Et bim me revoilà avec un article qui sonne comme un “y a plus de saisons ma bonne dame”, non non ne partez pas 😀

Je vous rassure, aujourd’hui j’avais surtout envie de vous raconter comment mon rapport au “gâchis” a changé au fil des ans, et comment changer de point de vue avait été révélateur pour devenir moins bordélique (oui je suis une bordélique repentie).

Vous vous souvenez de cette énigme : comment relier ces neuf points avec quatre traits sans lever le stylo dont je vous avais parlé dans cet article ? Quand on fait cet exercice, souvent, on se cantonne au territoire du dessin (le carré) alors que personne ne nous a dit qu’on n’avait pas le droit d’en sortir. En sortir c’est trouver la solution.

Et j’ai l’impression qu’avoir changé mon rapport au gâchis qui m’a permis de sortir du carré et de voir les choses autrement et ça a été vraiment été essentiel pour trouver des solutions qui me facilitent la vie et je voulais vous raconter comment j’avais changé tout ça d’abord dans ma tête et ensuite concrètement chez moi.

(si vous vous interrogez sur l’image qui titre ce billet, il vient de la super boutique Etsy de The Warm Grey Company qui fait de très jolis sacs à papier géants)

Le gâchis et mon éducation

J’ai toujours été un véritable petit écureuil qui se garde plein de noisettes pour l’hiver, prudente, économe. J’ai été en partie élevée par ma grand mère qui gardait tout “au cas ou” et qui ne jetait rien, pour moi les greniers étaient des trésors.

Un objet presque neuf ou facile à rénover laissé sur le trottoir : “Quel gâchis ! Ramenons le à la maison”. On jette ce gilet troué “gardons en les boutons dans une boîte prévue à cet effet”.

Et puis on m’a seriné toute mon enfance qu’il ne fallait surtout pas faire de gâchis avec la nourriture.

Moi qui ne voulais jamais finir mon assiette, on m’a enseigné cette culpabilité que je devais ressentir quand on en arrive à jeter de la nourriture. Tu n’as pas fini ton assiette > on jette de la nourriture > c’est mal.

Je vois bien aujourd’hui que tout ça c’est aussi lié à une autre époque, d’autres habitudes, aussi le traumatisme de la guerre et du manque. Ces notions qu’on se passe d’une génération à l’autre alors que le contexte a changé et qui crée un décalage un peu bizarre.

J’ai donc grandi et atteint l’âge adulte avec cette notion bien particulière de ce qu’était le gâchis, il y en avait plusieurs que je catégoriserais ainsi (j’adoooore catégoriser) :

  • Gaspiller son argent en dépensant trop ou mal
  • Gâcher la nourriture en la jetant
  • Gâcher des produits neufs ou encore utilisables en les jetant

Le déclic

Et puis un jour, une petite phrase est venue émailler ces idées bien ancrées dans mon esprit depuis l’enfance. C’est une réflexion de mon mec (qui a reçu une toute autre éducation) qui a allumé une lumière dans ma tête. J’avais des fruits dans le frigo qui commençaient à s’abîmer et je lui ai dit qu’il fallait absolument qu’on les mange. Il m’a dit qu’il n’avait pas faim et je me suis agacée à l’idée de devoir jeter ces fruits parce que c’était du gâchis.

Il m’a alors répondu ça : “pour moi c’est beaucoup plus de gâchis de manger ces fruits alors que je n’ai pas faim, les mettre dans mon ventre quitte à ce que ça me rende malade c’est beaucoup plus du gâchis pour moi que les mettre à la poubelle”.

Je me souviens que l’idée à eu du mal à faire son chemin dans ma tête tant elle se prenait les murs de mon éducation dans la figure, elle a traversé un long dédale avant d’atteindre la raison : mais oui mais c’est bien sûr, comment est-ce possible que je n’ai jamais vu les choses de cette manière ?

Dans ma petite tête ça a tourné comme une toupie (tu l’as ?), et c’est tout un monde qui s’est ouvert à moi, j’ai commencé à réfléchir à tout ce que cette idée de gâchis avait construit comme murs dans ma tête pour empêcher de voir les choses autrement.

Les produits ou aliments que j’avais l’impression de “gâcher”

Ça vous est déjà arrivé quand vous vous maquillez de mettre trop de fond de teint dans votre main ? Moi à chaque fois que ça m’arrivait je me préférais tout me mettre sur le visage qu’avoir à en jeter. Quitte à me retrouver maquillée à la truelle (stupide).

Ou peut être ça vous est déjà arrivé de préparer une sauce et de mettre trop de sel ? Et plutôt que de tout jeter pour recommencer la sauce, manger une salade trop salée comme une punition pour cette impardonnable erreur ?

