La vie à San Francisco…

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San Francisco, ce nuancier Farrow & Ball grandeur nature <3

Je suis rentrée hier, le décalage horaire (et le temps gris bouhou) sont un peu violents. Mais je suis tellement contente d’avoir pu passer ces quelques jours à San Francisco que j’ai décidé que rien n’entamerait mon moral !

Cela faisait longtemps que je n’étais pas partie à l’étranger toute seule (la dernière fois c’était à New York il y a 3 ans) et j’avais oublié combien cela pouvait être doux (moi qui ne suis pas une grande fan de solitude).

J’avais une petite chambre airbnb adorable à Castro. Mais genre vraiment adorable, il m’est arrivé une ou deux fois d’avoir mille fois plus envie de rentrer profiter de ma chambre que de rester dans les rues. J’avais deux grandes fenêtres qui faisaient l’angle du bâtiment et qui donnait sur des petites courettes arborées d’où je voyais une jolie maison bleue, des orangers, des rosiers et une jolie petite allée. Il y avait plein de soleil qui entrait à toute heure de la journée et j’entendais les petits oiseaux chanter. C’était magique.

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Ma petite chambre <3

J’ai vraiment essayé de « vivre » à San Francisco. Je m’étais acheté plein de choses que j’aime manger chez Whole Foods un peu plus haut à Haight Ashbury : des olives, du cheddar, des crackers, des brownies et plein de fruits rouges que je grignotais en lisant dans ma chambre. Je m’étais aussi acheté de la poudre de bain à la noix de coco chez Urban Outfitters (seulement dispo sur le shop US) et j’ai pris quelques bains en écoutant de la musique pendant des heures.

Je sais que c’est tentant quand on voyage de rentabiliser à mort le déplacement. Ca m’a pris plusieurs fois pas mal d’énergie de résister à l’envie de courir partout pour faire des photos. Et à chaque fois je me suis stoppée net : non, je vais plutôt aller me poser 2h dans le joli patio de ce restaurant et profiter du beau temps à la cool.

Résultat : j’ai l’impression d’avoir passé bien plus de 5 jours là bas car j’ai réussi à étirer le temps. Au lieu de papillonner une heure par ci et une heure par là, j’ai passé de longs moments bien imprimés dans ma mémoire à : regarder les surfers et les joggers sur la plage d’Ocean Beach, admiré la ville à travers les vitres du tram F qui va à Castro, passé une heure à contempler l’aquarium de la California Academy of science, lu plein de livres au Golden gate park, bu des litres de Chaï Latte en dessinant.

Je n’ai pas vu grand chose de la ville en réalité, je crois que je suis quasiment tout le temps resté aux alentours de Castro (un peu au nord vers Height Ashbury et un peu au sud dans Mission District). De toutes façons il suffit de se balader une heure dans les rues pour remplir sa carte mémoire de photos de jolies maisons pastelles.

Je vous prépare quand même un mini guide des jolis endroits que j’ai vus et des endroits chouettes où j’ai mangé ou fait du shopping pour mercredi ^^

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Mes nuits sans insomnies

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Masque Oysho

Merci pour tous vos petits mots la semaine dernière c’était vraiment important pour moi de partager ça avec vous et j’ai lu attentivement tous vos témoignages. Merci !

Aujourd’hui je voulais vous parler de mes problèmes d’insomnies et comment je suis en train de m’en sortir ^^

Je ne me souviens pas avoir eu des problèmes de sommeil avant mes 25 ans. J’ai toujours été une grosse marmotte et je ne fais pas partie de ces fous qui trouvent que le sommeil est une perte de temps. J’adore dormir, je trouve ça doux, et je pourrais me rendormir à l’infini le matin ou après une sieste. J’adore ce moment où on ne peut plus lutter et où on se laisse aller à dormir, je trouve cette sensation grisante.

Mais paradoxalement j’ai toujours détesté aller me coucher. Du plus loin que je m’en souvienne, enfant je disais déjà « pas dodo » quand on me mettait au lit, et je me relevais toujours pour jouer dans ma chambre. j’ai passé mon enfance à me faire engueuler parce que je n’étais jamais au lit à l’heure où les enfant devaient y être.

Je suis toujours à fond dans ce que je fais, ça me frustre toujours d’aller au lit, je suis quelqu’un d’un peu obsessionnel, et quand j’ai une idée en tête ça galope là haut et il n’y a plus de place pour le sommeil. Mais pourtant quand je dors, je suis bien et j’ai envie d’y rester.

J’ai commencé à avoir de réels problèmes pour m’endormir en dernière année de DSAA à Boulle. Ça a été le début des insomnies, à ne pas dormir jusqu’à 5h du matin les dimanches soirs parce que je réfléchissais trop à mon projet de fin d’année. C’était hyper productif car je trouvais un tas de solutions à mes problèmes, mais ça m’a vite épuisée. Je suis arrivée à mon diplôme épuisée, et j’avais perdu 4 kilos.

