De retour du paradis !

Salut les ptits loups, me revoilà ! J’espère que ma maman vous a bien occupés pendant que j’étais partie me rouler dans le sable avec mon petit mari. Je savais que vous étiez très curieuse de mon mariage (pour lequel je vous tease honteusement depuis 2 mois), alors ces coulisses je m’étais dit que ce serait chouette. (NB : Certains ont crié au scandale, m’ont envoyé des mails outrés : pour ceux qui n’ont pas d’humour donc, ma maman a bien entendu forcé le trait pour que ce soit drôle. Je ne suis pas un tyran merci.)

Il ne me reste plus qu’à vous raconter le D-day par le menu, et maintenant que j’ai un peu de recul sur cette belle journée, je vais pouvoir m’y atteler. Avec toutes les photos oui, promis, juré craché.

Et puis, j’ai fait un merveilleux voyage qu’il faudra que je vous raconte. Aller au bout du monde, ça n’arrive pas tous les jours (heureusement, le méchant décalage horaire de 12h is a bitch !), et maintenant que mon père y habite, j’aurais toujours une pensée pour Tahiti et le reste de la Polynésie.

Voilà voilà, j’ai plein de choses à vous raconter et à partager avec vous, j’espère que ça vous plaira.

Je vous laisse, j’ai des coquillage à ranger, des maillots de bain à plier la larme  l’œil et du sable à épousseter.

P.S : à toutes celles qui se posent des questions bizarres : non, nous n’avons pas fait exprès de nous marier le même été avec Alix, non nous n’avons pas fait exprès d’aller toutes les deux à Tahiti (en même temps c’est un peu LA destination voyage de noces non ?), et non nous n’avons pas fait du tout le même mariage, nous avions juste la même photographe qui a une patte bien reconnaissable. Mais c’est vrai, trop ouf, c’était l’été, on avait toutes les deux une robe blanche et y avait des ballons… Étranges coïncidences…

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De l’autre côté du miroir : FIN

Marianne taylor Photography

Qu’ont-ils fait, qu’ont-ils dit le jour J ?

Ben VOUAIS (on sent que le langage se dégrade, car la belle doche n’en peut plus).

Et bien à la mairie, ils ont dit OUI !

On rêve tout debout ! Comme si l’on s’y rendait pour dire NON ! L’échange des OUI reste tout de moins émouvant.

C’était tellement beau cet espoir en l’avenir, cet accomplissement de déjà 10 ans d’amour, que je n’ai même pas pleuré, même si quelque part en moi, mon coeur battait la breloque entre talon et épaule gauche (oui je le sais, il faut que je consulte, merci)

Il faut y croire. Ce sont les enfants majoritaires pour parler de divorce (quoique mon GENDRE ne soit pas concerné) qui sauront nous dire un jour “nous, nous avons su faire et pas vous”.

La vie n”est qu’un éternel recommencement…

Et c’est tant mieux…

Que mes souhaits de belle mère qui rend (enfin)  l’antenne, accompagnent ce jeune couple si heureux et qui mérite de l’être.

Asta la vista baby…

Même pas d’émotion (c’est ce que je prétends)

Ici la mère de la mariée, qui rend l’antenne. Je laisse le soin à ma fille de vous raconter enfin cette journée qui fut si merveilleuse…

Les préparatifs… Les vrais !

Oui parce qu’en fait, les autres préparatifs, c’était de la gnognotte.

Les futurs mariés devaient arriver le mercredi 23 dans l’après midi. En fait… 21 H 30, ça démarrait mal pour le timing. Au QG c’était l’angoisse et le riz à l’espagnole qui menaçait de rendre l’âme.

Le jeudi, à moi la joie de l’atelier pompons, et pour pas mal le soir, découpage de cocotes en papier (combien en veux-tu ?

Le vendredi, fort heureusement, de bonnes âmes ont décidé de venir donner un coup de main qui ne sera pas superflu. Moi j’ai peur. Toutes les chaises d’Emmaus à descendre du grenier des parents et à emporter dans le petit bois, tous les tréteaux et planches pour les tables à emporter également, les nappes (de vieux draps à l’ancienne de la grand mère), la vaisselle, des miroirs, etc…

Depuis deux jour ma mère fait avec plaisir vrombir son lave vaisselle pour la porcelaine Emmaus, et se fait une joie de préparer les bouquets pour les tables et de planter quelques fleurs dans le petit bois (j’ai déjà précisé que ma mère était masochiste, mais je le redis tout de même. D’ailleurs elle a refusé tout net que j’emmène chez moi de la vaisselle à faire bouillir, c’est dire).

La weeding planer est là, charmante et souriante, zen attitude, no problem on maîtrise, on va maîtriser. Genre après Hiroshima “on commence par quoi ?”. J’admire.

