La quête de la perfection

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♥︎♥︎ Mary Poppins ♥︎♥︎

Titre de mère la morale bonsoir ! Promis je vais essayer de ne pas être trop insupportable même si le thème est difficile.

J’ai eu une discussion récemment avec des amis à propos de quelqu’un, peu importe qui, dont on a fini par dire « ouais elle est comme ça ». Et j’ai trouvé ça un peu triste et agaçant, comme si on est comme on est genre à vie, et qu’il n’y a pas de place pour s’améliorer.

Je me rends compte en grandissant que je suis suuuuper déçue par la vie « d’adulte » à plein de niveau (mais sur d’autres j’ai de bonnes surprises). Quand j’étais gamine je voyais les « adultes » comme des personnes posées et clairvoyantes, des modèles à suivre. J’étais impatiente que mon tumulte intérieur cesse enfin pour devenir ce sage et me débarrasser de mes sales petits travers d’ado.

Et là je crois que j’y suis bien dans la vie d’adulte, il me manque juste les enfants pour cocher toutes les cases de la responsabilité et on est bons.

Et je suis loin d’être une personne aussi sage, altruiste, bienveillante et engagée que je pensais devenir quand j’étais petite. J’ai tout plein de travers bien installés.

Mais j’essaie très fort de m’améliorer, de progresser, de travailler sur mes défauts, je ne peux pas admettre que dans la vie « on est comme ça » comme une espèce de fatalité qu’on s’impose à soi et aux autres.

D’abord parce qu’il y a une part de l’éducation dont on peut se défaire progressivement, des travers « familiaux » qui sont insupportables à imposer aux autres. Et parce qu’on ne « naît pas » comme on est, on le devient, ça peut donc changer un peu si on le veut vraiment.

Ne serait ce que pour soi : tout le travail que j’ai fait ces dernières années pour m’améliorer a pas mal révolutionné mon quotidien et ma vie avec les autres. J’étais quelqu’un de très impatient et autoritaire, je me faisais une montagne de plein de petites choses. Et tout ça s’est un peu envolé à force de travail personnel et ça me fait du bien à moi avant tout.

J’ai aussi fait quelques séances de PBA (psycho bio acupressure), j’étais un peu dubitative, mais force est de constater que je vis beaucoup mieux mes petites contrariétés et tracas quotidiens, et que je suis généralement apaisée depuis que j’en ai fait (ne me demandez pas comment ça marche, j’ai rien compris).

Je ne sais pas si c’est le temps qui aide, le fait de voir que les choses vont toujours bien quand on s’en donne les moyens, qu’on surmonte des épreuves sans trop de casse, ça donne plus confiance en l’avenir. J’ai l’impression d’avancer sur un fil et que l’équilibre commence enfin à venir.

Bon alors attention, je suis loin d’être une personne parfaite, ça n’existe pas (sauf Mary Poppins bien entendu). Mais j’ai l’impression d’avoir fait un peu de chemin et partant du principe qu’il fallait que je m’améliore.

Et je crois que le plus grand service qu’on peut se rendre dans la vie c’est de ne jamais dire « je suis comme ça désolé(e) ».

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir »

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Crédit photo : Kimberly Gordon

Dinou m’a posé une question qui m’a interpelée la semaine dernière sur le blog. Elle me demandait pourquoi je ne portais pas de soutien gorge, si c’était par confort, ou parce que je trouvais ça sensuel, ou juste que je m’en fichais. Elle trouvait ça cool que je n’attache apparemment pas d’importance au fait que j’avais une petite poitrine.

J’avoue ne jamais avoir été influencée par les petites remarques récurrentes de certain quand on apercevait un téton sur une photo, sous un T-shirt ou une robe sur mon blog. Cela n’a jamais été une provocation de ma part, je n’y fais pas vraiment attention.

Depuis plusieurs années je bannis les fringues qui me contraignent trop, me serrent, marquent ma peau (à ce sujet avez vous vu ces magnifiques photos ?), ces petites souffrances au quotidien dont on peut se passer facilement. Je porte principalement du stretch, du jersey,des matières douces.