Bon je suis peut être toute seule je sais pas, mais avant je faisais systématiquement ça, ce qui est objectivement débile. Au finale j’avais mal au bide ou une tête de clown, on peut pas dire que j’avais gagné avec mon idée stupide de “pas gâcher”.

Mais bon, j’allais carrément trop loin, j’étais capable de manger une fraise moisie pour me donner bonne conscience. Je fais déjà hyper attention à ce que j’achète (bio et local) donc c’est assez rare que j’ai à jeter la bouffe, mon frigo n’est jamais plein à craquer et je suis très mesurée. Réfléchir avant d’acheter c’est beaucoup moins gâcher que d’avaler une poire pourrie quoi 😀

Ces montagnes d’objets que je n’osais pas jeter pour ne pas gâcher

Oui tous ces objets ou produits de consommation qui sont neufs ou à peine utilisés, presque pas abimés que je n’osais pas jeter parce que peut être, on sait jamais (et si ?) ça pourra me servir un jour.

Quand j’étais en école d’arts appliqués on nous encourageait à ramasser tout ce qu’on trouvait dans la rue pour le transformer en cours d’arts plastiques. Je vivais dans une chambre de bonne de 11m2 avec mon copain à l’époque, je vous raconte pas l’enfer et le bordel que j’accumulais là dedans. Comme j’étais déjà un véritable petit écureuil à la base ça n’a pas arrangé ma maladie.

Plus tard avec mon blog j’ai commencé à recevoir des tonnes de produits dont je n’avais pas spécialement envie, ça s’accumulait dangereusement dans mes placards de salle de bain.

J’ai été ce petit écureuil qui garde tout pour les jours de disette jusqu’à mes 33 ans je crois et un jour paf ça a changé radicalement d’un coup.

Je m’en souviens très bien, un jour j’essayais de trouver une place dans mes placards pour des super rollers que je venais de m’acheter et je n’en trouvais pas. J’ai eu le même déclic que pour la bouffe : j’ai compris qu’en me débarrassant pas de tous ces trucs hypothétiquement utiles pour ne pas faire de gâchis en fait je me gâchais carrément la vie.

Maintenant dès que je vois qu’un trucs prend de la place et que je ne l’ai pas utilisé depuis un an, j’essaie de le revendre, puis de le donner, et si personne n’en veut, je le mets dans le local poubelle de mon immeuble en général ça part en 1h et moi je respire.

La façon dont je pensais acheter raisonnablement pour ne pas gaspiller mon argent

La première chose que j’ai changé c’est cette idée que c’était stupide d’acheter plusieurs fois la même chose.

Il y a quelque chose qui m’avait toujours semblé bizarre dans les films ou les séries quand parfois le héros ouvre une penderie qui contient 6 fois le même tenue identique. Cela me semblait parfaitement absurde.

L’idée même d’avoir un produit en double me semblait un vaste gâchis : quitte à dépenser des sous autant se faire plaisir avec une multitude de choses.

Ca vous est sûrement déjà arrivé de tomber amoureuse d’un pull et de sa coupe et matière parfaite. Perso à chaque fois que ça m’est arrivé je l’ai acheté en 3 couleurs différentes “pour changer” pour me rendre compte 3 ans plus tard que j’avais mis le bleu marine 4 fois plus que les autres, qu’il est mort et que j’aurais mieux fait d’acheter trois fois le même. mais j’avais beau me le dire, acheter 3 fois la même chose se heurtait à ces petits murs dans ma tête.

Je n’ai pas commencé mon petit délire d’achats en double par les vêtements mais par un objet tout con : ma brosse à cheveux.

Un jour j’en ai eu marre de passer systématiquement 5 minutes tous les matins à chercher cette satanée brosse à cheveux et j’ai décidé d’en acheter 3 identiques : une pour la salle de bain, une pour le salon (où je me coiffe devant la fenêtre telle une déesse vite fait tous les matins) et une dans ma chambre.

C’était tellement trop cool que j’ai décidé de franchir le cap et faire pareil avec mes basiques de look. J’ai commencé par la mini jupe noire, mon basique été comme hiver.

J’en ai commandé 8 différentes sur Asos, je les ai toutes essayées à la maison. Et au lieu d’en garder 3 cools pour “changer” j’ai plutôt élu la grande gagnante que j’ai ensuite commandé en 3 exemplaires et j’ai renvoyé les 7 autres.

Maintenant j’achète une petite armée de vêtements identiques dès que je décèle un potentiel dans un vêtement que j’ai envie de mettre tous les jours. Et je crois que je n’ai jamais moins acheté que depuis que je fais comme ça.

Avant je trouvais que c’était complètement gâcher mon argent que de le dépenser autrement que dans plusieurs tenues différentes, et aujourd’hui je pense tout le contraire.