J’appelais ça mes petites insomnies créatives, je ne trouvais pas ça bien grave, même si ça avait un peu changé mes nuits de manière irrémédiable. Depuis je dois faire régulièrement avec ces courtes nuits, surtout en période de grosse activité où je pense à mon travail en permanence. Et ça m’épuise.

Alors j’ai décidé d’en finir et de trouver des solutions, parce que je ne peux pas continuer tout ce que je fais si je ne peux pas trouver un peu de repos la nuit, à ce rythme je vais me prendre 10 ans dans la gueule et m’épuiser et je n’ai pas envie. Et comme il était hors de question que je prenne des somnifères (mon médecin m’a prescrit un truc à la mélatonine mais j’ai pas envie de le prendre) j’ai un peu réfléchi.

J’ai donc cherché à comprendre ce qui fait que je ne m’endors pas, à identifier les différents cas de figure et chercher les solutions adaptées à chaque fois. Je fais toujours ce qu’on appelle des « insomnies de l’endormissement » (si je me réveille la nuit je me rendors toujours sans soucis, le matin aussi, le problème chez moi c’est l’endormissement initial). Voilà donc mes différents types d’insomnies :

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L’insomnie numérique ornament

lunettes

Quand j’ai travaillé tard sur mon ordinateur ou que j’ai passé ma soirée dans le canapé sur twitter, je sens bien que ça affecte mon sommeil. J’ai beau avoir banni mon téléphone de la chambre, je devrais aussi éviter 1h avant de me coucher. Pour éviter que la lumière des écrans n’aient trop d’impact sur moi j’ai plusieurs outils : sur mon ordi, j’utilise le petit logiciel f.lux qui rend la lumière plus jaune et mois agressive. Pour le téléphone j’ai trouvé un truc assez con mais qui marche : porter des lunettes de soleil :D (oui j’ai l’air con). Il paraît que porter des lunettes de soleil 1h avant de dormir aide à trouver le sommeil, en tous cas à chaque fois que je l’ai fait ça a marché.

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L’insomnie créative ornament

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Stylo lumineux Nature et découvertes, carnet Muji

Je me couche, je suis un peu fatiguée mais pas trop, je suis au calme dans mon lit, pas de distraction, mon esprit est calme. Et je me mets à penser à quelque chose qui m’amuse, ou un problème que j’aimerais résoudre, et bim je commence à pédaler à fond sur le petit vélo dans ma tête. Ca peut être une idée de déco ou de réaménagement de mon appart (je peux me relever, armée de mon mètre pour vérifier les mesures), ou des idées d’articles. Et ça ça peut durer jusqu’à 5h parce que je repasse en boucle mes idées dans ma tête pour ne pas les oublier. Pour ça j’ai trouvé LA solution : j’ai acheté un petit stylo avec une petite lampe(pour pas réveiller mon mec avec la lumière) et un petit carnet, et j’y note mes idées pour libérer mon esprit. Et hop je m’endors tranquille.

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L’insomnie sans raison ornament

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Fais dodow dodow dodow*

Pour aucune raison je ne dors pas, je me tourne dans mon lit, je m’énerve, j’ai l’impression de perdre mon temps, et plus je fais ça moins je m’endors. L’enfer !

Contre ça j’ai découvert un truc génial un jour où je faisais une recherche sur la luminothérapie, je suis arrivée par hasard sur un site qui parlait de dodow, un petit gadget qui aide à faire de le cohérence cardiaque.

Je connaissais déjà cette technique de respiration qui aide à lutter contre le stress (j’utilise la petite appli respi relax sur mon iphone) mais je ne l’avais jamais testée au lit parce que j’ai banni mon téléphone de la chambre.

De plus, quand on n’arrive pas à dormir et qu’on est énervé c’est assez difficile de faire l’exercice seul. Dodow est donc un petit gadget lumineux qui sert de guide pour la cohérence cardiaque, on se concentre sur la lumière qu’il projette au plafond.

J’ai regardé les vidéos du site de la marque (et ai au passage découvert le concept d’insomnie de l’endormissement dont je vous parlais plus haut) et ça m’a intriguée, je les ai contactés et ils m’en ont envoyé un en test. je l’ai utilisé déjà 10 fois et ça a fonctionné 8 fois sur 10. Ce qui est une petite révolution pour moi, vraiment ! Je n’ai jamais envie de l’allumer et de faire l’exercice mais je dois bien admettre que ça marche, alors quand la nuit s’annonce mal je l’allume.

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L’insomnie petite conne ornament

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J’veux pas aller au lit !

