Little miss photoshop

legs

Photo : Mario Testino

J’imagine que vous avez aussi vu tourner les vidéos de retouches photoshop du studio Rare Digital Art ce début de semaine sur internet : en particulier celle ci et ses 6 heures de retouche.

Beaucoup de gens se sont indigné, et à raison, de voir à quel point on déforme la réalité en créant un modèle de perfection à impossible atteindre avec des images pareilles.

Ça m’a fait penser à une petite anecdote personnelle que j’avais envie de partager avec vous.

Quand j’étais ado j’étai fascinée par les magazines et la photo, je collectionnais les plus belles pubs dans un grand classeur et placardais des affiches récupérées dans les magasins de fringue (Morgan principalement, mon obsession) dans ma chambre. Comme pas mal d’autres filles de mon âge en somme, je ne faisais pas figure d’exception.

Et si mes calculs sont bons je pense que de 15 à 29 ans j’ai eu honte de ma peau : pas celle de mon visage car j’ai eu la chance d’être totalement épargnée par l’acné juvénile, mais celle de mes jambes. J’étais incapable, même l’été par grosses chaleurs de sortir sans porter un collant chair.

La vue de mes guiboles et sa peau clair presque transparente qui laissait apparaître petites veines et pores de la peau m’était insupportable j’avais l’impression d’être sale. Et la perfection que m’apportait les collants était magique à mes yeux.

Et j’ai fait ça pendant 14 putain d’années ! J’ai eu honte de mes jambes pendant la moitié de ma vie quand j’y pense aujourd’hui ça me rend malade de rage : si je n’avais plus de collant je portais un pantalon même si il faisait chaud. La folie !

Et je me suis débarrassé de ça l’année de mes 30 ans, cette année folle ou j’ai enfin pris confiance en moi et où j’ai arrêté d’avoir peur du regard des autres, plus besoin de collants chair pour me sentir présentable. J’ai au contraire commencé à trouver ça plutôt joli d’accepter ces petits détails qui me dérangeaient auparavant.

C’est aussi là que j’ai arrêté de porter des soutien gorge et de photoshoper mes petites imperfections sur ce blog, je ne sais pas ce qui a pris à mon corps mais il a enfin pris le dessus sur mes névroses obsessionnelle de sois-disant perfection féminine.

Merci mon corps !

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Combishort Asos, collants Wolford*, sac Lancel vintage, ballerines Asos, chaussettes Tabio, trench Asos

Quand j’étais petite, ma mère m’habillait toujours en bleu pour mettre en valeur mes yeux (rien à faire des couleurs pour les garçons). Ado, la première chose que j’ai fait bien sûr, c’est arrêter d’en porter pour me rebeller.

Mais j’y suis vite revenu, et si on me demande quelle est ma couleur préférée je réponds toujours naturellement le bleu. Pas très original je sais (je crois que c’est la couleur préférée de la moitié de la population occidentale), mais c’est une couleur tellement facile…

Quand j’étais en école d’art j’y ai appris que le bleu issu du Lapis Lazuli était une couleur de choix car c’était le plus cher à la renaissance, on l’utilisait pour des figures très importantes comme la vierge ou les rois (c’était la minute première de la classe).

Aujourd’hui c’est ma couleur, et j’en use et abuse quand je ne sais pas quoi mettre ;)

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PHOTOS ELEONORE BRIDGE & OLITAX

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Fantasia

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