boucherie
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Bidoche

boucherie

Photo prise à Lyon

Comme vous aviez été nombreux à discuter dans les commentaires quand j’avais abordé le sujet, je fais donc aujourd’hui une petite mise à jour de cet article où je me posais plein de questions sur la bouffe.

Suite à ma lecture du très bon livre de Jonathan Safran Foer j’avais arrêté de manger de la viande. Un peu dur car j’adore ça, mais en attendant de trouver où acheter mieux, stopper ma consommation s’avérait être la solution la plus simple.

Je suis passée par plusieurs états : croiser une rôtisserie me rendait dingue, trancher dans une bonne bavette me manquait terriblement, et résister à une tranche de saucisson était devenu une épreuve. Et puis avec le temps, la viande rouge a commencé à m’écœurer et le poulet ne me faisait ni chaud ni froid, restait juste le porc qui me collait des papillons dans le bide rien que d’y penser (Bacooooon ! Jambooooooon ! Sauciiiiiiiisse !).

J’ai au passage expérimenté la grande intolérance de mes congénères qui trouvaient stupide de s’imposer pareil supplice. Ainsi que l’ignorance et la bêtise qui règne dans les restaurants :

– « Excusez moi il y a des lardons dans ma salade »
– « Oui, vous aviez demandé sans viande où est le problème ? » (sic)

– « C’est quoi comme steak dans votre « hamburger végétarien » sur la carte, soja, légume ? »
– « C’est pas de steak, juste le pain » (chez Big Fernand… -_-)

sweet_meat_02

Sweet meat – Jasmin Schuller

Bon ça c’est pour la blague, car j’ai également eu de chouettes discussions sur le sujet avec plein de monde et trouvé pas mal de solutions.

Grâce à vous j’ai découvert la ruche qui dit oui. Outre le fait que l’abeille est un peu mon animal totem (oui, insecte, mais « insecte totem » ça se dit pas trop), c’est grâce à ce site que j’achète aujourd’hui de la viande 2 fois par mois, ainsi que des bons légumes et des produits laitiers.

Le service est simple à utiliser : on s’inscrit dans la ruche la plus proche de chez soi, on est prévenu quand une vente est organisée, on commande ses produits en ligne et ensuite on va les chercher sur place. On peut ainsi rencontrer les producteurs qui vous proposent leurs produits, discuter avec eux, un peu comme le marché mais sur rendez vous. Le site supprime les intermédiaires entre le consommateur et le producteur ce qui permet d’acheter des produits délicieux à un tarif très raisonnable.

Cela me demande un peu plus d’efforts qu’avant car il ne me suffit pas d’aller au monop’ du coin pour me fournir quand l’envie me prend mais quand je mange ma petite côte de porc hebdomadaire ou une bonne salade de tomates du jardin c’est le nirvana.

Je suis donc devenu un peu la casse burnes de service : je ne mange de la viande que chez moi et pour le reste du monde je suis officiellement « végétarienne ». C’est plus simple et moins anti-social de se dire végétarien que d’expliquer qu’on mange certain type de viande, gna gna gna.

Au resto la provenance de la viande étant impossible à identifier, je n’en mange pas (sauf chez Blend, c’est cool ^^, d’ailleurs si vous en connaissez d’autres ça m’intéresse). Et chez les autres c’est compliqué, je dis donc que je ne mange pas de viande (mais avec cet article c’est grillé).

J’essaie de réduire au maximum ma consommation de produits « animaux », ce n’est pas simple, mais je sais que simplement réduire sa consommation c’est un grand pas. Si vous êtes un peu dans le même délire, ça m’intéresse vraiment d’avoir votre retour ;)

Si ça vous intéresse de savoir ce que vous mangez j’ai mis quelques pistes en bas de ce billet. Et non, contrairement à ce que je pensais (et ce que tout le monde pense), se renseigner et savoir ne vous empêchera pas de manger « si je commence à regarder ça je mangerai plus rien » me dit-on souvent. C’est faux, cela vous obligera juste à faire un peu plus attention, et plein de solutions existent pour faire des progrès de ce côté là ;)

Les livres : Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer (américain), Bidoche de Fabrice (plus français), Petit précis pour cuisiner sans produits d’origine animale.

Les documentaires : Deux très bonnes enquêtes de Marie-Monique Robin : Le monde selon Monsanto et Notre poison quotidien. Également « Notre pain quotidien » (mais faut aimer, c’est assez spécial).

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67 comments on “Bidoche

  1. 11 septembre 2013 at 15:08

    Merci pour cette article… Pour ma part, ça va faire 2 ans que j’ai arrêté de mangé de la viande, MAIS je mange du poisson car sinon mon suicide social serait complet. Je suis vraiment touchée par le côté : « ah ouais c’est vrai, tu manges pas de viande ». Ca fait chier les gens.
    Je trouve ça super que tu manges de la viande qui provient d’un bon endroit (mal dit). Au début je m’étais dit ça et puis mon amour pour les bêtes a eu le dessus. C’est ma façon de dire merde à tous les gens qui vont manger au Macdo sans réfléchir à d’où vient la viande et comment a été tué la bête…
    En plus je vis en Bretagne, alors j’en vois des camions remplis de cochons et de poulets… Ca couperait l’envie à n’importe qui.

    Merci en tout cas d’en parler.

    • 3 décembre 2013 at 1:15

      Salut Manon!
      Chouette que tu aies arrêté la viande, par contre c’est dommage que, contre ta propre opinion (apparemment), tu manges de la viande pour être acceptée.
      Je ne mange ni viande ni poisson, ce qui peut énerver certains, mais qui en fait réfléchir d’autres. C’est dommage que tu ne puisses pas, dans le respect de ce que font les autres, t’affirmer comme simplement étant toi et assumant tes ressentis. Ceux qui te banniraient ne sont pas dignes de ton intérêt, si? :-)

  2. 11 septembre 2013 at 15:09

    Merci pour cet update, qui donne envie d’y regarder de plus près et d’arrêter de voir ce genre de décision uniquement comme une corvée.
    Mais…
    J’avoue que je garde tout de même ma carte de membre de l’équipe de ceux qui disent “si je commence à regarder ça je mangerai plus rien”. Je rentre d’un voyage à Bornéo, où j’ai été complètement traumatisée de voir à quel point la culture du palmier à huile a juste quasi complètement anéanti la forêt vierge. J’ai bien chialé, aussi, en visitant les bébés orang-outans orphelins, dont la maman a été tuée par des cultivateurs de palmiers (remarque, ils avaient, de toute façon, déjà bien niqué leur habitat). Je me suis promise de faire hyper gaffe à la composition des produits que je mange. Sauf que pour éviter la viande issue de l’élevage dégueu ET l’huile de palme (qui est littéralement partout), ça fait un sacré programme de courses et de cuisine… Ça me décourage autant que ça me déprime…

    • 3 décembre 2013 at 1:20

      Salut E!
      Pour la viande, ça nécessite une prise de conscience forte qi tu veux devenir végétarienne. Mais tu peux aussi faire comme Eleonore, manger moins de viande mais qui vient d’un animal qui a vécu heureux, et proposer à tes amis dans d’aller dans des restos bios où tu pourras retrouver des valeurs que tu respectes.
      Quant à l’huile de palme, elle est surtout présente dans les barres chocolatées. Moi, j’ai remplacé par du chocolat dans un morceau de pain, comme le goûter de quand on était petites :-) et les bouillons cubes, on en trouve facilement sans maintenant!
      Et franchement, quand tu relèves tous ces petits défis, tu te sens toute légère et fière, aimant notre belle Terre! :-)

  3. 11 septembre 2013 at 15:20

    Salut !

    Je suis dans le même délire.
    Tout ça pour te dire qu’il paraît qu’on est des flexitariens c’est-à-dire des végétariens qui s’autorisent de la viande de temps en temps et uniquement quand ils connaissent son origine etc…. Donc dans le doute j’ai adopté la même politique que toi : plus de viande au restaurant (sauf exception, la dernière étant Cantine California et son boeuf bio français). Au niveau des différentes viandes c’est aussi un peu comme toi. Je n’ai jamais été dingue de viande rouge donc le boeuf à part en steak haché ou bourguignon ça ne me manque pas du tout. Pareil pour le porc sauf la charcuterie. En revanche l’odeur d’un poulet grillé me fera toujours saliver.
    Ca m’a fait sourire ton histoire de lardons parce qu’il y a pas très longtemps au Monop justement deux touristes me demandent si ce sandwich est végétarien (bon on parlait anglais mais elles ont bien dit vegetarian pas vegan) donc je dis oui en précisant tout de même qu’il y a du thon (parce que pour moi végétarien = pas de viande mais le poisson c’est ok) et là réaction immédiate : « ah ok donc c’est pas végétarien ». Chacun sa définition…
    Dernière chose comme tu essaies de moins consommer de produits animaux : pour remplacer le beurre classique, tu peux prendre de la purée d’amandes blanches et l’utiliser comme un beurre végétal, c’est bien pratique. Bon, j’ai quand même toujours une petite plaquette de beurre 100% animal chez moi…quant au beurre salé, c’est irremplaçable.

    • 11 septembre 2013 at 15:54

      Un végétarien ne mange pas de chair animal (viande, poisson, fruits de mer…).

      J’ai déjà entendu parler de ce site et ton article me donne bien envie de tenter l’expérience !

