Oh laissez moi pleurer

www.leblogdelamechante.fr-16

Et bien voilà, après l’euphorie et la satisfaction d’avoir sorti un gros projet qui monopolisait mon esprit dernièrement, et un week end de repos, voilà que la pression retombe et que je suis toute triste. La faute à quelques photos d’un atelier qu’on vide sur instagram, un pot de confiture dans le frigo, un petit objet cassé…

Oh j’ai commencé à ruminer tout ça avec le printemps, ce printemps qui est le premier cette année où je n’ai pas pris mon téléphone pour appeler mon grand père et lui souhaiter son anniversaire. Ce petit coup de fil qui durait 5 minutes seulement parce qu’on n’est pas très téléphone dans la famille et qui m’avait toujours presque semblé inutile…

J’ai perdu mon grand père l’an dernier, et c’est la première fois de ma vie que je perdais un être cher. Peut être devrais-je me sentir chanceuse d’avoir attendu 34 ans pour que ça arrive ?

Il avait bien changé ces dernières années, agacé et un peu fatigué par la maladie, ce n’était plus le même. Mais il était toujours là, tel un roc, survivant chaque fois aux opérations les plus dangereuses que les médecins nous décrivaient inlassablement comme très risquées. Il était devenu invincible à mes yeux à traverser tout ça en restant debout quoi qu’il arrive.

Et puis, je l’ai presque toujours connu un peu malade. Quand j’étais petite il s’est beaucoup occupé de moi alors qu’il se remettait de son infarctus (lui et ma grand mère étaient mes nounous, j’y allais tous les jours quand ma mère travaillait). Il me lisait des histoires, il m’a appris à lire l’heure, et les couleurs (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai rangé mes boîtes de crayons de couleur avec passion dans ma vie après ça).

C’était l’homme fort de la famille (je sais plus quel Dan de Judo, mais genre très haut), le menuisier qui savait fabriquer plein de choses dans son atelier, celui qui réparait les montres en tirant la langue de concentration (je lui ai piqué ça), celui qui savait recoller n’importe quel objet avec les dizaines de colles magiques de son placard. C’était aussi le spécialiste de la moussaka et de la confiture de groseilles blanches.

C’était aussi le chanteur de la famille qui sortait sa guitare à toute occasion. Avec ma soeur on faisait les petites connes à râler quand il fallait chanter à noël, comme si c’était la pire corvée de la terre. Il avait même enregistré son propre disque « Oh laissez moi pleurer » quand il était jeune, je me souviens l’avoir écouté plusieurs fois en l’imaginant dans un studio comme Elvis quand j’étais enfant.

Je peux encore entendre sa voix dans ma tête me chanter « une chanson douce » pour m’endormir, j’aime bien me la repasser là haut de temps en temps et me rendre compte que je ne l’ai pas oubliée. La petite biche est aux abois dans les bois se cache le loup, houhouhouhou…

Oh tout n’était pas rose, on était de générations trop différentes pour être d’accord sur tout un tas de sujets de société et c’était presque impossible parfois de se comprendre mais on s’aimait quand même.

Le plus dur c’est ces instants où l’esprit oublie, quand je casse une assiette et que j’ai envie de l’appeler pour lui demander comment la recoller ou que j’utilise ce vieux tournevis que j’ai piqué dans son atelier et que je me dis qu’il faudrait que je lui rende. Ou quand son fantôme plane un peu quelque part, que je croise sa guitare dans un coin d’une chambre chez ma grand mère, ou que je retrouve le dernier pot de confiture de groseille blanche de sa confection au fond de mon frigo.

J’ai fait la forte quand il est parti et j’ai assez peu pleuré pour lui et pourtant je reste inconsolable.

Je sais que je ne vous ai pas habitués à ce type d’articles, mais j’avais envie d’écrire tout ça ici quand même.

Commenter

.

