Bali story

Bon ça y est, j’ai fini de bouder et j’ai la pêche !

Au départ, je voulais faire ce billet en 2 parties : un avec quelques photos et impressions, et un autre avec adresses et conseils, mais finalement je trouve ça un peu inutile, je vais faire un 2 en 1. C’est donc parti pour un post long comme le bras :)

Cela faisait quelques temps que je rêvais d’aller à Bali, tous ceux qui m’en avaient parlé disaient que c’était leur plus beau voyage et quelques photos avaient fini de me convaincre que ce serait ma prochaine destination.Et puis au mois de juin, j’ai eu une petite rentrée d’argent, alors j’en ai profité pour réaliser mon rêve et j’ai foncé.

Je le savais, prendre un billet pour ce type de destination au dernier moment coûte assez cher, pour limiter la casse, j’ai donc pris un billet Paris-Jakarta sur opodo, puis j’ai pris un billet sur air asia indonesia jakarta-bali. Long et chiant, j’avoue, mais on ne se plaint pas quand on part au paradis.

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J’avais préparé le voyage à l’avance, avec quelques guides (le routard et le lonly planet) et aussi gâce à internet, j’ai tout réservé par mail. Tout le monde m’avait dit “naaannnn, réserve pas ça sert à rien, tu prendras des hotels au jour le jour”, mouais… Une fois sur place j’étais bien contente d’avoir réservé, les meilleurs hotels affichaient tous complet. Par contre si vous voulez partir un peu le nez au vent, et changer de programme au gré de vos envie, effectivement, vous pouvez partir là bas sans réservation, vous trouverez toujours de la place quelque part.

De toutes façons, tout le monde peut envisager son voyage à bali à sa manière : à la roots avec un sac à dos dans des petits hotels à 5€ ou dans des hotels de luxe (hyper abordables), glandouille à la plage ou trecking sur un volcan, plongée ou snorkeliing. Au bord de la mer, dans les terres, au milieu des rizières, il y a mille chose sà voir et à faire à Bali (rhoo on dirait une affiche promotionnelle mon truc). Maintenant, place au rapport !

Premier jour : Sanur

Après un voyage interminable, nous avions pris un hotel à Sanur, qui est tout près de l’aéroport. On a dormi comme des bébés, épuisés par plus de 24h de voyage. Nous avions réservé à l’hotel Puri gopa bali, conseillé dans pas mal de guides : très joli jardin et piscine, mais chambre tristoune, c’est sûrement le moins bon hotel dans lequel nous sommes descendus. Au petit matin, alors que j’avais envie de faire un petit plouf dans la piscine, je constate que j’ai oublié mes 5 maillots de bain à la maison : j’ai donc traîné mon fiancé écumer la ville à la recherche d’un 2 pièce. J’ai ensuite passé le reste de mes vacances avec un maillot mochissime, ça m’apprendra à m’acheter une tête !

Après avoir fait un petit tour sur la jolie plage de sanur, un peu gavés par l’ambiance familiale & prout prout du coin on est parti dans le petit port de padangbai, d’où nous devions partir pour les îles gili le lendemain. Pas de pb pour les transports, à Bali les taxis coûtent très peu cher, on utilisait dès qu’on pouvait les taxis “bluebird” qui utilisent leurs compteurs (sinon il faut un peu négocier, et comme je suis nulle, j’évitais).

Deuxième jour : padangbai

Padangbai est un petit havre de paix : tranquille, et calme. Nous n’avions pas réservé d’hotel et avons trouvé une chambre toute mimi à 10 euros dans un grenier à riz, à l’hotel padangbai beach bungalows.

Mais mon petit coup de coeur du coin c’est l’hotel restau topi inn au bout du port : tenu par une charmante petite famille, il y a internet, une ambiance chaleureuse, et de bons petits plats. L’hotel organise pas mal d’excursions pour pas très cher. J’y ai mangé un délicieux poisson avec du riz et une sauce à la crème de coco et bu un petit cocktail bien frais.

Premier jour tranquillou, sans fatigue, reposant… Il y a pas mal de jolies choses à voir dans le coin, à deux pas de l’hotel, un joli petit temple et une vue sur la mer de dingue.

Première nuit sous une moustiquaire, j’adooooore j’ai toujours l’impression d’être dans un lit de princesse. Le lendemain matin nous partions pour les îles gili. Pas mal de guides vous conseilleront de passer par le ferry qui va à Lombock où il faut ensuite prendre un bus, et encore un bateau… Nous on a préféré utiliser les services de la compagnie “gili cat”, en 2h30 on est direct sur les îles gili, c’est assez cher mais rapide et moins flippant que de prendre un avion denpasar-lombock (les compagnies indonésiennes sont souvent peu recommandables…). En plus, quand on n’a pas le mal de mer, c’est assez rigolo comme traversée :)

3e, 4e et 5e jour : les îles gili

Rien à redire : c’est bien le paradis, des îles tranquilles pas encore massivement visitées, une eau claire à 29°, pas de véhicules motorisés et donc un caaaaalme de rêve (on s’y déplace en cidomo, petite cariole avec cheval).