    • 18 septembre 2013 at 20:24

      Comme l’a dit Charlotte, en effet un végétarien ne mange ni viande, ni poisson, ni fruit de mer. Etant moi même végétarienne, j’ai découvert avec surprise qu’énormément de gens croient que le végétarisme se limite uniquement à la viande, ce qui en soit n’est pas un mal, mais me dérange plus lorsque je vois que certains restaurateurs en sont persuadés et me répondent « Ah, dans ce cas vous êtes végétalienne, pas végétarienne ! »

  4. 11 septembre 2013 at 15:21

    Il y a aussi la boucherie et la poissonnerie de Terroir d’avenir, rue du nil ou tu peux te fournir.
    Pour les resto, il y a le jeu de quilles dans le 14e, la viande provient de chez Desnoyer.

  5. 11 septembre 2013 at 15:22

    Super article, grâce à toi je viens de découvrir qu’une ruche ouvre demain à côté de chez moi :-)

  6. 11 septembre 2013 at 15:23

    Je rajouterais à la liste des livres l’ « Enquête Campbell » (facile à trouver) qui est une synthèse des études du Professeur Campbell sur l’influence des produits d’origine animale sur notre santé. Ça m’a beaucoup fait réfléchir, et comme toi j’essaye de diminuer ma consommation de produits animaux. Mais j’essaye de faire ça de manière raisonnée pour ne pas emmerder la terre entière et surtout ne pas me décourager trop vite.

    Pour le moment je suis control freak sur les repas chez moi, et je ne mange juste plus de viande dehors, mais difficile d’éviter tous les produits animaux (genre le fromage, dans ton burger, dans ta pizza, sur tes pates…). Après, je m’accorde une certaine souplesse: si je vais dans un super resto et qu’il y a une entrecôte, bah je mangerais de la viande. C’est pas un morceau de viande qui va me tuer (ou tuer la planète), c’est plutôt un morceau de viande à chaque repas.

    Pour « compenser », je me suis mise à la cuisine, et j’ai découvert pas mal de recettes, de nouveaux produits, de nouvelles façons de faire et ça me plait assez ! Au final, j’ai appris beaucoup d’une de mes amie, intolérante au gluten (rien à voir, mais en fait un peu), qui a du apprendre à 20 ans à manger sans aucun produit à base de blé (encore plus dur). C’est toujours possible de faire « sans » ça demande juste un peu plus de créativité !

    Bref, au final je mange mieux (beaucoup plus de légumes), et je me sens mieux, donc ça m’encourage à continuer

  7. 11 septembre 2013 at 15:34

    Moi aussi je suis devenue une fidèle de la ruche qui dit oui. A la base, surtout pour éviter au maximum de donner mes sous à la grande distribution, qui s’en met plein les fouilles, et aussi parce que j’en avais marre des tomates dures sans goût …
    Bref, maintenant je vais chercher ma commande tous les vendredi, et je suis bien contente. (bon je suis quand même obligée de passer par la case Leclerc/Carrefour régulièrement, mais plus pour les fruits/légumes/viande, et c’est déjà ça!)

  8. 11 septembre 2013 at 15:43

    Ah tiens, moi j’ai commencé à faire la même chose :D
    Moins de viande (quand j’en veux j’en achète chez mon boucher, vivant en province, les viande viennent de fermes alentours)
    Quasiment plus de lait ou crème, je cuisine au lait de soja principalement
    Beaucoup de légumes, bios pour la plupart (et un joli teint maintenant!)

    Par contre, quand je suis invitée chez des gens, je mange ce qu’on m’a préparé, quel que soit le plat, car d’une part je trouve que c’est une question de politesse (pour moi hein, c’est mon ressenti) et d’autre part je sais qu’il est plus difficile et plus cher de se procurer des produits bios et traçables, je ne vais pas l’imposer aux gens.

    En tout cas ton article est très intéressant !

    • 14 septembre 2013 at 17:14

      Je suis très d accord avec toi Alexia: chez soi on fait ce qu’on veut, mais imposer ses choix chez les autres, je trouve cela irrespectueux
      Je vis cela avec quelqu un de très proche et je ne peux plus lui faire la cuisine, car il y aura systématiquement un ingrédient auquel elle ne pourra pasntoucher
      Elle me demande d être tolérante avec sa nouvelle façon de s alimenter mais devient elle même parfaitement intolérante a tous ceux qui ne font pas l effort de s adapter, et tout le monde en souffre…elle comme nous
      Bref je m éloigne du sujet
      Je suis contente de voir des organisations telles que les ruches se développer!

  9. 11 septembre 2013 at 15:59

    Ton article me parle beaucoup mais mon expérience est un peu différente.
    J’ai commencé à commander systématiquement à la Ruche qui dit oui ! il y a environ 6 mois. Je ne pourrais d’ailleurs plus faire autrement et je ne fais au supermarché que pour acheter du papier toilette…
    Ma démarche initiale était la même que celle de Am (Theyellowmarshmallow) : arrêter d’engraisser l’industrie alimentaire classique, manger des produits de bonne qualité…
    J’ai adoré manger de la bonne viande de la Ruche, avec du goût et dont je connaissais la provenance.
    Cependant, cette démarche s’est transformée en démarche environnementale/écologique plus globale, j’ai changé mon mode de vite et de fil en aiguille, je me suis intéressée au végétarisme. Je suis végétarienne à 90% du temps depuis environ 3 mois parce que la viande, même ceux qui proviennent de la Ruche, pollue et les techniques d’abattage ne sont pas forcément meilleures.
    J’ai donc décidé d’être végétarienne chez moi à 100% mais de ne pas l’être chez les autres pour ne pas devenir un boulet (parce qu’en plus je suis intolérante au gluten/lactose…). Ce n’est pas du tout une solution satisfaisante et je risque de devenir plus extrême mais c’est difficile de s’imposer tout le temps.
    Ce qui est sûr, c’est que la viande/poisson ne me manque pas du tout. J’aurai plus de mal à devenir végétalienne en revanche : le fromage (de chèvre pour moi), c’est tellement bon !!!!

    • 11 septembre 2013 at 17:14

      Je crois que ça dépend du fournisseur de viande de ta ruche non ? Après c’est sûr que le seul moyen d’être sûr à 100% qu’on ne participe pas à un élevage douteux c’est bien de devenir végétarien :(

  10. 11 septembre 2013 at 16:03

    Je suis très contente de pouvoir lire un article dans le genre, et surtout heureuse que les choses bougent un peu. Alors merci!
    Tout d’abord, comme toi, je conseille à tous la lecture de Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer. Il permet -très crûment certes, mais la réalité est sans doute pire- de comprendre pourquoi un jour, nous seront tous obligés d’être végétariens. Alors, s’y mettre maintenant ou plus tard, il s’agit d’une question de choix.
    De mon côté, je ne mange que très peu de viande -surtout la rouge-. Lorsque j’en mange, je vérifie sa provenance, et je suis prête à mettre le prix, pour manger le plus sainement possible. Je connaissais La ruche qui dit oui, et cela me fait penser qu’il faudrait que
    je passe commande plus souvent ;)

  11. 11 septembre 2013 at 16:31

    Mon ressenti est un peu différent car j’ai plutôt des bons retours sur ma façon de manger (sans viande entre autre) les gens sont bienveillants et curieux,j’ai longtemps eu les réactions dont tu parles concernant le fait de ne pas boire d’alcool (mais là j’ai arrêté de le dire car pas d’alcool/35 ans/mariée on enchaine par « félicitations!!!!! » NON je ne suis pas enceinte,j’ai JAMAIS bu d’alcool!!).Il faut dire aussi que pour moi cette nouvelle façon de manger (de vivre) s’est accompagnée d’une importante perte de poids donc on veut mon « secret » (genre il y a des miracles)

    • 11 septembre 2013 at 18:39

      Tiens, c’est marrant, quand on dit qu’on boit pas d’alcool à 17 ans (ou qu’en tout cas on se bourre pas la gueule), la réaction c’est plutôt: « Mais tu sors parfois? » ou même « Tu fais comment pour t’amuser? » (sic)… Enfin bon, le débat n’est pas là! Chez moi, c’est le documentaire L’adieu au steack qui nous a fait changer d’avis! Depuis, on est pas encore passé à la vraie bonne viande traçable, ni au végétarisme mais on a considérablement réduit notre consommation de viande en partant du principe que de toute façon on en mange dans les pizzas, avec les crêpes etc, donc inutile d’en rajouter dans les repas! Et puis ma maman cuisine tellement bien que ça ne me dérange pas du tout les repas à base de légumes, féculents et fruits! :) Çà fait plaisir de voir autant de gens s’intéresser à la question en tout cas!

  12. 11 septembre 2013 at 16:38

    Super chouette comme article, c’est clair je mange beaucoup ( * -* ) et poirtant je regarde ce que je mange, la provenance etc…. Il y a pleins de trucs que je ne mange que chez moi lorsque je sais d’où ça vient quoi !!! Je vais peu etre lire le livre dont tu parles, il a l’air pas mal!!
    Des bisous ♡

  13. 11 septembre 2013 at 16:47

    J’ai aussi lu le livre, mais comme je n’ai vraiment pas envie d’arrêter de manger de la viande, j’ai essayé de trouver de la viande « propre ». Notamment via le label « bleu-blanc-cœur » : les marques s’engagent pour certains produiits (laitiers, viande) à respecter les animaux, bien les nourrir etc. (http://www.bleu-blanc-coeur.com/ pour les infos).