Bon attention, je n’achète pas TOUT en plusieurs exemplaires sinon ce serait complètement délirant : juste une sélection d’objets ou de vêtements dont je me sers quotidiennement.

La deuxième chose que j’ai décidé de changer c’est cette punition que je m’imposais quand j’avais fait une erreur d’achat :

Vêtement, objet de déco, meuble, si j’ai envie de m’acheter un truc sur un coup de tête et que je me rends compte que c’était une erreur j’ai arrêté de me l’imposer.

Avant dans ma tête je me disais : “ah tu l’as acheté ma fille maintenant tu vas pas t’en débarrasser tu assumes, sinon c’est vraiment du gâchis.”

Maintenant je me dis : “ce truc m’encombre, ne me sert à rien, il me gâche la vie, ciao.”

Typiquement dans mon appart, quand j’ai été prise d’une idée lumineuse chez Ikea en achetant un meuble sensé révolutionner ma vie et qu’une fois en place je réalise au bout de quelques semaines que c’était une mauvaise idée je prends une décision rapide : je revends, je donne ou je jette. Hors de question d’encombrer ma vie avec des erreurs comme une punition.

Mieux : j’achète dans la foulée ce dont j’ai vraiment besoin.

Ce que ça a changé chez moi

Concrètement, chez moi (pas moi moi, hein dans ma maison quoi ^^) c’est que tout est mille fois plus agréable à vivre

😊😊😊

  • J’ai de la place pour ce qui est utile, fini l’accumulation d’objets hypothétiquement utiles.
  • J’ai une penderie organisée, fini de chouiner quand ma jupe préférée est au sale alors que je sais pas quoi me mettre, fini de pleurer quand un vêtement cheap que j’adore arrive au bout de sa vie.
  • Je trouve facilement les choses chez moi, plus aucun objet du quotidien ne se ballade
  • J’ai toujours un aménagement fonctionnel il n’y plus rien qui m’encombre.

J’ai lu la magie du rangement de Marie Kondo quelques années après tout ça et je dois dire que même si je ne caresse pas mes chaussettes pour les remercier de me porter chaque jour et que je ne chuchote pas à mes robes d’été que leur tout va venir, je suis assez d’accord avec la plupart de ses principes. Elle apporte aussi une autre idée du gâchis en répétant page après page qu’apprendre à jeter c’est salvateur.

Jeter… vous m’auriez dit ça il y a 10 ans je vous aurais répondu que je ne trouvais rien de plus triste… Alors non je ne jette pas encore à tour de bras, j’essaie de revendre ou de donner. Marie Kondo estime que c’est encombrer une autre personne que de faire ça, je n’arrive pas à me décider si elle a raison ou tort…

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Cet article serait-il une ènième façon de m’excuser pour mon absence ? Oui et non, promis je vais essayer de faire mieux que ça 😉

Hier j’ai vu passer ce commentaire, qui m’a un peu énervée au début (je suis comme ça moi je bougonne toujours d’abord et je réfléchis ensuite). Et puis je me suis rappelée que je vous avais quand même habituées à poster souvent ici, et ça se change pas si facilement les habitudes.

J’ai essayé de donner le change en re-publiant certains articles que j’aime vraiment, mais hé hé vous n’êtes pas dupes, je le sais bien.

Alors : “Où est passé mon blog favoris”

Il est en pause oui c’est vrai. En pause parce que j’ai décidé de prendre du temps pour moi.

J’en avais vraiment besoin, et j’en ai toujours besoin : je tournais en rond comme un lion en cage, j’en avais marre, je voulais faire des changements. Mais ça je vous en ai longuement parlé dans cet article donc je vais pas vous la refaire.

Aujourd’hui je voulais plutôt vous raconter ce que ça me fait de prendre ce temps pour moi, parce que vous en avez peut être besoin aussi et vous le savez pas, ou ça vous arrivera un jour et ça vous donnera des idées ^^

Ca peut sembler bizarre que j’ai besoin de moins poster ici pour le prendre, ce temps pour moi. Quand j’ai commencé ce blog il y a 10 ans, m’en occuper c’était justement prendre du temps pour moi. Mais avec le temps, les années, l’habitude, j’avais fini par faire les choses de façon trop mécanique parfois, me mettre la pression pour publier 3 fois par semaine et ça fait 6 mois que je prends du recul là dessus (c’est long j’avoue).

Oh ne vous inquiétez pas, je dis exactement la même chose à mes amis que je vois moins récemment, parce que je prends ce temps pour moi. Quand je ne suis pas en train de travailler chez Un beau Jour, je suis chez moi et je bosse sur tout ça, je réfléchis, j’explore, je lis des blogs étrangers.

Je vous rassure aussi, j’ai toujours ces moments d’inspiration sous la douche pour des articles de blog, et je me les note tous pour plus tard (la liste s’allonge pas mal d’ailleurs).