On avait choisi gili trawangan, réputée pour être plus “vivante que les autres”, si je repars j’irai sûrement sur gili air qui avait l’air encore plus calme et moins habitée. Je conseille à tout le monde de faire un tour sur ces îles, ce n’est pas vraiment Bali, c’est Lombock, mais j’en garde un trèèèèès bon souvenir. On avait réservé au desa dunia beda, un très bel hotel tout au bout de l’île mais en y repensant, c’était assez cher pour là bas.

Très joli cela dit, avec salle de bain en plein air, et très au calme, on s’est fait un petit dîner en amoureux dans une cabane de l’hotel face à la mer et seuls au monde : génial !

Sur place, on se détend, on se promène sur les jolies plages, on ramasse des coquillages, on fait le tour de l’île en vélo (1h), on mange du poisson, et surtout, on fait du snorkeling. Observez où vont les bateaux à fond de verre, et munis de votre masque et d’un tuba, allez observer les fonds marins, ils sont magnifiques : on voit des poissons de toutes les couleurs à quelques mètres à peine de la plage, c’est sublime. Je vous conseille de prendre au moins une journée sur un bateau à fond de verre, ils vous emmèneront dans plusieurs coins merveilleux, et on se sent plus en sécurité (les courants sont très forts, et c’est plutôt dangereux d’aller trop loin dans l’eau tout seul). Lors d’une de ces balades en mer, j’ai nagé avec une tortue de mer, elle était à à peine 1m, je suis un peu émue là d’y repenser, c’était magique.

Nous n’avions réservé que 2 nuits sur l’île, et c’était un peu une erreur, tout était complet, et on a un peu galéré pour trouver un hotel. Mais comme tout est sublime à bas, le petit hotel que nous avons trouvé (le big bubble) était charmant.

Nous sommes repartis, toujours par gili cat, qui nous transférait ensuite à kuta, la ville des surfeurs !

6e et 7e jour : Kuta

Avant de partir, j’avais tout entendu : non n’y vas pas c’est blindé de touristes, si vas-y c’est incontournable. Alors comme je suis une grande curieuse j’ai décidé d’y passer 2 jours. Sur les conseils d’Alix fleurs de cerisiers j’avais réservé une chambre au poppies cottages : j’ai eu un vrai coup de coeur pour cet hotel.

En plein cœur d’une ville qui bouge, c’est une parenthèse enchantée, un jardin luxuriant, des chambres sublimes, un personnel charmant (de toutes façons les gens sont tous adorables à Bali). On y a passé de très bons moments, et je vous conseille de réserver si vous voulez y passer quelques jours, un mois avant notre départ, certaines dates y étaient déjà complètes. Le resto de l’hôtel était exquis, on y a dîné tous les soirs, et le petit déjeuner y était délicieux : pudding de riz noir gluant au lait de coco + bananes, une tuerie (j’ai acheté tous les ingrédients chez Tang, je vais tenter de faire ça très prochainement). Je ne me suis pas non plus privée pour me gaver de plats épicés (même si je supporte mal, avec tout le riz que j’avalais, ça allait), la petite soupe balinaise tom yam à base de fruits de mers et de piments était un délice (même si un de ces petits connards m’a brûlée comme jamais).

A kuta j’en ai profité pour faire du shopping : plein de colliers, quelques paréos, et toujours en mode copieuse, j’ai fait un petit crochet par la boutique de magali pascal à Seminyak, je vous montre ça très bientôt.

A kuta, il ne faut pas chercher loin : on se balade sur la plage et on admire les surfeurs.

On peut aussi aller voir quelques jolis temples pas loin Uluwatu ou tanah lot, très beaux, mais comme il font parti de tous les circuits touristiques, ça avait quand même moins de charme que les temples qu’on a vus par la suite. A Uluwatu attention aux singes qui sont dressés pour voler et qui vous rendent votre appareil photo contre des bananes (mais si on fait gaffe c’est assez drôle de voir les japonais se faire piquer leurs lunettes, c’est un peu l’attraction !).

C’est à Kuta qu’on a pris conscience de la particularité de la religion à Bali (les îles gili c’était très différent, à dominante musulmane). Les offrandes déposées partout dans les rues le matin m’ont fascinée : chacun prépare son petit panier de feuilles de bananes, y ajoute quelques fleurs, du riz, de l’encens et les dépose en prononcant quelques phrases que je ne comprenais pas.

En discutant avec les gens j’ai beaucoup aimé leur façon de parler de leur religion, leur pacifisme, leur tolérance et leur gentillesse m’a beaucoup touchée. Après Kuta, nous sommes partis pour Ubud, le centre de l’île et ses ateliers d’artistes, ses rizières et ses petits villages.