  14. 11 septembre 2013 at 16:51

    Je ne suis pas encore dans cette démarche par rapport à la viande et aux produits animaliers. Mais je suis passée petit à petit à une moindre consommation de viande, à l’achat d’œufs et de lait bio (et donc a priori, fabriqués à partir d’animaux mieux traités que dans les élevages intensifs qu’on retrouve dans les produits premiers prix). J’ai la chance d’avoir un marché paysan juste à côté de chez moi tous les dimanche, et la livraison de fruits et légumes bio ou issus de l’agriculture raisonnée, mais surtout LOCALE, dans l’entreprise de mon conjoint. (Hélas, ce service vient de cesser).
    Je ne juge pas les personnes qui ne sont pas dans cette démarche, j’assume mes contradictions qui m’amènent de temps en temps dans un macdo (de moins en moins souvent, heureusement!). En tout cas, je prends vraiment du PLAISIR à manger des fruits mûrs à points, et à retrouver le concept de saison (vous savez, du genre, une cerise en décembre, ce n’est pas possible).
    Merci d’avoir partagé ton expérience, ça me rappelle que je dois partir à la recherche d’une AMAP.

  15. 11 septembre 2013 at 17:17

    Il y a environ 2 mois je me suis posée la question « est-ce que je veux être végétarienne ? » . J’y pense depuis que je suis petite mais sans franchir le cap. Et il y a 2 mois donc je l’ai passé. j’ai tenu 1 mois et demi sans viande, sans poisson…et sans problème. Ca m’a même fait du bien !
    Les gens de mon entourage l’ont assez bien pris même s’il y avait certains « ah oui c’est vrai, tu es végétarienne maintenant ». Alors que justement non, depuis maintenant 2 semaines je mange de la viande ou du poisson SI J’EN AI ENVIE et seulement si.
    Je me suis rendue compte que j’en voulais quand j’ai préparé un croque monsieur à mon cher et tendre. Je la voulais ma tranche de jambon (bah oui sinon je mangeais du fromage fondu quoi…).
    Je dois désormais manger de la viande/poisson 1 fois par semaine, voire 2. C’est trop pour des vrais végétariens et pas assez pour les autres mais c’est ce qui me convient.
    Je ne me sens plus concernée par la surconsommation et du coup je fais plus attention à ce que je mange (quantité et qualité).

    Par contre…cela ne m’a pas fait perdre 1gramme ^^

    merci pour la découverte de La Ruche Qui Dit Oui, j’aime beaucoup le concept !

  16. 11 septembre 2013 at 17:24

    Oh justement j’étais en pleine réflexion. Ton article me donne de bonnes pistes pour commencer.
    Dans le passé, j’ai eu une période végétarienne puis vegan. Je ne mange pas beaucoup de viande car je n’aime pas ça.

    Merci et bonne continuation.

  17. 11 septembre 2013 at 17:27

    Je suis dans les mêmes problématiques – pour moi, mais aussi pour les enfants : marre de leur donner des cochonneries industrielles « parce que c’est plus facile à cuisiner », quand on examine ce qu’il y a dedans, horreur, marre des tomates sans goût/des avocats/fruits trop durs pour cause de voyage en avion… Je suis passée aux Paniers du val de Loire pour légumes/fruits (de saison). On ne choisit pas, et si au début ce n’est pas évident, après on apprend à s’organiser autrement = les repas sont finalement composés à partir de légumes et non à partir de viandes…. parce que moi, quand à la cantine ils ont mangé de la viande ou du poisson à midi, je ne peux décemment pas leur en re-servir le soir… Avec le Panier, l’assurance de zapper la grande distribution et ses pratiques abusives, de faire vivre des petits producteurs, qui eux-mêmes s’engagent à embaucher.
    Côté viande, marre des côtes de porc trop sèches, des filets de poulet qui lâchent plein d’eau à la cuisson, sans compter évidemment le côté élevage en batterie etc. Donc la Ruche qui dit Oui, le plaisir, plus rare, mais plus apprécié, d’un bon morceau de viande cuisiné le week-end. Idem pour les fromages, plaisir aussi plus rare. Et les jus de pomme ou de fruit, garantis sans ajout, sans sucre…

  18. 11 septembre 2013 at 17:46

    Je mange de moins en moins de viande, je ne mange plus que du poulet (bio et local) et du porc (idem). La viande rouge m’écoeure.
    Après je mange un peu de poisson de temps en temps (comme la viande, genre une fois par semaine je pense), sinon je mange du tofu , du seitan ou des protéines végétales.
    Mais pour être tout à fait honnête, dans les périodes de grosse fatigue & co, parfois je déroge à tout ça. Mais le pire c’est quand je suis hors de chez moi (resto, chez des amis, etc.). Cela fait des années que je ne prends plus de produits avec du lactose, je deviens peu à peu végétarienne donc, et je voudrais tester la vie sans gluten (tout un programme). Et du coup c’est un vrai casse-tête pour savoir où manger, et pour mes amis quand ils me reçoivent.
    Je crois que c’est un vrai cheminement qui se travaille au quotidien en fait…

  19. 11 septembre 2013 at 19:54

    Bonjour Eleonore,

    Je suis passée exactement par les mêmes étapes que toi : j’ai lu « Faut-il manger les animaux » il y a deux ou trois ans (je n’sais plus exactement), ce qui m’a conduite à me poser beaucoup de questions (j’ai maintenant très honte mais étant à l’époque névrosée et pas forcément bien entourée, je sortais du – oserais-je le dire – régime Dukan, qui consiste grosso modo à ne manger QUE de la viande).

    Après avoir parcouru des pages et des pages de sites Internet et revues dédiées, j’ai décidé d’arrêter complètement la viande et le poisson, principalement pour cinq raisons :

    – L’horreur des élevages industriels en terme de souffrance animale, qu’il s’agisse de viande terrestre ou de poisson ;
    – Les énormes risques sanitaires que font courir la sélection génétique déraisonnée, l’alimentation pleine d’hormones et d’antibiotiques, l’énorme production d’excrément animaux et le confinement des bêtes ;
    – L’impact environnemental de la consommation de viande en terme de gaspillage des ressources et de pollutions ;
    – L’impact de la consommation de viande sur les pays du Sud, dont les terres arables sont vendues à de gros industriels qui embauchent des paysans démunis, auparavant autonomes, pour raser des forêts et y faire pousser du soja (souvent transgénique) au détriment des cultures vivrières ;
    – La destruction des fonds marins induite par la pêche massive.

    Ce choix a été très dur à assumer, notamment du fait que ma famille est très, très carnivore ; mes parents ne m’ont pas reproché ce régime, mais ont conditionné leur neutralité au fait que je ne leur « prenne pas la tête » avec les raisons qui me poussaient à l’adopter. Dûr lorsqu’on est pleine de convictions, forcément…

    Aujourd’hui, je ne suis plus végétarienne à 100% mais comme toi, je limite ma consommation de viande à 1 fois par semaine et me dit végétarienne à l’extérieur afin d’en contrôler la provenance : la viande que je consomme est bio et locale (j’ai la chance d’avoir deux marchés de producteurs bio à proximité, et me sert parfois à la Biocoop du coin dont le cahier des charges est plus strict que celui du logo AB).

    Mon copain, carnivore de base au début de notre relation, s’est petit à petit calqué sur moi, et ce volontairement : comme quoi, rien n’est impossible !

    J’ai beaucoup réfléchi à mon rapport avec la viande, me demandant si je ne devais pas à nouveau la supprimer totalement, mais c’est très compliqué pour moi qui suis intolérante aux œufs, au lait de vache et au blé.

    J’en suis arrivée à la conclusion que l’important n »était pas tant que les gens ne mangent plus de viande, mais qu’ils choisissent sciemment de le faire ou non : en effet, on a tendance à considérer que manger de la viande est normal et que ne pas en manger est un choix, alors que manger de la viande est un vrai choix, et non des moindres !

    Or, notre culture et notre éducation nous conditionnent (dans la plupart des cas) à trouver qu’il est normal de manger des animaux.

    L’important, à mes yeux, est que chacun accepte et ait l’occasion de savoir comment la viande est produite, de connaître son coût en terme de souffrance animale et d’impacts environnemental, humain et sanitaire, pour choisir d’en manger plus ou moins et de plus ou moins bonne qualité en connaissance de cause ; bref, en prenant une décision éclairée.

    Ma famille a beaucoup évolué depuis le début de mon presque-végétarisme et est passée de « c’est normal de manger de la viande » à « c’est vrai que ne pas en manger est mieux, mais nous ne nous en sentons pas capables ».

    Ils consomment toujours de la viande de supermarché, mais commencent à acheter de la viande bio (bio de supermarché, mais c’est déjà symboliquement un progrès).

    Bref, je suis maintenant convaincue qu’aborder quelqu’un en lui disant « tes habitudes sont mauvaises » est la pire approche qui soit, quel que soit le domaine : par contre, lorsqu’une personne nous interroge sur nos choix ou semble être prête à dialoguer, lui expliquer le pourquoi du comment de nos choix a une chance de la faire réfléchir.

    Peut-être ne changera-t-elle rien à ses habitudes, mais au moins ne sera-t-elle pas braquée et qui sait, la petite graine plantée dans sa tête pourra peut-être germer un jour, lorsqu’elle se sentira prête.

    De mon côté, mon idéal est de ne pas manger de viande, mais je ne m’en sens pas capable du fait de mes autres intolérances alimentaires qui me frustrent beaucoup (surtout pour le blé) ; peut-être que ça changera lorsque je ne serai plus étudiante/salariée/surmenée, mais pour l’heure, c’est mon choix (Evelyne Thomas sort de ce corps), fait en connaissance de cause.

