devant le mur des Lamentations, seule aussi pour me rendre sur la Bande de Gaza. C’est à ce prix là que je peux ressentir vraiment les choses, aller au devant des gens, me faire ma propre idée… Je dois être un peu a-social mais tant pis !
    Et les voyages, tu as raison, cela nous « lave la tête et les yeux »… et c’est nécessaire !
    Continue, j’aime beaucoup la direction qu’à prise le blog.
    Cathie

  32. 27 novembre 2016 at 19:25

    Ah mais je comprends ce que tu veux dire dans cet article. Pour ma part , c’est un peu cliché mais je suis partie avec un visa d’un an pour le Canada toute seule pour me retrouver après avoir compris que le boulot que je faisais ne me plaisait pas. Il fallait que je fasse autre chose mais je ne savais pas quoi. J’ai donc choisi de voyager: quitte à ne rien faire , autant le faire en voyant du pays! En arrivant au Canada j’ai fait du woofing et j’ai traversé le pays comme ça en rencontrant des gens intéressants et tellement gentils. Je surprenais pas mal de monde à voyager toute seule. Ma famille n’en revenait pas que je passe mes journées dans la terre, moi l’intello de service! Je suis aussi assez timide comme toi, je n’ose pas parler aux gens. Je suis le plus souvent en mode observation ! J’ai pu prendre le temps de réfléchir à ce que j’étais et aussi me laissée surprendre par des rencontres. Les gens m’invitaient spontanément chez eux! Au bout de trois mois, j’ai eu comme une révélation en désherbant un champ de carottes sur ce que je voulais faire. J’avais pris le temps de m’écouter ! J’en ai parlé avec les personnes qui m’accueillaient à ce moment là et elles m’ont encouragé dans cette voie. J’ai compris que j’avais déployé beaucoup d’énergie et de force pour faire ce voyage toute seule et que je pouvais utiliser cette même force pour me diriger dans ma nouvelle voie professionnelle. Je suis rentrée plus tôt que prévue, je ne suis pas devenue une éternelle backpacker et un an plus tard je suis arrivée à ce que je voulais en quittant le Canada! Alors ce voyage m’a vraiment grandie et changé , c’est certain !!

    Oulala cest un peu long cette histoire quand même !

    • 29 novembre 2016 at 10:14

      ah non au contraire, très intéressant! du coup je suis curieuse de savoir ce que tu as fait!

  33. 28 novembre 2016 at 12:57

    Tiens je connaissais pas ce côté drogue dure du voyage !
    Mais c’est vrai que dans le quotidien, j’ai un métier assez « technique » et pas très créatif. Alors que quand je suis en voyage, je dessine (carnet de voyage), et j’ai des envies de changement comme au printemps (activités, lectures, déco, mode de vie), des idées créatives, et j’ai en effet l’impression d’être dans un état d’excitation constant ! Je mettais plus cela sur le compte de laisser de l’espace disponible au cerveau parce qu’on sort du quotidien et de son lot de « corvées » ou « routines », et aussi le fait d’être shootés à la beauté (paysages, expos, etc). Et même sans voyager seule, en couple, ça marche. Avec des enfants, plus difficile.
    Parfois ça me met en colère de voir que je perds toute cette belle énergie/euphorie du voyage dès que je dois revenir aux lessives et la cuisine :-S (même partagé, il en reste…)
    Et c’est peut-être que c’est cet effet drogue dure qui m’a épuisée lors du tour du monde que j’ai fait avec celui qui est devenu mon mari : changer de lieu en permanence, manquer de repères, ça use. Je me suis « régénérée » en restant au même endroit pendant 10 jours et en me recréant des routines.
    Un rythme fait d’alternances, pour trouver l’équilibre ?

  34. 30 novembre 2016 at 8:23

    Bel article réflexif plutôt que présentant un pays. Merci

  35. 1 décembre 2016 at 13:30

    Wow les photos m’ont fait rêver! Intéressant ce parallèle avec la routine et la prise de risque associée, ça vient de m’ouvrir les yeux. Je reviens d’une semaine de vacances au bord de la plage. Je m’étais dit : détente, relaxation et bosser sur mon projet. En réalité, ce n’était pas vraiment de la détente et puis j’ai été IN-CA-PA-BLE de réfléchir à quoi que ce soit d’autre que le moment présent.

    Complètement en accord avec cette théorie qu’on avance plus dans sa routine :)

    Enfin pour pleinement apprécier son voyage je dirai aussi qu’il ne faut pas avoir d’attente car rien ne se passe jamais comme prévu…

  36. 2 décembre 2016 at 9:56

    Bonjour Eleonore,

    Ça fait très, très longtemps que je ne suis pas passée par ici (probablement plus d’un an !), et je découvre ton nouvel environnement numérique avec grand plaisir. En recevant un e-mail dont l’objet avait trait au voyage, je devais cliquer. Bien m’en a pris : tes mots sont des faisceaux de lumière sur les ombres qui me travaillent depuis quelques temps.

    Cette année, j’ai commencé à voyager. Avant 2016, je n’avais jamais pris un avion toute seule. Aujourd’hui, je reviens d’un pays lointain après ce qui fut mon 6ème voyage solo en quelques mois (celui là était pour travailler, mais comme toujours, j’ai rentabilisé). Découvrir que l’on est capable de se débrouiller seule, « d’encaisser l’imprévu, d’attirer la sympathie » (je cite ici une réplique de la superbe pièce de théâtre que j’ai vue avant-hier*), bref, de découvrir ses potentialités dans l’expérience de l’altérité (#ricoeur), tout cela est grisant et terriblement addictif.

    Ce qui me touche dans ton article, ce sont les termes de « drogue » et de « routine ». Je crois que je suis devenue droguée du voyage et allergique à la routine. Or, comme tu le dis si bien, le cerveau se repose dans la routine et se dépasse dans l’imprévu, si bien qu’un excès d’imprévu conduit immanquablement à se griller le cerveau et à épuiser son corps. Ultimement, le rapport au voyage s’en trouve faussé, au risque d’adopter subrepticement une attitude de collectionneuse de pays qui n’a plus grand chose à voir avec le plaisir.

    J’ignore si ces questionnements trouverons écho chez d’autres. Le cas échéant, je serai ravie de lire les réflexions d’autrui en refaisant un tour ici. :-)

    * »Meurtre de la princesse juive, bon titre et publicité mensongère » d’Armando Llamas.

Laisser une réponse

Your email address will not be published. Les champs requis sont marqués *