Hell Yeah

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Hellfest Open air 2016

Quand j’étais au collège / début de lycée je voyais d’un trèèèès mauvais oeil tout ce qui pouvait me sembler un peu extrême en musique. J’avais cru très fort à la légende urbaine du « des groupes de métal cachent des messages subliminaux dans leurs chansons pour que leurs fans se suicident » et autres « si tu écoutes Nirvana tu vas finir droguée ». Tout le côté théâtral autour de certains groupes me faisaient carrément flipper, et j’étais hyper impressionne par ceux qui s’habillait tout en noir avec de grosses chaussures coquées avec des chaînes et des piercing au lycée (j’attendais leur suicide d’un jour à l’autre aussi).

Et puis je sais pas pourquoi, mais l’année de mon bac ça a fini par me fasciner et j’ai écouté à peu près tout ce qui avait pu me faire peur toute mon adolescence. Rien de trop hardcore non plus, je me passais juste en boucle des albums de Korn, Marilyn Manson, S&M de Metallica. Je me souviens avoir lu fascinée, presque en secret, le très mauvais livre de Marylin Manson sorti en 2000 (je crois) au Virgin mega store de la gare Montparnasse en attendant mon train et m’être dit « hey mais il en fait des caisses pour que ce soit dégueu mais tout ceci n’est qu’une mascarade pour se faire peur comme quand on regarde un film d’horreur ». Et comme j’adorais les films d’horreur forcément j’ai creusé.

On écoutait des groupes un peu nuls avec ma soeur dans notre chambre, genre Mass Hysteria, avec le poster de contraddiction flippant accroché quelque part juste parce que notre mère le trouvait horrible. Et emmerder ses parents quand on est au lycée ça n’a pas de prix.

Toute cette longue intro pour vous dire que ça m’a mi amusée, mi un peu déçue de me prendre des piques sur les réseaux sociaux quand j’ai posté des photos du Hellfest où j’étais récemment. Comme si j’y étais allée pour faire ma poseuse. Pour ça j’ai juste à aller à Rock en seine au lieu de me taper 800 bornes aller-retour, camper sur un parking pendant 4 jours et faire pipi dans des toilettes chimiques.

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J’y suis allée parce que j’avais vraiment envie d’y aller, partager tout ça avec mes potes et rigoler, voir des concerts incroyables, vivre au seul rythme des concerts pendant 3 jours et découvrir tout un tas de groupes que je ne connaissais pas.

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Et j’ai vécu beaucoup plus parce que l’ambiance était folle. C’était le festival de la tolérance où tu pouvais manger un sandwich au steak comme un burrito vegan sans gluten. J’ai vu des gens venus en famille, papi, les enfants, les petits enfants, des gens déguisés n’importe comment : en toucan, en jésus, en grand schtroumpf, des mecs déguisés en soubrette, ou en princesse Disney.

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J’ai vu une gamine de 12 ans s’éclater comme une folle à faire du air guitar sur une table pendant un concert, des gens passer en tyrolienne au dessus d’une foule en délire. Je n’ai pas de photos de tout cela parce que je n’ai pas de grand talent pour prendre des inconnus en photo (je suis timide) et surtout j’ai passé mon temps debout sur une caisse à écouter de la musique qu’à prendre des photos.

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Je me suis un peu vengée sur les décors avant d’entrer sur le festival. C’était assez bluffant, on avait l’impression d’entrer soudain dans un autre univers, et toute cette attention apportée à des détails pas indispensables donnaient le sentiment que tout était surtout fait pour nous faire kiffer.

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J’ai beaucoup beaucoup rigolé, découvert plein de musique, chanté « I wanna know what love is » en décollant sur la grande roue, vu pour la première fois les groupes de mes 18 ans en concert.

J’avais déjà compris depuis longtemps que ceux qui appartiennent à une minorité ou qui se passionnent pour une contre culture sont souvent des gens bien plus tolérants et gentils que la moyenne (pas tous bien entendu, il y a des cons partout), mais là ce HellFest en a été mon ultime preuve.

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J’espère très fort y retourner l’an prochain (les tickets s’envolent avant même que la programmation soit annoncée). Et merci à mes potes pour ces 4 jours de folie <3

Relax !

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Quand j’ai un problème, je suis plutôt du genre à m’en occuper tout de suite maintenant viiiite il faut que je trouve une solution c’est URGENT (et je pensais que j’étais pas stressée genre vraiment !).

Alors quand j’ai décidé de m’occuper de mon problème de stress j’ai cherché des solutions à court et à long terme.

A court terme d’abord parce qu’il fallait bien que je trouve une bonne façon de me calmer dans les périodes où je suis particulièrement occupée (si ce n’est débordée) et que ça occupe tout mon esprit et m’empêche de dormir. Tous mes meilleurs trucs anti-insomnie ne fonctionnent pas que je suis vraiment stressée.

Je me suis donc créé un petit rituel les jours où je sens que ça m’atteint le plus. C’est assez facile à identifier en fait j’ai un peu plus de mal a respirer et besoin d’inspirer profondément plusieurs fois par jour (un des symptômes flagrants que mon médecin avait pointé du doigt la première fois).

Attention astuce de folie je me fais couler un bain ! Scoop ! Breaking News !
Oui mais je me mets dans une ambiance bien particulière.

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Ambiance détente

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1- L’ÉCLAIRAGE


J’éteins les lumières et j’allume 2-3 bougies à l’eucalyptus (pour RES-PI-RER). Et je crée une ambiance un peu romantique (j’adore regarder la lumière de la bougie qui se reflète dans l’eau).