    Je m’excuse pour la longueur de mon commentaire, mais tu as touché à un sujet qui me tient à cœur et je n’ai pas pu m’en empêcher !

    Bonne soirée à toi, et merci pour cet article. :)

    PS : Je ne le commente qu’exceptionnellement car je n’ai jamais rien de particulier à dire, mais je suis ton blog depuis le lycée (je n’ai que 22 ans, mais quand même !) et l’aime toujours autant – c’est d’ailleurs l’un des seuls !. :)

    • 12 septembre 2013 at 10:45

      Je trouve ton commentaire très intéressant et je m’y retrouve beaucoup. Ca fait du bien de pouvoir mettre des mots sur des choses et des convictions que j’ai du mal à expliquer. J’ai fait le choix de ne plus manger de viande depuis 6 mois maintenant et je dois encore souvent me justifier et comme j’ai du mal parce que je n’ai pas de revendications extrême, les gens ne comprennent pas et pensent que ça passera.
      Merci :)

  20. 11 septembre 2013 at 19:56

    Je suis heureuse de voir que de plus en plus de personnes se posent des questions sur leur consommation de viande. Petit à petit, il me semble que les avis évoluent. Je suis végétarienne depuis quelques années et moi aussi je suis passée par les questions voir les reproches de l’entourage, le casse tête dès que je mangeais à l’extérieur,… Tout ça n’a pas disparu, mais je suis satisfaite de mon choix. Je me sens en adéquation avec mes idées. Alors, oui, comme tous je sais que ma non consommation de viande ne va pas changer le monde, mais j’ai au moins la satisfaction de ne pas contribuer à ce commerce. Je trouve ça super que tu en parles en tout cas !

  21. 11 septembre 2013 at 20:54

    Bonjour,

    Super article, pas moralisateur etc.

    Pour ma part je suis une immense chieuse. Je m’explique : je ne supporte pas les trucs gras (TOUTES les huiles, beurres, cremes….) et je ne mange rien de sucré (sauf un ou deux fruit max /jour) car pareil, mon corps me fait des siennes sinon.

    Venons en à la viande. Après avoir eu une méchante prise de conscience en m’étant renseignée, je n’en mange plus. A cause de la façons dont sont gérées les industries, mais également car j’ai le choix. Je ne supporte plus l’idée de devoir tuer un animal juste pour satisfaire mon estomac 10 minutes alors que je peux remplacer ça par autre chose.
    Mais ceci s’étend également à tous les produits laitiers et les oeufs.

    Autant vous dire, c’est pas facile tous les jours !

    Bref, je ne vais pas m’étendre plus. En tout cas merci pour cet article !

    • 19 septembre 2013 at 13:50

      J’aime beaucoup ton explication: « j’ai le choix »

      C’est exactement ce que je réponds lorsqu’on me sort deux ou trois arguments anti-végétarisme du style:

      -« l’hommes est omnivore, depuis la préhistoire ça a toujours été ainsi »
      -« dans la nature, la grosse bête mange la petite, il n’y a rien de plus naturel » (et l’élevage industriel c’est naturel ça?§!!! grrr)
      -« si tu étais un esquimau sur la banquise, aurais-tu le même discours sur la viande et la fourrure? »

      Et là je réponds: justement, moi j’ai la chance d’avoir le choix!
      J’ai la chance d’avoir un cerveau assez développé, de profiter d’un système de culture des végétaux et de vivre dans un pays où le climat est clément, ce qui me permet de ne plus « tuer un animal pour satisfaire mon estomac pdt 10 mn’ comme tu le dis si bien.

      Bref, j’adhère à ton raisonnement!

  22. 11 septembre 2013 at 21:45

    Je suis carrément dans le même délire.

    Je mange peu de viande, je privilégie le poisson sauvage et les protéines végétales.

    Mon mec est restaurateur, passionné de bons produits (il choisit avec soin ses fournisseurs) , c’est aussi un fan de viande rouge. Il faut donc composer et trouver des compromis pour les repas que l’on partage, pour que ça reste un moment de plaisir pour chacun.

    Tout cela m’interroge, d’autant + que je suis maintenant maman et que je me demande quoi mettre dans les assiettes des enfants pour être en accord avec une certaine éthique. Et puis il y a évidemment l’aspect social, qui est clairement le moins évident à gérer…

    Autour de moi j’ai pas mal d’amis & de famille qui se fournissent auprès de petits producteurs & éleveurs de connaissance, qui travaillent dans le respect et élèvent leurs bêtes avec amour . Les choses bougent, ouf!…

  23. 11 septembre 2013 at 22:38

    Suite a ton dernier article sur le sujet j’avais pas mal réfléchi et j’ai choisi d’essayer le zéro viande (je pense que pour un certain équilibre le poisson en petites quantités, une fois pas semaine c’est sain pour le corps et pas trop mauvais pour la planète) mais j’ai trouvé ça très compliqué dans la pratique, et surtout au restaurant :
    Au resto certains plats ont toujours de la viande (lardons). Reste alors la salade mais comme dit certains en mettent quand même devant
    Pour le côté chez les amis ça me semblait moins compliqué car je pense qu’en expliquant la démarche ils comprennent et il suffit par exemple de manger les pâtes natures (un peu fade mais pas grave) et laisser les autres prendre la viande s’ils le souhaitent.
    Pour le côté « a la maison » ça reste la partie la plus simple pour moi : j’achetais déjà très peu de viande avant pour des questions de prix (ouais c’est quand même un budget de dingue à côté d’une assiette de légumes » et d’un point de vue diététique et effets sur la santé je limitais déjà avant (je bosse chez un chirurgien digestif et a force on se dit que de la viande/charcuterie à chaque repas effectivement c’est pas super bénéfique pour le corps).
    Tout ça pour dire que pour le moment j’ai commencé à diminuer et que si j’y arrive je deviendrais totalement végétarienne dans un moment. Je pense qu’il faut faire ça progressivement si on a du mal à dire adieu à un bon steak tartare goûteux.
    Bonne chance !

  24. 11 septembre 2013 at 22:47

    Très chouette article en écho au premier que tu avais déjà écrit.

    Je suis personnellement dans une phase de transition. Après le livre, et les différents reportages sur la viande ou l’agro-alimentaire (qu’on trouve à foison sur Youtube), je voulais devenir « végétarienne ». D’abord, par un profond dégout. Donc techniquement, je j’évite de manger de la viande. Etant encore chez mes parents, je n’ai pas envie d’imposer ce choix à ma famille même si ils comprennent ma décision. Mais forcément, quelques lardons dans une quiche, du thon dans une tarte…bon, je relativise, il ne faut pas extrapoler et se sentir coupable (au passage on trouve de très bonne vidéos sur le végétarisme en société et les écarts sur des chaines Youtube). Par contre, alors qu’un steak, côté de boeuf, bacon etc… ne me donnent plus envie du tout, le poisson reste encore ma faiblesse (et la langue de bœuf…). Pourquoi ? Impossible à dire, c’est vraiment une histoire de gout, de plaisir, et peut être de tradition/culture (mon grand-père et ma grand-mère nous cuisinaient souvent du poisson de rivière). Ca me rappelle le cas de la dinde de Noel dans le bouquin de Jonathan Safran Foer, faire sauter les barrières de la culture. Je me souviens que tu avais parlé du poisson dans le premier article, et je ressens ce même « manque d’empathie » ? vis-à-vis des poissons, pourtant c’est comme une vache ? Enfin… presque ? J’ai pris Bidoche à la bibliothèque, j’ai hate de me plonger dedans pour approfondir mes pensées.
    Pour finir, cette phrase de transition est assez difficile pour moi, dans le sens où je dois me justifier, je n’ai pas envie de dire que je suis végétarienne, car je sais que si on me met du maquereau sous le nez ou du thon rouge dans des sushi, je craquerais. Par contre, ça restera occasionnel. Comme un petit plaisir (coupable ?).

    L’alimentation compliquée ? Non pas du tout……. ^^ Hate de lire de prochains articles sur le sujet :) Et bon courage ? ^^

    • 19 septembre 2013 at 14:02

      (Bon, un dernier mot et j’arrête de polluer tes com, c’est que c’est un sujet qui me tient très à coeur!)
      Pour l’empathie envers les animaux qui viennent de l’eau, beaucoup de gens pensent la même chose que vous.
      Et c’est là ou je rage un peu de ne plus trouver cette vidéo (je vous aurai mis le lien), sur un documentaire, où il y a un passage qui m’a choqué.
      C’est dans un resto au Japon, le chef prends un poisson vivant dont il découpe les filets, juste les filets. Puis il mets cette pauvre bête dans l’assiette du client. Elle est toujours vivante et on voit clairement qu’elle agonise. Elle se tortille dans tout les sens et on voit qu’elle souffre beaucoup tout en étouffant. Le client imperturbable lui mange ses filets à même le corps alors qu’elle est en train de crever à petit feu.
      Ca m’a permis de réaliser à quelle point les poissons et autres crustacés ont les même terminaisons nerveuses que n’importe quel autre animal. Donc ils doivent ressentir les même choses qu’une vache chien ou chat.
      Depuis fini le poisson puisque je ne mangeais pas de viande. Autant faire les choses jusqu’au bout…

  25. 11 septembre 2013 at 23:01

    Ici aussi on a réduit très fortement. Nous avons réalisé une croix sur la charcuterie. Si on veut de la viande, on se fait plaisir sur une pièce de boucher de qualité. Nous ne sommes pas forcément tourné vers le végétarisme à proprement parlé, on s’est juste rendus compte qu’en fait, la « viande », ce n’est pas notre lot quotidien.
    Je ne connaissais pas le système de « La ruche qui dit oui ! », je viens donc de m’inscrire à celle proche de chez moi :)

  26. 11 septembre 2013 at 23:56

    Bonsoir et un grand merci Eléanore pour cet article!