Je l’ai appelée comme ça parce que c’est vraiment quand je fais ma petite conne que j’en fais une. C’est quand je veille alors que je suis fatiguée, que je lutte contre le sommeil alors que je devrais être au lit depuis 1h, que je commence l’épisode d’une série alors qu’il est 1h du mat. Après je vais me coucher, il est 2h, le marchand de sable est déjà passé, et il faut attendre que ça revienne. Contre cette insomnie j’ai arrêté de lutter. Quand je sens que j’ai laissé le train passer, que dodow n’a pas fonctionné, je me lève, je me cale dans mon canapé, je mets mes lunettes de soleil (oui oui toujours ridicule mais je m’en fous) et je regarde des épisodes de F.R.I.E.N.D.S en essayant de me relaxer. Regarder ça c’est exactement ce qu’il me faut : je passe un bon moment parce que j’adore, et en même temps je n’ai pas besoin de me concentrer parce que je connais les épisodes par coeur.

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Roll au gingembre Aesop

J’utilise aussi ce petit roll que ma soeur m’a donné pour mes voyages en avion. C’est devenu une petite habitude quand je fais une insomnie, je me passe ça sur les poignets et dans le cou. Je me sers aussi un thé, et tout ce petit rituel m’aide à dormir. Je finis par me réveiller dans la canapé devant un épisode qui tourne et je file me coucher. Et tout est bien qui finit bien ^^

 

Oh laissez moi pleurer

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Et bien voilà, après l’euphorie et la satisfaction d’avoir sorti un gros projet qui monopolisait mon esprit dernièrement, et un week end de repos, voilà que la pression retombe et que je suis toute triste. La faute à quelques photos d’un atelier qu’on vide sur instagram, un pot de confiture dans le frigo, un petit objet cassé…

Oh j’ai commencé à ruminer tout ça avec le printemps, ce printemps qui est le premier cette année où je n’ai pas pris mon téléphone pour appeler mon grand père et lui souhaiter son anniversaire. Ce petit coup de fil qui durait 5 minutes seulement parce qu’on n’est pas très téléphone dans la famille et qui m’avait toujours presque semblé inutile…

J’ai perdu mon grand père l’an dernier, et c’est la première fois de ma vie que je perdais un être cher. Peut être devrais-je me sentir chanceuse d’avoir attendu 34 ans pour que ça arrive ?

Il avait bien changé ces dernières années, agacé et un peu fatigué par la maladie, ce n’était plus le même. Mais il était toujours là, tel un roc, survivant chaque fois aux opérations les plus dangereuses que les médecins nous décrivaient inlassablement comme très risquées. Il était devenu invincible à mes yeux à traverser tout ça en restant debout quoi qu’il arrive.

Et puis, je l’ai presque toujours connu un peu malade. Quand j’étais petite il s’est beaucoup occupé de moi alors qu’il se remettait de son infarctus (lui et ma grand mère étaient mes nounous, j’y allais tous les jours quand ma mère travaillait). Il me lisait des histoires, il m’a appris à lire l’heure, et les couleurs (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai rangé mes boîtes de crayons de couleur avec passion dans ma vie après ça).

C’était l’homme fort de la famille (je sais plus quel Dan de Judo, mais genre très haut), le menuisier qui savait fabriquer plein de choses dans son atelier, celui qui réparait les montres en tirant la langue de concentration (je lui ai piqué ça), celui qui savait recoller n’importe quel objet avec les dizaines de colles magiques de son placard. C’était aussi le spécialiste de la moussaka et de la confiture de groseilles blanches.

C’était aussi le chanteur de la famille qui sortait sa guitare à toute occasion. Avec ma soeur on faisait les petites connes à râler quand il fallait chanter à noël, comme si c’était la pire corvée de la terre. Il avait même enregistré son propre disque « Oh laissez moi pleurer » quand il était jeune, je me souviens l’avoir écouté plusieurs fois en l’imaginant dans un studio comme Elvis quand j’étais enfant.

Je peux encore entendre sa voix dans ma tête me chanter « une chanson douce » pour m’endormir, j’aime bien me la repasser là haut de temps en temps et me rendre compte que je ne l’ai pas oubliée. La petite biche est aux abois dans les bois se cache le loup, houhouhouhou…

Oh tout n’était pas rose, on était de générations trop différentes pour être d’accord sur tout un tas de sujets de société et c’était presque impossible parfois de se comprendre mais on s’aimait quand même.

Le plus dur c’est ces instants où l’esprit oublie, quand je casse une assiette et que j’ai envie de l’appeler pour lui demander comment la recoller ou que j’utilise ce vieux tournevis que j’ai piqué dans son atelier et que je me dis qu’il faudrait que je lui rende. Ou quand son fantôme plane un peu quelque part, que je croise sa guitare dans un coin d’une chambre chez ma grand mère, ou que je retrouve le dernier pot de confiture de groseille blanche de sa confection au fond de mon frigo.

J’ai fait la forte quand il est parti et j’ai assez peu pleuré pour lui et pourtant je reste inconsolable.

Je sais que je ne vous ai pas habitués à ce type d’articles, mais j’avais envie d’écrire tout ça ici quand même.

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