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2- NOISLY


J’allume l’appli Noisly sur laquelle je mets les sons feuillage, la pluie et l’orage (orage à fond). Je balance le son à fond les ballons sur une petite enceinte que j’amène dans ma salle de bain


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Je mets quelques gouttes de ces huiles essentielles « Breathe » (j’ai découvert ça dans un hotel où il y avait des échantillons du produit, depuis je commande ça en ligne, c’est un peu cher mais j’adore vraiment)

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Une fois que j’ai installé ça, je regarde le plafond en respirant et en imaginant mon corps dans l’eau cm par cm des orteils jusqu’à la tête, puis je lis un livre en écoutant l’orage.

Et c’est devenu mon rituel, je crois que l’important c’est de se trouver son truc à soi, avec tout un tas d’éléments rassurants. Les gouttes d’huiles essentielles j’ai presque l’impression qu’elles sont magiques quand je les mets dans mon bain, avoir un rituel donne presque l’impression qu’on a découvert un secret millénaire pour aller mieux.

La première fois que j’ai voulu me faire un bain de folie je me suis un peu loupée, je voulais reproduire la sensation incroyable que j’avais ressentie au spa « liquid room » à Berlin dans leur bain de flottaison (dans le noir avec de la musique dans l’eau), et j’ai versé 1kg de sel dans mon bain. Je n’ai pas flotté et ça m’a gratté les fesses tout le long : nul !

Après j’ai d’autres techniques genre faire des gros puzzles (trier des pièces ça me vide la tête), écouter la B.O de little woman (ça m’apaise), faire du coloriage. Mais mon super bain orageux c’est de loin ce qui me fait le plus de bien.

Je commence à peine à comprendre comment régler ce problème de stress, à long terme, ça va me demander pas mal de travail, car je ne vais pas changer du jour au lendemain. C’est mon mode de vie depuis toujours alors ça va prendre encore un peu de temps pour apprendre à mieux relativiser. Tromper l’ennemi dans ma baignoire en tous cas ça marche assez bien pour le moment.

Si vous avez des astuces persos ça m’intéresse ;)

« Madame vous êtes stressée »

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La première fois que mon médecin m’a sorti ça j’ai presque pouffé de rire : « Haha moi stressée ? Mais non pas du tout ! ». Puis il a ajouté que j’avais un peu tous les signes mais que bon si je ne me sentais pas stressée alors tout allait bien.

Et puis j’ai raconté ça en rigolant à mon mec le soir et c’est lui qui a rigolé à son tour en me disant que « Haha toi stressée ? Mais oui tellement ! ». Deux personnes dans la même journée ça commençait à faire pas mal, un médecin dont c’est le métier et mon mec qui me voit au quotidien ça valait la peine d’être écouté.

Alors comme ça j’étais stressée sans le savoir ? Ou alors sans m’en rendre compte ? J’ai lu plusieurs articles sur le sujet, consulté la liste des symptômes et me suis rendu compte que j’étais complètement stressée.

J’avais cette image de la personne stressée : les gens dans la finance qui parlent à plusieurs téléphones en même temps dans les dessin animés (ou comme Phoebe qui fait une crise cardiaque), les parents sans sommeil et débordés par leurs gamins intenables, celui qui fait des crises d’angoisse et qui hyperventile avant une réunion… Toutes ces images bien caricaturales donc, dans lesquelles je ne me reconnaissais bien sûr pas du tout.

Moi qui travaille au calme à la maison ou dans mes jolis bureaux, qui fait un travail certes très prenant mais que j’aime énormément, qui dort assez peu mais pour avoir du temps à consacrer à mes hobbies (jeu de rôle, puzzle, calligraphie, etc… des trucs plutôt cools en somme). Je n’avais pas l’impression de rentrer dans la case stress alors que j’y étais complètement.

C’est plus difficile à voir quand on est bien occupé et qu’on fait ce qu’on aime. Alors qu’en vrai quand j’y réfléchis je suis quelqu’un de stressé depuis toujours :

Quand j’étais jeune j’angoissais de ne pas savoir ce que je voulais faire plus tard et d’être au chômage quand je serai grande. Dans mes études j’ai eu tour à tour peur de ne pas être acceptée en S, de ne pas avoir mon bac avec mention, de ne pas être acceptée en prépa, de ne pas avoir d’école, de ne pas avoir mon diplôme et enfin de ne pas trouver de travail. Tout ça étant des problèmes de première de la classe puisque tout s’est toujours passé à merveille pour moi, car je bossais comme une malade (le stress était visiblement mon moteur).

Je n’ai ensuite jamais été au chômage de ma vie, mais j’ai toujours stressé de ne pas trouver un travail à chaque fois que j’ai voulu aller voir ailleurs. Et quand je me suis installée free lance j’ai angoissé chaque mois à l’idée de ne pas gagner assez pour vivre. Toujours des problèmes de première de la classe quand j’y pense.

Et depuis que j’ai ma boîte j’angoisse un peu (mais moins, haha progrès !) à l’idée de ne pas pouvoir payer tout le monde. Alors qu’on s’en sort bien et qu’il n’y a pas de raison que ça m’empêche de dormir comme c’est le cas aujourd’hui.

PUTAIN MAIS OUI EN FAIT JE SUIS STRESSÉE !

Mais que c’est bête ces idées préconçues qu’on se fait de situations quand même un peu préoccupantes et qui nous empêchent d’y voir clair (un peu comme ceux qui pense qu’être alcoolique c’est boire seul en étant rouge et moche).

La bonne nouvelle c’est que quand on a enfin identifié son problème (ou levé le voile dessus) on peut enfin se soigner :D