    Cela fait plaisir de voir que le sujet du végétar(l)isme et da qualité et provenance de ce que nous mangeons interpèle de plus en plus de monde.
    Pour ma part, j’ai 26 ans et cela fait presque 10 ans que je ne mange plus (ou presque plus selon les périodes) de viande. Plus de poisson non plus depuis environ six mois. J’essaie également de limiter au maximum ma consommation de produits d’origine animale (oeufs, lait, fromage, etc.), mais j’avoue que si viande et poisson ne me manquent pas, pour le fromage de chèvre ou les oeufs et le beurre dans les pâtisseries… c’est plus difficile! Mais à chaque fois je repense à l’excellente vidéo de Gary Yourofsky et il y a ces images terrifiantes qui me reviennent en mémoire… (pour ceux que ça intéresse : http://www.youtube.com/watch?v=9ivPJUypbVs). Je supporte de moins en moins l’idée qu’un être vivant doivent souffrir pour que je puisse me nourrir alors que je peux tout à fait m’en passer et trouver des apports sains et essentiels dans des aliments végétaux.

    J’essaie également de consommer le plus responsable possible en faisant quasiment exclusivement mes courses à la « Ruche qui dit oui » ainsi qu’à de petits producteurs locaux au marché. J’ai également un petit et modeste jardin que je prends énormément de plaisir à cultiver (quelle joie de voire ses tomates grandir, mûrir, d’aller cueillir ses courgettes, et de les cuisiner…). Enfin je complète dans une biocoop pour tout ce qui est épicerie. En plus de connaitre l’origine de mes produits, l’idée de ne plus donner mon argent aux géants de l’agroalimentaire qui détruisent nos corps et notre planète me procure tellement de joie que pour rien au monde je ne reviendrais en arrière.

    Malgré tout cela, j’essaie de ne pas devenir complètement « contrôle freek » car je pense que m’offrir un délicieux macaron ou cuisiner de belles îles flottantes restent des plaisirs très importants à mes yeux, que je souhaite continuer à pouvoir apprécier. Il faut néanmoins reconnaître que bien souvent, une fois que l’on commence à s’intéresser à l’origine de notre alimentation… on finit bien souvent par se rendre compte qu’un arbre cache une immense forêt, et on devient de plus en plus réticent à consommer toute sorte de produit ou de dérivés animaux ainsi que tout produit industriel.

    La principale difficulté est pour moi de trouver un juste milieu entre nos convictions profondes et sincères, le plaisir que nous pouvons trouver dans notre alimentation, et la facilité ou non d’adapter notre régime à notre vie sociale. Car il faut bien avouer que si devenir végétarienne ne me pose pas de grand problème en société, le végétalisme c’est une autre paire de manche.. autant dire qu’il est quasiment impossible de manger ailleurs que dans un restaurant vegan ou lorsque vous êtes invités. Tout est donc une question d’équilibre, comme bien souvent!

    Je terminerai mon pavé en disant que si j’avais envie et essayais de convaincre la terre entière sur les méfaits de la consommation de produits animaux (éthiques, sanitaires, écologiques, économiques, etc.), je n’ai jamais fait autant réfléchir de personnes que depuis que je ne dis plus rien! Les gens viennent d’eux-même me poser des questions, beaucoup sont très curieux ou intrigués et cherchent à savoir comment je gère cela au quotidien, par quoi je remplace, etc. Je me fais toujours un plaisir de les renseigner et de leur expliquer les choses, et bien souvent cela suffit à les amener à de profondes réflexions et remises en question. Hop, la petite graine est planté, me voilà heureuse! Plusieurs de mes amis et collègues sont devenus flexitariens et même végétariens récemment suite à de nombreux échange que nous avons pu avoir par le passé. De beaux cadeaux :)

    Merci de m’avoir lu à ceux qui en ont eu le courage, c’est un sujet qui me tient tellement à coeur que je n’ai pas pu me contenter de qqs lignes!

  27. 12 septembre 2013 at 10:04

    Pour les burgers, je te conseille le Beef Club :-)
    Ils connaissent très bien la provenance de leur viande, sont en direct avec l’éleveur raisonné etc.

    Pour la viande, j’ai une consommation « raisonnée », j’achète moi aussi à la Ruche et j’en mange peu. Je pense que c’est aujourd’hui de plus en plus facile de manger de la « bonne » viande et de trouver des info, de plus en plus de gens s’y intéressent aussi ça aide…
    En revanche je trouve que c’est très difficile pour les produits de la mer qu’on connaît finalement moins bien. Il y a la provenance, les histoires de crevettes pêchées ici, préparées au bout du monde, congelées et ramenées ici etc. mais aussi il y a les quotats de pêche, pour ou contre la pisciculture et bêtement il y a des saisons pour les poissons (comme pour les légumes :-) Du coup j’en mange très rarement et souvent quand je suis au bord de la mer, c’est le casse-tête!

  28. 12 septembre 2013 at 10:08

    Nous on a tranché, poulets/viande bio d’elevages de la region, abattues et coupees par des etudiants en formation boucherie. Et 4poules dans le jardin :) le pied !

  29. 12 septembre 2013 at 10:31

    Merci pour cet article, bien révélateur des difficultés et contradictions qui nous taraudent !
    Comme toi, je ne mange plus de la viande que très rarement. Il faut qu’elle soit bio, label rouge ou locale et uniquement dans mes plats préférés (va expliquer ça à l’entourage donc je me pose comme végé aussi). Mais manger « mieux » ne change pas grand chose au problème de l’abattage (20% de ratage, j’avais entendu aux infos). Ca me rend dingue, je ne comprends pas qu’on ne puisse pas abattre un animal décemment.
    Au quotidien, le végétarisme est gérable mais le plus dur dans le fait de ne plus manger de viande c’est d’arrêter les Haribo :) (y en a quelques uns sans gélatine mais trop peu). Par contre avec la réintroduction des farines animales dans l’élevage des poissons, ça va compliquer la donne sérieusement. Il va falloir être plus vigilant et passer 3h à lire les étiquettes pour peu qu’on ait banni aussi l’huile de palme, la graisse hydrogénée, l’E441, l’E428 etc
    Faut être motivé !

  30. 12 septembre 2013 at 10:57

    ça fait du bien de lire ce genre de post! on se sent moins extra-terrestre! j’ai changé ma façon de me nourrir en voyant le très bon (et très dur ) documentaire Earthlings. Et après le choc où, moi carnivore depuis toujours, je n’ai plus mangé de viande pendant une semaine entière… je me suis mise à la recherche d’un autre mode de vie au niveau culinaire. Je suis maman de 2 gars et le tout végétarien n’était pas concevable pour la famille. Nous avons donc commencé à manger moins de viande, de la meilleure. Nous mangeons beaucoup de poisson et plus de légumes, de graines, de vieilles céréales. Je cuisine beaucoup et du coup, ça passe bien. C’est sur que la bonne viande et le poisson, ça coute plus cher que le Mc Do (les enfants n’y ont jamais mis les pieds), mais c’est tellement meilleur. Merci pour la Ruche, je ne conaissais pas et je m’y suis inscrite tout de suite! :)

  31. 12 septembre 2013 at 12:18

    Je suis exactement dans la même réflexion depuis plusieurs mois, et pour ma part, dans la pratique, je n’achète plus jamais de viande. Par contre, je ne refuse pas d’en manger si je suis invitée chez des amis et que la viande est au menu. Même chose si je suis en voyage et que la spécialité locale est à base de viande, je goûte. Donc il m’arrive encore d’en manger, mais c’est très rare.
    Je dois avouer que je ne trouve pas ça super difficile, la viande ne me manque pas (trop). Même si certains jours, je tuerais pour du bacon avec mes oeufs. Mais bon… je pense au petit cochon malheureux et ça me calme.
    :)
    Célestine

  32. 12 septembre 2013 at 13:23

    Coucou Eléonore! Très intéressant ton article! J’ai arrêter de manger de la viande mi juillet 2013 suite à de nombreuses lectures et visionnage de documentaires qui m’ont convaincu d’abandonner! Je mange des oeufs et du lait exclusivement bio chez moi mais a lexterieur ce’st plus compliqué! je suis moins stric au Resto par exemple!C’est vrai que devenir vegetarien n’est pas facile on essuie beaucoup de remarques…beaucoup me demande des justifications, certains trouvent mes explications valables mais me repondent « ça va pas changer le monde »! Ou beaucoup me disent que c’est dans la nature de manger des animaux car c’est la loi du plus fort! Bref j’ai appris en devenant végétarienne que c’est un mode de vie incompréhensible voire inconcevable pour la plupart donc je ne me fatigue plus à expliquer le pourquoi du comment! Ce que je sais c’est que c’est un mode de vie qui a changé ma vision des choses et m’a apporté beaucoup de positif! Le manque de viande m’est vite passée parfois c’est un peu dur d’imposer son choix genre pour les repas de famille et culturellement je viens d’une famille d’origine marocaine et pour eux c’est un peu bizarre! Mais ils l’ont accepté! Comme jai arrêté aussi le poisson, le manque de saumon se fait parfois sentir lol mais ça passe!! Je compense avec les protéines de soja, le seitan ect…dans les magasins bio tu trouve des substituts de viande intéressants donc c’est faisable au quotidien! Ça implique de plus cuisiner, de faire plus attention à son alimentation pour ne pas être carencé! Je consomme de la spiiruline pour eviter le manque de fer! L’important c’est de suivre ses convictions et les limites que l’on s’est fixé! Je pense que c’est une philosophie de vie intéressante même si j’entends que pour beaucoup c’est un choix difficile dans notre société! Ce qui est bien c’est que beaucoup de mode de consommation alternative et de proximité plus respectable des animaux et de lenvironnement voient le jour comme les ruches, les supermarché bio…plus ça se développera plus ça deviendra accessible et naturel! En tout cas je l’espère! C’est déjà bien de freiner sa consommation et de réfléchir sur ce qu’on a dans l’assiette!