Je fais la connaissance de Anne So dont l’énergie pourrait pomper le peu de celle qu’il me reste, et de son mari qui prend en main le break de papa pour de nombreux allers/retours maison de famille/petit bois. Papa serait content de voir sa maison se vider s’il n’était pas en train de se farcir les lampes pour éclairer les lampions.

D’un autre côté il ne réalise pas vraiment qu’il y aura le RETOUR du matériel du petit bois…

En début d’après midi, comme précédemment écrit, je reste pour aider papa concernant les lumières, mais il me faut rappliquer dans le petit bois tout de même, en début de soirée : LA MARIEE à l’autre bout de mon portable, est formelle.

Les tentes sont montées : c’est magnifique. On gonfle des ballons dans l’atelier de droite, on les accroche dans l’atelier de gauche. Virginie m’embauche. Je ficelle les ballons, elle les accroche. Anne So ne sait plus où donner de la tête. On transforme mes découpages de la veille en fleurs magnifiques et je m’amuse à voir Albert rappelé à l’ordre par sa fille “papa, je t’attends”, en train de tripatouiller du papier pelure (rose). Que si j’avais sû à quoi cela ressemblerait, je me serais moins pris la tête, et qu’il y en aurait 20 de plus…

Les hommes en nombre enfin suffisant dans ce petit bois, s’activent sans oublier le barbecue, car si l’homme n’est pas en train de faire griller de la viande il ne peut pas accrocher des lampions.

Les lampes arrivent enfin (j’ai appelé papa pour savoir s’il avait encore besoin d’aide, manque de bol non, il avait terminé). La soeur de la mariée gonfle des ballons, encore des ballons, et toujours des ballons. Blanc ou rose.

Comme elle en a marre, elle décide qu’il n’y a pas de raison pour qu’elle soit la seule à en avoir marre et m’envoie m’occuper des pompons avec Albert, Anne So, Virginie, ma nièce et une de ses copines. Comme ça tout le monde est d’accord car tout le monde en a marre…

Et les tables qui ne sont pas mises…

Les hommes montent les tentes pour ceux qui vont dormir dans le petit bois. L’ambiance du lendemain se dessine lorsqu’un célibataire demande s’il y a une tente baisodrome de prévue et laquelle. Ma fille commence à dire “oh ça, ce n’est pas grave important”. Telle qu’on la connait, elle a pris un coup sur la cafetière, ou a été droguée…

Je ne peux, en mère indigne, préciser que cette éventualité a inquiété beaucoup de personnes présentes…

Je termine mes fleurs roses et commence à accrocher les lampes dans les lampions et les lampions dans les arbres.  Plus exactement ma soeur accroche des lampions dans les arbres avec une copine, et moi je me préoccupe de l’entrée à éclairer absolument sinon c’est un coup à terminer dans des ronciers… Au passage ON me précise que le coin traiteur doit être éclairé aussi. Je risque donc ma vie dans le coin traiteur, avec des lampes traitres qui se cassent la gueule du lampion et se vautrent par terre. Je finis par recoller tout cela comme je le peux : la mariée n’y verra que du feu.

Tout ceci sous fond de musique en boucle, prévue pour le lendemain au moment du “vin d’honneur”, play liste excellente (fille cadette a mis un an à la mettre au point avec gendre n° 2). Du coup j’accroche mes lampions en chantant des W Disney dont certaines musiques s’alternent avec des chansons assez anciennes. Je sais que mes parents vont adorer !

Précision utile : tout le monde se flanque des claques, rapport aux moustiques dont le blitz ne faiblit pas. Pulchérie m’a expédiée faire quelques courses de dernière minutes (ça me revient, c’est comme cela qu’elle m’a retirée de l’atelier “lampes” pour que j’aille acheter un peu de tout pour un peu tous les présents (mousse à raser, shampoing, gel douche, etc) dont des trucs anti bestiaux, en forme de spirales, à brûler, qui sont exclusivement réservés au LENDEMAIN !

Demain du moustique tu ne te protégeras point mais aujourd’hui est un autre jour…

Et les tables qui ne sont pas mises…

Nous mangeons enfin les hommes mangent leurs grillades et testent le vin (très important de vérifier le vin). Et la bière. Pour la bière c’est traitre ces trucs là : celle que l’on vient de boire était excellente mais il n’est pas superflu d’en tester une autre…

Gendre n° 2 arrive tout content : à 22 H 30 tout doit être prêt. Loupé, on a encore besoin de lui, mais il est accueilli avec joie autour des braises et de la viande qui grésille.

La wedding planner tout à coup, décide que “pour ce soir c’est bon, le reste je m’en occupe demain matin avec Saint Jean Baptiste (son mari)”. Les mariés sont priés d’aller se reposer, tout sera prêt demain.

Pour le repos du guerrier marié c’est un peu loupé : il doit dormir dans le petit bois pour veiller au grain, avec plusieurs potes à lui. En majorité, les membres de l’enterrement de la vie de garçon sont là…

Je rigole à l’avance en imaginant à quel point ils vont bien dormir…

Photo Anne-Solange Tardy