Maintenant que vous êtes rassuré(e)s, qu’est ce que ça me fait donc de prendre ce temps pour moi ?

 

1 – Ça me fait peur

Oui je flippe, j’ai l’impression que je suis en train de vous signer un billet d’absence bidon parce que j’ai raté le cours d’anglais et que je vais me faire convoquer par la CPE d’internet. J’ai écrit ce blog a raison de 3 articles par semaine pendant 10 ans, du coup, là chaque semaine sans article me fait flipper à mort (j’étais du genre à jamais sécher les cours en fait).

D’ailleurs il est 22h, je vous écrit avec ma serviette de bain sur la tête parce que je suis sortie en vitesse de ma douche créative du soir pour taper ces lignes sur mon clavier, ça pouvait pas attendre. Résultat ma frange a séché n’importe comment et j’ai une tête de cul ! Parce que j’ai la trouiiiiiille !

Et C’EST BIEN : la trouille ça donne des idées, ça donne envie d’être meilleur ça redonne un coup de boost. Alors ça fait des ptits noeuds dans le ventre parfois (mon dieu mes lectrices vont m’oublier O_O) mais ça vaut le coup !

 

2 – Fini les excuses

Avant ça quand j’avançais pas dans mon planning de mes projets persos je me disais “mais j’ai pas le temps”, superbe excuse pour ne pas avancer. Maintenant que j’ai temporairement arrêté mes 3 articles par semaine je n’ai plus aucune excuse pour ne pas avancer.

Même si je m’occupe aussi beaucoup de ma boîte (où je suis tour à tout gérante, responsable RH, general manager, DA, chef de projet web, directeur artistique, photographe, commerciale j’en passe et des meilleures) j’ai dégagé du temps et je n’ai donc plus d’excuses pour ne pas développer ce qui me fait envie.

 

3 – Je développe mes projets

Je me suis aussi lancée aussi à fond à fond à fond dans le workshop que je prépare pour la fin du mois. Parce que j’en avais envie depuis longtemps, donner des cours et animer des ateliers c’est un truc que j’ai toujours rêvé de faire (genre entrer dans une classe et écrire mon nom sur le tableau avant de m’assoir sur le bureau c’est mon fantasme ultime hahaha).

Ce workshop c’est un nouveau défi pour moi et ça me passionne. Je suis manager depuis 10 ans maintenant et je me suis rendu compte que j’aimais vraiment ça aider les autres à tirer le meilleur d’eux même en leur apprenant ce que je sais (vous êtes nombreuses à vous y être inscrites et à m’avoir fait confiance, je suis surexcitée !).

Alors ça me prend pas mal de temps et ça a été dur parce que j’ai dû apprendre plein de choses cette année pour y arriver. Et même si je suis fatiguée je suis hyper heureuse d’avoir donné sa chance à ce projet qui me motive à fond !

Je n’aurais jamais pu faire tout ça si je n’avais pas pris du recul, ce temps pour moi, si je n’avais pas provoqué ce chamboulement, cette peur.

Si vous avez un gros projet qui vous tient à coeur et que vous voulez le développer sans y arriver depuis des années vous aurez peut être besoin de mettre ce genre de système en place. Abandonner temporairement un loisir qu’on aime vraiment ça déstabilise un peu, c’est dur, mais ça peut être vraiment productif, je m’en suis bien rendu compte en arrêtant un peu ce blog.

 

4 – J’ai réalisé que je vous aimais

Oui c’est bête je vous l’ai jamais dit je crois. Probablement parce que je pense que je ne vous ai jamais aimé(e)s comme j’aurais dû. A force de faire les choses de façon trop mécanique je m’était éloignée de vous.

Et puis ces derniers mois à travers vos commentaires, les réponses à mes questionnaires (oui j’ai été très curieuse ^^), le nombre croissant que vous êtes à vous abonner à ma newsletter, vos petits mots par mail, j’ai réalisé que je vous aimais…

Je suis quelqu’un de très timide même si ça ne se voit pas parce que je peux aussi être exubérante. Et pour me protéger j’ai longtemps mis une grosse barrière entre vous et moi. Et il a fallu que je déserte ce blog pour qu’elle tombe.

Alors voilà je vous aime <3

 

5 – I’ll be back

Voilà, tout ça pour vous dire que ça vaut drôlement le coup de prendre tout ce temps pour soi parce que ça donne des ailes et ça permet de réaliser plein de choses dont on s’était jamais rendu compte. Alors même si c’est pas facile et que ça fait peur, si vous en avez besoin, n’hésitez pas ^^

Et si vous voulez quand même râler parce que je poste plus allez y et puis dites moi ce que vous aimeriez trouver quand je vais revenir pour de bon ça m’aidera à faire le tri dans ma longue liste d’idées d’articles en attente 😀

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