  33. 12 septembre 2013 at 13:50

    j’étais aussi dans la même position il y a qq mois. J’ai repris la viande car je suis enceinte. Je sais que je ne manquerai de rien si je continuais sur le même mode car j’avais une alimentation tout à fait équilibrée mais si par hasard il arrivait qqchs au bébé, mon entourage me le reprocherait surement. Je reprendrai cet ancien mode d’alimentation une fois que j’aurais accouché pour éviter toute tension.
    Moi inversement je ne mangeais quasiment jamais de viande à la maison, les seules fois où je me l’autorisais c’était chez les amis/famille donc on va dire max 1-2 fois par semaine. Quelques amis savaient que mon ami et moi même on avait fait ce choix donc ils cuisinaient en fonction. Même si on ne peut pas contrôler l’origine de la viande quand on est chez des amis, on ne voulait pas leur imposer notre choix pour ne pas être comme tu le dis toi même « les casses burnes de service ».
    Le plus compliqué on va dire c’est faire face à l’entourage, combien de fois je me suis retrouvée à débattre le midi avec mes collègues à ce sujet, parmi les perles : « mais tu peux manger du poulet alors? »(pour eux viande=seulement viande rouge)? , « mais tu vas avoir des carences » ou » tes arguments pour ne pas manger de viande tiennent la route mais je ne pourrai jamais me passer d’un repas sans viande » (alors que je venais de parler de l’aspect écologique et qu’il fallait trouver un autre mode d’alimentation pour que toute la terre puisse manger à sa faim) . A force d’en parler autour de nous, les gens deviennent de plus en plus ouvert et les mentalités changent un peu notamment grâce aux différents livres et reportages sur le sujet, par exemple il y a quelques années il fallait s’accrocher pour trouver un plat sans viande/poisson au resto maintenant il y en a au moins un à la carte.
    En ce moment, on mange un peu plus de viande (mais pas à tous les repas) et que du bio, on en trouve de plus en plus dans les supermarchés classiques ou sinon au marché et pour ma part on a une boucherie bio pas très loin de chez nous et un site internet qui qui regroupe les agriculteurs/producteurs de notre région (http://www.materre.net).sinon, à pari,s le marché bio des batignolles le samedi est pas mal ;-)

  34. 12 septembre 2013 at 13:52

    Le problème, c’est que comme pr la viande, ce n’est pas facile de connaitre l’origine de ce que l’on mange. On peut se débrouiller pr cultiver des légumes chez soi, ou pr aller les acheter sur un marché bio, passe encore, mais pour le reste ? Qu’est-ce qu’on donne a manger aux animaux dont on prend le lait pr faire du fromage ? Et récemment, j’ai vu une émission où ils donnaient de l’huile de palme à bouffer aux poissons, ceux qui sont élevés pr finir ds nos assiettes. Sans compter qu’ils peuvent aussi avoir un haut taux de mercure avec tt ce qui traine dans les océans. C’est une bonne initative de diminuer sa consommation de viande, vraiment, mais ça s’avère un vrai casse-tête pour consommer autre chose en restant dans la même optique de manger sainement. Des pistes pour nos trouver des poissonss bios?

  35. 12 septembre 2013 at 14:14

    Bonjour, pour compléter la biblio sur le sujet, il y a un ouvrage assez récent de Aymeric Caron « No steak » sur le végétariseme, la relation homme-animal dans le monde et l’industrie agroalimentaire (je ne l’ai pas lu et peut être que dans un commentaire précédent il est déjà cité…je n’ai pas lu en détail tous les commentaires ;-) ).
    Pour ma part , je vous rejoins toutes plus ou moins dans le sens où j’essaye peu à peu de réduire ma consommation de viande (en même temps, je n’ai jamais été une grande consommatrice…) tout en faisant attention à celle que je mange.
    Sur le même principe que la Ruche, on fait partie depuis 3 ans maintenant d’un groupement de consommacteurs où on peut commander des fruits, des légumes, de la viande etc provenant de producteurs locaux (pour la plupart, certains produits viennent de l’étranger quand ils ne peuvent être produit en France) qui travaillent en agriculture raisonnée et en grande majorité bio.
    Le goût, les textures, les couleurs des produits sont incomparables avec ce que l’on trouve en supermarché. Et ça n’est pas forcément beaucoup plus cher !!
    Je ne peux donc que vous encourager à vous inscrire dans ce type d’initiative ;-).
    Et merci pour cet article ;-)

  36. 12 septembre 2013 at 14:27

    Bonjour Eléonore !

    Déjà, te dire que je comprends ta démarche. Je suis petite fille de charcutier. mon papy était un vrai de vrai, un artisan qui choisissait ses cochons (à une époque il a même vendu des cochons) et qui faisait juste la meilleure rillettes de la création. Je ne mange plus de rillettes depuis qu’il n’y a plus de vrais charcutier là bas. Le jambon ROSE m’énerve ( Tain ! Si on appelle ça jambon BLANC, c’est pas pour des prunes !) Donc ta démarche, je la comprends. elle est juste plus délicate à mettre en œuvre en famille. je vais zieuter attentivement cette ruche ^^.

    Par contre je me permets de préciser quand même : Les insectes font partie du règne animal, ce sont des animaux.

    Biz

  37. 12 septembre 2013 at 14:48

    Je ne crois pas qu’il y ai de « bonnes » viandes….. Même là ou tu te fourni, l’animal est forcément passé dans un abattoir français, sûrement tué à la « mode » Halal comme je ne sais plus quel pourcentage d’abattoir français, sûrement abattu dans des conditions horrible, transporté dans des conditions horrible….. Bref on est végétarien ou on ne l’est pas, pour moi il n’y a pas de juste milieu….Je ne te condamne pas puisque je ne suis pas végétarienne, pas encore, j’essaye de l’être petit à petit, je sais que ça viendra dans un avenir très proche mais pour l’instant je ne peux pas me dire Végétarienne (même si je mange quasi plus de viande ni de poisson) quoiqu’il en soit, Je salue ta démarche évidemment, si tout le monde faisait comme toi ! Mais parler de bonne viande, je ne suis pas d’accord quand on pense qu’il reste toujours le calvaire animal (après si cette partie ne te gène pas c’est un autre débat )

  38. 12 septembre 2013 at 14:52

    Je te conseille l’excellent livre d’Aymeric Caron : No steak

  39. 12 septembre 2013 at 15:39

    j’étais aussi dans la même position il y a qq mois. J’ai repris la viande car je suis enceinte. Je sais que je ne manquerai de rien si je continuais sur le même mode car j’avais une alimentation tout à fait équilibrée mais si par hasard il arrivait qqchs au bébé, mon entourage me reprocherait surement que ce soit la cause. Je reprendrai cet ancien mode d’alimentation une fois que j’aurais accouché pour éviter toute tension.
    Moi inversement je ne mangeais quasiment jamais de viande à la maison, les seules fois où je me l’autorisais c’était chez les amis/famille donc on va dire max 1-2 fois par semaine. Certains amis savaient que mon ami et moi même on avait fait ce choix donc ils cuisinaient en fonction. Même si on ne peut pas contrôler l’origine de la viande quand on est chez des amis, on ne voulait pas leur imposer notre choix pour ne pas être comme tu le dis toi même « les casses burnes de service ».
    Le plus compliqué on va dire c’est faire face à l’entourage, combien de fois je me suis retrouvée à débattre le midi avec mes collègues à ce sujet, parmi les perles : « mais tu peux manger du poulet alors? »(pour eux viande=seulement viande rouge)? , « mais tu vas avoir des carences » ou » tes arguments pour ne pas manger de viande tiennent la route mais je ne pourrai jamais me passer d’un repas sans viande » (alors que je venais de parler de l’aspect écologique et qu’il fallait trouver un autre mode d’alimentation pour que toute la terre puisse manger) . A force d’en parler autour de nous, les gens deviennent de plus en plus ouvert et les mentalités changent un peu, par exemple il y a quelques années il fallait s’accrocher pour trouver un plat sans viande/poisson au resto maintenant il y a au moins un à la carte.
    Maintenant qu’on en mange un peu plus de viande (mais pas à tous les repas), c’est que du bio, on en trouve de plus en plus dans les supermarchés classiques ou sinon au marché et pour ma part on a une boucherie bio pas très loin de chez nous et un site internet qui regroupe les agriculteurs/producteurs de notre région (http://www.materre.net).