Je ne porte quasiment jamais de jeans, je les ai remplacés par des « jeggings » (ce mot est affreux mais quel confort) qui y ressemblent comme deux gouttes d’eaux le confort en plus. Je porte souvent des shorts avec un collant tout doux, ça serre beaucoup moins, si la ceinture n’est pas confort je n’achète pas (élastique quand c’est taille haute). Parce que je m’assois quasiment tout le temps comme une petite japonaise sur ma chaise et que sinon ça me fait mal au creux poplité (j’adore ce mot là par contre).

Quand je porte des talons j’ai toujours une paire de baskets ou de ballerines dans mon sac pour le moment où j’en aurais marre.

Pour les soutiens-gorges c’est pareil, passé l’âge où j’avais besoin d’un soutif en mousse pour donner le change sous mon pull je suis passée au triangle, puis à rien du tout, parce que j’en avais marre d’avoir un truc qui me serre toute la journée. Les scientifiques ne sont pas d’accord en plus, sur cette histoire de soutien gorge qui préviendrait le sein qui tombe. Alors je me vautre dans ce petit confort, j’ai la chance de ne pas avoir une poitrine lourde et douloureuse pour le dos, autant en profiter.

J’ai toujours détesté les contraintes inutiles, qu’on m’oblige à faire les choses sans raison, j’étais une enfant et ado en perpétuelle rébellion contre l’autorité. Et aujourd’hui ça se manifeste par se genre de petits détails au quotidien. C’est ma façon de me libérer de certains diktats ;)

Alors ? On les brûle ces soutifs ?

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Crédit photo : Kimberly Gordon

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Crédit image : Plastic little covers

J’avais envie d’écrire un petit mot en ce jour du droit des femmes. C’est pas très habituel de publier le dimanche sur mon blog (c’est peut être un peu idiot d’ailleurs) mais c’est une journée importante. Pas pour vendre des culottes et offrir des roses, mais pour se poser les bonnes questions sur le sujet.

J’ai mis du temps à admettre que j’étais féministe dans l’âme. Parce que j’avais un problème avec le mot, et que je le trouvais peu représentatif d’un combat plus global, je suis pour l’égalité point : entre les hommes et les femmes, les vieux et les jeunes, les gros et les minces, les différentes origines, etc… Comme tout le monde j’ai toujours été révoltée par l’injustice. Oui je sais, ça fait très la guerre c’est moche et les cheveux ça pousse comme phrase, mais c’est aussi simple que ça.

J’ai mis du temps à comprendre que pour faire avancer les choses il fallait les segmenter pour les faire évoluer chacune parallèlement. Ce sont des problèmes trop complexes pour qu’on les solutionne tous en même temps, on en peut pas embrasser tous les combats.

Et puis j’ai vu autour de moi pas mal de mecs que ce mot « féministe » ne dérangeait pas, ils se sentaient concernés par le sujet et savaient sans problème dépasser le simple mot pour adhérer au combat. Le génial discours « He For She » d’Emma Watson y a été pour beaucoup je pense.

Alors cette année je me suis un peu interrogée sur ce que je pouvais apporter ici sur le sujet. Pour le moment pas grand chose mais j’y réfléchis, j’ai pas envie de raconter des conneries et je veux rester mesurée. Je m’exprime un peu plus sur twitter quand je vois passer des choses qui m’agacent (en ce moment la campagne Twingo qui m’horripile), je refuse des campagnes qui me déplaisent (contrex et sa campagne sur le régime féminin et les calories par exemple, ou disneyland sur instagram avec « toutes des princesses »).

C’est pas grand chose, mais j’essaie un peu d’avancer et j’espère apporter quelques petites pierres à l’édifice dans le futur ;)

Bonne journée à toutes et à tous !

P.S : y a un dossier très cool sur arte sur la journée des droits des femmes, et notamment le docu sur les riot grrrl.