Le mauvais esprit de noël

Les fêtes de noël, c’est une bonne occasion de râler, et comme ici je peux faire la méchante, je m’en donne à cœur joie ! Place au mauvais esprit de noël…

- Il faut faire un sapin que les chats vont destroy 4 ou 5 fois en cassant au passage toutes les boules.
- Et j’ai de la chance s’il ne s’électrocute pas en mâchouillant la guirlande électrique.
- Les pères noël dans les supermarchés me font flipper, je les imagine tout suants sous leur costume.
- On se fâche tous les ans avec la famille dans laquelle on peut pas aller : papa, maman, beaux parents…
- Il faut se coltiner les pires membres de sa famille, surtout tonton Michel et ses blagues à rallonge.
- J’aime pas la bûche, les huîtres et les pyrénéens.
- J’aime pas les jouets qui font de la musique que les inconscients offrent aux gamins : le poney qui chante en boucle toute la journée du 25 merci !
- Je déteste le disque des petits chanteurs à la croix de bois
- On va encore me forcer à manger des huîtres : “mais siiiii goûte on te dit c’est bon”.
- Je sais pas faire semblant d’aimer mes cadeaux
- Et si je fais la tête, je me fais engueuler :”fais un effort, c’est noël !!”

Naaaaaan j’déconne, c’est cool quand même, on peut manger tout plein :) Allé, joyeux noël à tous les p’tits copains !

Quelle bavarde !!

Je suis une grande bavarde, mais je préfère dire que je suis volubile, ça fait plus joli et c’est plus vrai (parce qu’en plus de beaucoup parler, j’ai un bon débit)…Et sauf exception des deux premières heures le matin où il vaut mieux ne pas trop me poser de questions, je suis un véritable moulin à paroles : toujours un truc à dire, sur tout et n’importe quoi.

J’ai commencé très tôt, ma mère aime à répéter qu’à 9 mois la pédiatre a écrit sur mon carnet de santé “charabia développé”, et qu’à 18 mois, alors que mon cousin du même âge avait 2 mots de vocabulaire (dada et tateu), je disais “ja vais mettre mon cardigan”. Un vrai petit singe savant, insupportable…

Tous mes bulletins scolaires racontent la même chose “bavarde”, “trop bavarde”, “trop de bavardages”… Trop de trucs à dire qui ne pouvaient pas attendre la récré. Heureusement que de temps en temps je partais un peu dans mon espace pour rêvasser, ça donnait un peu de répit à mes voisins de classe.

Au lycée, je me suis trouvé un gentil fiancé taciturne qui me laisse monologuer à souhait et qui peste aujourd’hui quand je veux me lancer dans de grandes discussions à minuit : je suis pénible, mais c’est comme ça, faut que ça sorte !

Oui c’est un peu ça en fait, je ne peux pas me retenir, quand ça me vient, je ne peux pas me retenir longtemps et du coup, je me contrefiche un peu de savoir si je vais saoûler tout le monde… Mais bon, ce n’est pas vous qui allez vous plaindre, si j n’avais pas tant de choses à dire je n’aurai certainement jamais ouvert ce blog !

Baston !!!

Ce n’est pas une légende : plus on est p’tit, plus on est nerveux et violent. Parce qu’on en a chié dans la cour de récré, parfaitement ! Mais si, réfléchissez-y : le grands gaillards sont souvent super calmes, tranquilles, flegmatiques, alors que les petits sont souvent teigneux et bagarreurs : on a des choses à prouver au monde quoi !

Je n’échappe pas à la règle bien sûr, et je démarre facilement au quart de tour quand on m’emmerde. Et un jour, je crois que je vais bêtement mourir sur la chaussée après une embrouille à deux balle.

La semaine dernière, je me suis encore prouvé que je n’avais pas dépassé le stade de la cour de récré en me fightant avec une p’tite grosse dans le métro. Peu importe ce qui s’est passé, on est rarement très objectif en racontant ce genre d’épisode, mais on en est venu aux mains (ambiance sur la ligne 14….blindée en plus…). Elle m’a chopé le visage et je l’ai immédiatement menacée de “lui péter les dents avec mon énorme bague nœud si elle me lâchait pas immédiatement”. J’étais toute rouge, elle aussi, quand on s’est enfin lâchées on était toutes rouges, prêtes à mordre et on a dû se supporter comme on pouvait durant la fin du trajet, collées bien sûr sinon c’est pas drôle.

Après je suis pas forcément fière de moi, j’envie mon homme qui prend toujours tout avec calme et préfère passer son chemin que risquer une embrouille pour une bousculade, et il a tellement raison…

L’an dernier j’ai même failli en venir aux mains avec un mec qui avait failli m’écraser sur un passage piéton. Quand on me refuse la priorité quand je traverse et qu’on manque de me rouler dessus, je ne sais pas pourquoi, je ne peux pas m’empêcher de filer un coup de pied dans la bagnole : erreur ! Je fais ça à chaque fois même si c’est ridicule et que je sais pertinemment qu’un jour, un sanguin amoureux de sa bagnole va me dévisser la tête. Imaginez une petite nerveuse d’1m55 qui se lance dans un coup de pied ninja avec ses bottes à talons ! C’est moi, salut ! Non en fait je vais me cacher….