  40. 12 septembre 2013 at 15:41

    Je ne suis pas encore végétarienne, mais je deviens « flexitarienne ». Je réfléchis de plus en plus à ces problématiques, et j’ai envie de manger autrement, et plus « proprement ».
    Je pense que je n’arriverai pas à renoncer totalement au poulet et au steak haché, et tout le monde ne cessera pas de manger de la viande tout de suite, mais si un maximum de gens pouvait déjà faire l’effort d’en manger moins et mieux, ce serait déjà un grand pas.
    Personnellement, c’est en premier lieu grâce à la blogosphère que j’ai commencé à m’interroger à ce sujet, et je voulais souligner ce point. Non, la blogo n’est pas qu’un monde futile de greluches qui posent les pieds en dedans, on y parle aussi de sujets importants, et on peut également y faire évoluer les mentalités!

  41. 13 septembre 2013 at 0:25

    Je me suis posée les mêmes questions que toi, surtout quand deux amies sont devenues vegan et raw-vegan. Je me suis dit qu’il fallait trouver une solution, j’avais été végétarienne pendant mon adolescence, puis quand je suis partie en Espagne à 18 ans pour l’université, je me suis rendu compte que manger un steak c’était bien plus simple que d’être végétarienne. Je n’ai pas forcément fait ça par mon amour pour les animaux (mais ça y a joué un grand rôle), c’est simplement le fait de ne pas trop aimer la viande qui m’y à conduit: je n’aime pas le traitement donné aux animaux+je n’aime pas trop la viande=deviens végétarienne!). Et puis je me suis demandé si le traitement aux animaux était le seul truc qui me dérangeait tout en ayant arrêté d’être végétarienne. Et je me suis rendue compte que je n’aimais pas non plus tout ce qui concerne la production agricole qu’engendre l’élevage d’animaux. donc je me suis de nouveau posé la question mais en ayant finalement compris que c’est vrai, je n’aime pas beaucoup la viande, mais quand-même. Alors ma conclusion ressemble un peu à la tienne. Je ne mange pas beaucoup de viande, parfois je passe un mois ou deux sans en manger et sans même m’en rendre compte. Mais parfois, je veux manger un morceau de viande rouge, j’ai même l’impression que mon propre corps le demande. Comme j’habite dans un village, le boucher y offre sa propre viande, je connais donc l’état de la viande que je mange (pareil pour le tomates, ou les oeufs, je me fournis chez ma voisine, c’est un extase constant). Je considère que déjà, ma consommation de produits comme je la fait est une grande contribution, et je ne considère même pas illogique de manger de la viande de temps en temps. Et à mes proches, je ne me sent dans aucune obligation de rien expliquer. Je ne mange pas de viande, ça ne choque personne. D’ailleurs ils sont plutôt choqués quand je leur dit que aujourd’hui j’en ai envie. Au final, les explication, il n’y a qu’à moi que je les doit.
    un beso!

  42. 13 septembre 2013 at 10:27

    Merci pour ces pistes, s’informer pour s’éduquer, il n’y a que ça de vrai!!

    Pour ma part je n’ai pas arrêté la viande complètement mais j’ai drastiquement réduit ma consommation: de carnivore (une à deux fois par jour!!!) à une viande par semaine environ.
    Et si j’arrive encore à cuisiner la viande dans des plats, j’ai vraiment de plus en plus de mal à m’avaler un steak. Je sais c’est stupide, mais le côté très « j’ai un animal mort dans mon assiette » se fait ressentir beaucoup plus dans le second cas.

    De toute façon je vis au Népal pour les trois mois à venir donc je suis officiellement végétarienne pour le temps de mon séjour!! Oui parce que les animaux enfermés dans une cage, le pelage miteux, et la viande vendue dans la rue avec les mouches qui viennent se poser dessus…bon…voilà on va rester aux légumes quoi (très très bien cuisinés par ailleurs)

    En tout cas merci pour l’update!

    Cécilia

  43. 13 septembre 2013 at 15:53

    Sympa de lire un article sur le sujet sur la blogosphere. :-)

    J’ai eu un declic similaire au tien apres la lecture du Peacefull Warior de Dan Millman il y a un peu plus d’un an (que je te conseille vivement!). Sauf que le livre etant plus sur le sujet de la quete de soi que sur sur l’horreur de l’agriculture de masse, j’avais commencé dans une optique « challenge », j’ai arreté la viande pour 2 semaines a un mois, pour voir combien de temps je tendrais, mais sans envisager de devenir vegetarienne. Sauf que plus le temps a passé, plus je me suis sentie bien sans manger de viande (je mange toujours du poisson regulierement par contre). Et depuis, je n’en mange pas, et ca ne me manque pas le moins du monde.
    Au restaurant, je prend plaisir a gouter un petit morceau d’un bon plat de carnivore, j’ai passé la premiere semaine de mes vacances a gouter la charcuterie locale et m’en suis délectée. Par contre apres cette semaine de debauche carnivore, ca m’a degouté completement, et depuis je n’ai plus mangé de viande du tout.

    Je pense qu’avoir des principes, des convictions, de s’imposer des regles de vie, ou dans ce cas la presque d’hygiene de vie, est admirable, mais je suis plus du camp de ceux qui écoutent leur corps. Tu as envie de viande, manges en. Mais chacun devrait tenter d’arreter un temps, meme quelques semaines, afin de voir quel « effet » la viande a sur notre corps/humeur/ressenti, personnelement je trouve la difference notable et me sens bien mieux lorsque je ne suis pas sous « l’emprise » de la viande. Ca ne rime a rien pour ceux qui n’ont pas essayé, mais j’ai vraiment ce sentiment de « voile » levé. Comme si la consommation de viande brouillait legeremment notre perception (enfin c’est subtil!).

    Mais je pense que, bien que je ne l’ai pas lu, et que je n’ai pas le coeur assez bien accroché pour ce genre de lecture, j’offrirai ce livre a quelques uns. Merci !

  44. 13 septembre 2013 at 20:42

    Bizarrement, sans avoir vraiment lu quoi que ce soit sur le sujet, ça fait déjà quelques temps que je diminue ma conso de viande à l’extérieur de chez moi, mais aussi à la maison. En Espagne, on est à la bourre sur tout ce qui est éco et tracabilité ( des viandes, mais aussi de tout le reste ) c’est un peu comme si on parlait chinois. A force de manger à l’extérieur, j’en ai eu marre de constater que la qualité des aliments, pas partout mais pour beaucoup, était pas top et marre d’avoir mal au ventre à cause de burgers indigestes…
    Ca m’a écoeuré ! Donc je te comprend tout à fait ! Malheureusement on n’a pas encore trouvé de petits producteurs comme il y en a en France, mais on ne désespère pas … car une bonne bidoche une fois par semaine, OH OUI !

  45. 13 septembre 2013 at 22:11

    Courage! C’est un vrai défi de manger différemment!

    Depuis 2 ans, mon compagnon a été diagnostiqué allergique au gluten et intolérant au lactose.

    Et cerise sur le gâteau, on mange bio.

    Souvent les gens nous regardent comme des extraterrestres mais on tient bon.
    Ca coûte un peu plus cher le bio, le sans gluten et le sans lactose mais de 1. on a pas le choix et de 2. C’est tellement meilleur.
    Et puis, on a réappris de petits gestes simples en cuisine en faisant tout soit même. On mange des fruits et des légumes frais tout le temps.
    Bon ça demande un peu d’organisation mais ça vaut vraiment le coup.

    Par contre, on mange de la viande mais pas en grosse quantité et on l’achète « bio », en tout cas elle est élevée avec amour.

    Dans toute cette histoire un des aspects qui me préoccupe le plus, c’est qu’au niveau de la grande distribution, tout le monde veut payer le moins cher possible. Mais où va-t-on si on ne paie pas le juste prix pour 1L de lait par exemple.

    Alors, oui, c’est pas évident mais on essaye de continuer :-)

  46. 13 septembre 2013 at 22:19

    Et puis, ça récemment, ça m’a conforté dans mon idée:

    http://www.youtube.com/watch?v=qXuFxRYisPY

  47. 14 septembre 2013 at 9:38

    Cela fait du bien d’entendre parler de modes de consommation responsables sur des sites qui ne sont pas le fait d’activistes notoires ! Ca montre que les mentalités évoluent alors merci de partager ton expérience ici ! :)

    De mon côté j’ai été végétarienne pendant 3 ou 4 ans durant l’adolescence, puis on m’a diagnostiquée une intolérance au gluten et au lait donc je me suis retrouvée un peu perdue avec tous ces interdits et ai recommencé à manger un peu de viande. Puis le rythme de vie d’étudiante (et le budget qui va avec) m’a éloignée de toutes ces considérations, même si j’avais toujours en tête que mon mode de consommation ne correspondait pas à mes valeurs. Mais depuis quelques mois j’ai à nouveau réfléchi à tout ça et ai décidé de repartir sur de bonnes bases ! Donc pas de gluten ni de lait de vache, pas de viande sauf si je sais d’où elle vient (je n’ai pas encore réussi à m’organiser là dessus donc pour le moment c’est surtout PAS de viande) et pas de produits laitiers en général sauf là aussi si je connais leur provenance.

    Dans la foulée je me suis aussi mise à réfléchir aux produits que j’utilisais au quotidien. Pour tout ce qui est ménager par exemple j’ai arrêté les produits de vaisselle, nettoyants, lessives et co de grande distribution qui sont de vrais poisons qu’on jette allègrement dans la nature ! C’est plus cher certes mais pas tant que ça au final, par exemple le vinaigre blanc (qui ne coûte rien) est un vrai produit à tout faire. Anti calcaire, dégraissant, aditionné à des huiles essentielles, du bircabonate de soude ou du citron il peut quasiment tout nettoyer !