7e jour > 12e jour : Ubud

Nous avions décidé de finir par Ubud, et d’y passer plus de temps qu’ailleurs car il y a beaucoup de choses à voir dans le coin, et que tout le monde avait été unanime : Ubud c’est l’endroit d’où on ne veut pas partir. Et effectivement, on n’a pas été déçus.

On s’était fait plaisir, et on avait réservé dans un grand hotel de luxe pour nos 2 premiers jours sur place : le kupu kupu barong. On avait une vue imprenable sur les rizières et l’Ayung, c’est un des plus beaux paysages que j’ai jamais vu. On avait une petite villa avec piscine débordante sur la vallée, c’était magnifique.

Les trois dernières nuits, nous avons dormi à la honeymoon guesthouse : charmante, rien n’à redire, réserver car c’est toujours complet. Sur place on s’est beaucoup baladés, à pieds dans les rues ou à vélo aux alentours dans les rizières et près du fleuve. Je manque de mots pour décrire tout cela…

On s’est promenés dans de petits villages, sans jamais croiser un touriste, munis de notre guide on s’est beaucoup débrouillés seule (les balades du lonely planet sont pas mal faites). Mais ça vaut le coup de se balader au moins une journée avec quelqu’un sur place.

On m’avait déconseillé la monkey forest road mais j’ai trouvé ça très beau, et les singes moi ça me fascine :)

Et le marché dans le centre ville est a visiter au moins une fois (de préférence le matin).

Il y aussi un truc incontournable à Ubud : les spas. Pour une vingtaine d’euro, il faut absolument testers un massage typique local avec gommage et bain d’huiles : c’est divin.

C’est à Ubud que ma batterie d’appareil photo m’a lâchée, j’ai cru pleurer, c’est là que j’ai vu les plus belles choses, et quand je ne peux pas prendre de photos c’est comme s’il me manquait un membre. On est allés au bali bird park, qui était juste magnifique et je pense que c’est pour me narguer que les flamands roses ont pris de si jolies poses et que ce petit paon albinos nous a fait sa plus belle roue.

On a mangé dans des endroits tous plus charmants les uns que les autres. Seule la célèbre casa luna nous a beaucoup déçus : cadre bof, service bof, il est conseillé dans tous les guides, mais honnêtement, il y bien mieux à Ubud.

Le lotus café est un endroit charmant pour un petit dîner en amoureux face à un temple et au bord d’un bassin remplis de lotus (demander une table tout au fond, près de l’eau).

Le Bali budda où nous avions aussi l’habitude d’acheter des fruits et des gâteaux est aussi parfait pour dîner au calme, en buvant quelques cocktails aux vertus bénéfiques.

Enfin, le restaurant “Roda’s restaurant” a été notre cantine toute la fin du séjour : la famille qui tient le lieu est charmante, et leur cuisine familiale aux légumes du jardin était un délice. On y a mangé un canard fûmé (bebek tutu) à tomber et quelques gateaux au riz gluant et lait de coco comme je les aime. On est repartis de cet endroit paradisiaque rechargés en énergie, les sourires, la bonne humeur et la relax attitude locale nous ont fait un bien fou. Les paysages de rêve et la cuisine colorée ne sont pas prêts de quitter ma petite tête…

Bali l’île des dieux…

Bali tu me manques !!! Depuis que je suis rentrée, honnêtement, je me traîne, sans énergie, en pleurnichant : “je veux repartiiiiir”. J’ai beau me dire que toutes les bonnes choses ont une fin et que c’est justement ça qui fait toute leur saveur, je reste là molassonne à ronchonner.

Donc comme vous l’aurez compris, pas de compte rendu aujourd’hui, je vais paresseusement me contenter de vous poster les photos du paradis, ce qui me donnera l’occasion de pleurnicher encore. Snif !

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Back from paradise*

Parce qu’il faut bien revenir un jour (sinon le paradis deviendrait ennui), me voilou de retour. La chevelure blondissime, le teint toujours aussi pâle (mais avec quelques tâches de rousseur en plus), et de belles images plein la tête…

Tous les gens que j’avais interrogés sur Bali m’avaient dit la même chose : “c’est mon plus beau voyage”. Et j’en ai tellement entendu sur cette île que j’avais peur d’être déçue tant on m’en avait vanté la beauté : mais comme tous, j’ai été séduite par cette merveilleuse destination.

Par contre je vous avoue que là, pas encore bien remise de mon décalage horaire, la tête encore dans les rizières, envahie par la flemme, j’ai du mal à ranger mes idées et à aligner les mots, je vous préparerai donc un petit compte rendu d’ici quelques jours histoire de vous inspirer et de livrer mes impressions et bonnes adresses à ceux qui voudront aller dans l’île des dieux.

En attendant, je vous laisse quelques photos pour vous faire patienter, et promis, quand je serai sortie de ma torpeur, je vous raconte tout et je poste plus d’images.

*c’te phrase, je m’en lasse pas, j’ai écrit ça sur tous mes mails, statut facebook & msn…non non, j’me la pète pas du tout…