La vie douce

Petit dejeuner

Thé au lait biscottes <3

Ce week end j’ai passé 3 jours au bord de la mer, dans la jolie maison de famille de mon amie Anne-Solange (qui écrit les plus doux articles au monde, et qui proposera très bientôt une méthode géniale pour devenir la reine d’instagram, ne loupez pas ça).

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas pris quelques jours pour moi. Je suis du genre à dire « Holala dimanche j’ai rien foutu ! » et qu’on me regarde avec des yeux ronds (genre c’est qui cette folle ?) avant de me répondre « Ben c’est le principe du dimanche non ? », je vis toujours à fond, j’ai envie de faire mille choses tout le temps, de rentrer un maximum de projets dans mon emploi du temps parce que je suis enthousiaste.

Alors ces trois jours de douceur, de lenteur, de « on ne fait presque rien du tout » se sont étirés avec délice et j’ai le sentiment d’avoir passé une semaine dans cette petite maison.

On a fait quelques repas, mais la plupart du temps chacun allait se chercher un morceau de pain, du beurre et un peu de concombre (on a quand même réussi à manger non stop toute la journée comme ça). Chacun se levait quand il voulait, pour retrouver les autres au coin du feu en train de papoter autour d’un thé : thé du matin, thé digestif, thé à 17h…

On est allés pêcher des palourdes le premier jour et voir la marée exceptionnelle recouvrir la route submersible pour dire qu’on avait fait quelque chose de ce week end (et c’était très chouette) mais en réalité on n’a pas quitté le salon.

Commenter

J’ai passé la majeure partie de mon temps dans un canapé en pyjama à papoter, avec un livre que je feuilletais de temps en temps à la main. Parfois quelqu’un allait au piano et on a cherché un moment à reproduire le seul et unique morceau que j’ai appris quand j’étais ado (ma maman a fini par nous envoyer la partition et on l’a recopiée sur du papier à musique).

Faire du feu dans la cheminée, lire, papoter, boire du thé, manger des tartines, faire du piano… J’ai eu l’impression de passer un week end des 4 filles du Dr March. J’ai même fait la fofolle à courir jusqu’à épuisement sur la plage comme si j’étais poursuivie par un monstre.

Je réalise à quel point j’ai besoin de ces petites choses. J’ai grandi à la campagne, dans des maisons puis des petits appartements, mais toujours aux abords de la forêt. Rien ne me mettait plus en joie que les dimanches à aller en forêt, sous la pluie, on courait partout et après on rentrait se sécher avec un chocolat chaud au coin du feu. Je ne sais pas pourquoi je me prive volontairement de tout ça depuis des années.

A vouloir en faire trop je me suis éloignée de l’essentiel…

Commenter

Nouvelle maison…

UBJ

Photo AS Tardy pour Un Beau Jour

Voilà ! Un des projets dont je m’occupe depuis des mois vient enfin d’officiellement voir le jour. Après 5 années de bons et loyaux service notre ancien site Un beau Jour a laissé place à une nouvelle déco ! Et on est super contentes !

Voilà 5 mois que Colorz nous a présenté les premières ébauches de ce nouveau site qu’on voulait tant et on avait si hâte de le voir enfin en ligne !

Je sais que quand on est lecteurs ça représente juste un petit changement et pas la grande révolution que c’est quand on est éditeur d’un site. Moi j’ai l’impression d’avoir une nouvelle maison ! J’espère qu’elle vous plaît ^^

un beau jour team

Ma super team <3

Je n’ai jamais été aussi fière de notre job, de toute mon équipe qui travaille dans la bonne humeur pour faire de jolies choses que depuis le début de cette année. Tout a été plus difficile car on était dans les cartons virtuellement et irl (un gros post déco à venir) mais personne n’a perdu le sourire et, même si on a dû se donner un peu plus de mal que d’habitude je sens bien qu’on est toutes excitées par ces changements qu’on attendait depuis si longtemps.

Un grand merci à nos associés et partners in crime Colorz qui nous ont fait du super travail avec ce site et qui sont toujours là pour nous aider et nous soutenir après toutes ces années.

Tout ça, pfiou, je pourrais presque en pleurer de joie T_T