    Là où le bat blesse en revanche c’est sur tout ce qui est cosmétique et fringues… J’ai testé un bon nombre de marques Bio mais pour ma peau mixte et hyper sensible je n’ai rien trouvé d’aussi efficace que dans des marques moins éthiques et côté vêtements je ne suis pas sûre que Zara et Asos soient ce qu’il y a de mieux, mais fashion petit budget oblige ! (Promis quand je serai grande je ne porterai que du Stella McCartney ahah)

    Au final je me dis que même si on ne devient pas le parfait éco-consommateur, dès lors où on essaye de consommer de manière responsable et consciente c’est déjà ça et si tout le monde ne faisait tout ça ne serait ce qu’à moitié le monde se porterait déjà bien mieux… Mais il est vrai que c’est souvent difficile à assumer socialement, on passe rapidement pour un hippie bobo nouvelle génération alors que ça m’apparait plutôt comme une vraie conscience du futur et un acte de citoyenneté (#grandsdiscours on se calme!)

  48. 14 septembre 2013 at 23:22

    Bien le bonjour tout le monde, agréable de lire un article comme le tiens sur la blogosphère, sujet qui m’anime depuis plusieurs années!
    Je ne voudrais chiffonner ou agresser personne en particulier mais le terme « végétarien » ce n’est pas juste » je ne mange pas de viande ni de poisson chez moi mais chez les autres oui, par politesse! » blablabla, ça sa ne s’appelle pas être végétarien ça! Il y a un mode de pensée derrière, un besoin de révolutionner la consommation excessive des gens, de limiter l’abatage de masse… Soit on fait les choses à fond, soit on ne les fait pas! Vous vous discréditez tout seuls en disant cela, on dirait que vos convictions sont un peu molles!
    Après c’est mon avis, et c’est quand même déjà un très bel effort de contrôler la provenance de votre viande ainsi que les conditions d’élevage ou d’abattage, mais dans ce cas ne faites pas l’amalgame avec le végétarisme, sa n’a rien à voir!

    • 15 septembre 2013 at 19:36

      Je suis à 100% en désaccord avec ce que tu dis, vraiment. Car non, faire les choses à moitié ce n’est pas mal et c’est mille fois mieux que de ne rien faire du tout. Ce ne sont pas de « molles convictions » je ne comprends pas pourquoi on doit êtres absolument irréprochable pour qu’une démarche ait une quelconque valeur.

      Pour ma part je ne me considère pas comme végétarienne, mais c’est ce que je dis pour qu’on me fiche la paix quand je mange à l’extérieur et ne pas avoir à expliquer pourquoi je refuse de la viande. Je n’ai pas l’impression que quiconque se soit cru végétarien en mangeant de la viande de temps en temps, en tous cas ce n’est pas mon cas.

  49. 15 septembre 2013 at 19:23

    J’ai la chance d’habiter à la campagne (et en ville la semaine), et j’ai donc une tonne d’animaux autour de moi, mais surtout d’énormes vaches génétiquement modifiées :) . Cela fait deux étés maintenant, que je prend plaisir à aller nourrir les cochons d’amis avec les légumes invendables du magasin bio où je travaille comme étudiante. Je te jure que je me force à les manger en me disant « ils ont eu la belle vie, une courte vie, mais une belle vie, Lucille mange! ». ça fait du bien, même si ça été plus compliqué pour les chevraux ;-) Mais tou çac’est bien ridicule parce que finalement, quand je suis avec mes collocs, on se contente de la viande la moins chère du supermarché pcq on est des étudiantes et dans la dèche! Mais j’admire ta démarche et j’y penserai quand j’aurais un job. Sinon, je mange de la viande une à deux fois par semaine … Et pour les oeufs, je connais la ferme d’où ils viennent, pareil pour les légumes pcq respecter les animaux, c’est aussi respecter l’environnement. Bref, voilà mon avis à moi :)

  50. 18 septembre 2013 at 14:58

    Belle réflexion, ça fait du bien de lire ce genre d’article !
    Perso, je suis végétarienne depuis plus de 17 ans, du coup avec les années j’assume les sorties aux restos ou chez des amis, soit je trie ce que je mange soit je ne mange pas, ça ne me pose pas de problème et si les gens trouvent que je suis pénible c’est qu’ils ne sont pas très malins !
    Mais arrêter de faire l’autruche devant nos assiettes ça permet de nous sentir mieux dans nos baskets hein ?

  51. 18 septembre 2013 at 21:47

    J’avais décidé il y a quelques mois de virer végétarienne. Et puis je me suis rendue compte que pour quelqu’un en mauvaise santé, il y avait un risque de carence. Je suis donc encore en recherche du juste équilibre, mais de toutes façons avec de la viande qui vient de la boucherie et dont je connais la provenance (+vie dans les pâturages + pas d’antibios, puisque c’est ce qui a ruiné mon système immunitaire). J’aime bien la suggestion de Pierre Rhabi: végétarien en semaine, omnivore le week end. Il y a déjà 5 jours dans la semaine où la viande, c’est niet d’office.
    Pour ce qui est de l’adaptation de mon entourage, les réactions sont assez chouettes puisque c’est un choix dicté en partie pour des raisons de santé, et j’ai de plus en plus d’amis qui, suite à un repas en commun, se renseignent et décident de faire attention à ce qu’ils consomment et se rendent compte que leur santé s’améliore… en plus de faire un choix politique!

  52. 19 septembre 2013 at 13:26

    Salut,
    Bon moi c’est plus simple, je suis végé depuis 5 ans et crois moi, dans la france profonde, il faut assumer car je m’en prends régulièrement plein la tronche.
    Mais du coup, mon mari qui lui n’est pas végé et n’a pas l’intention de le devenir veut faire très attention à la viande qu’il achète. (oui c’est un homme formidable!). Donc il essaie de n’acheter que de la viande élevée en plein air et nourrie sainement. Très difficile à moins d’acheter directement chez le producteur. Et là encore, c’est compliqué car ils ne vendent qu’en grande quantité.
    De plus on a essayé l’AMAP (en campagne ça se fait pas mal) mais j’ai trouvé ça cher et il n’y a même pas de viande.
    Bref, tout ça pour dire que le principe de la ruche me parait vraiment sympa et ça fait plaisir que des gens se mobilisent pour arrêter de consommer bêtement sans réfléchir aux impacts.
    Bonne continuation dans ta quête d’un monde meilleur!

  53. 27 septembre 2013 at 15:22

    Une piste? http://www.cleacuisine.fr/lectures-gourmandes/veggie/

  54. 27 septembre 2013 at 17:00

    Tu es donc comme moi « Omnivore sélective », terme que j’ai découvert chez Jonathan Safran Foer.
    Tes livres et tes docus de références sont les même que les miens!
    Je te conseille en plus le documentaire Solutions locales pour un désordre global qui a été le vrai déclencheur pour moi et qui ouvre la réflexion sur l’agro-écologie.
    Et qui en plus a tendance à remonter un peu le moral…
    Je suis aussi cliente de La Ruche qui Dit Oui, mais je trouve qu’il y a un truc louche avec la société de finance belge qui encaisse notre argent, et je me demande s’il n’y a pas l’évasion fiscale derrière cela…
    Bref, je chipote, mais je me retrouve dans ce que tu dis, sauf pour l’art culinaire, j’avoue que j’aime cuisiner souvent depuis que je suis partie de chez ma mère (qui nous a élevés aux pâtes et aux produits Picard!)

    Ah oui PS : je crois que le nom de famille de Fabrice Nicolino a sauté dans ton article! (super bouquin!!)

  55. 18 février 2014 at 23:07

    De mon côté je suis végétalienne (mais oui c’est possible !). J’étais au départ végétarienne, puis en me renseignant, en voyant des reportages et en lisant des livres, je me suis rendue compte que je ne pouvais plus participer à toute cette exploitation animale (rappelons que les abattoirs sont les même pour les animaux d’élevages industriels comme bio).
    Au départ, ça me semblait fou et extrémiste d’être végétalien mais au final c’est une des meilleures décisions de ma vie.
    Et oui j’ai droit à pleins de réflexions bien chiantes mais au final je ne culpabilise plus quand je mange.
    Et pourtant qu’est ce que j’aimais la viande, le fromage, le lait…mais la cuisine végé est hyper variée, tellement créative ! Il est tout à fait possible de changer :)

    D’ailleurs une petite sélection de blogs de recettes :
    http://liliskitchen.com/
    http://antigonexxi.com/categorymangeons-2/
    http://www.lacuisinedannaetolivia.com/
    http://vegebon.wordpress.com/

    Blogs de réflexion sur la condition animale, sur les vegan :
    http://veggiepoulette.blogspot.fr/
    http://insolente0veggie.over-blog.com/
    http://insolente0veggie.over-blog.com/
    http://lesquestionscomposent.fr/
    http://www.cahiers-antispecistes.org/

    Voilà j’espère que cela en intéressera certain(e)s ! N’hésitez pas à me poser des questions ou à d’autres :)

  56. 23 avril 2014 at 20:52

    Bonjour, bravo à toi et pour ton blog, ça me fait toujours plaisir de me reconnaître et de lire des choses en accord avec mes convictions :) Je me permets de partager cet événement : la veggie pride, le 10 mai prochain à Paris. Nous sommes de plus en plus nombreux à devenir végétariens/liens et il me semble primordial de « nous faire voir » encore davantage ! https://www.facebook.com/events/1380950808836847/?fref=ts

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